Vendredi 20 Octobre 2017

Centrafrique : le Kwa Na Kwa (KNK) réclame le retour de Bozizé et un dialogue politique

Centrafrique : le Kwa Na Kwa (KNK) réclame le retour de Bozizé et un dialogue politique
(Jeune Afrique 18/09/17)
L'ancien président centrafricain, François Bozizé

Au lendemain de sa rentrée politique à Bangui, le 15 septembre, le parti politique de l'ancien président François Bozizé, le Kwa Na Kwa, a réclamé un dialogue politique et le retour de son président fondateur, en exil depuis sa chute en 2013. Le secrétaire général du parti, Bertin Béa, qui a reçu "Jeune Afrique" chez lui, envisage également de voir l'actuel chef de l'État, Faustin-Archange Touadéra, représenter le KNK à la prochaine présidentielle. Interview.
Jeune Afrique : Comment se porte le KNK ?

Bertin Béa : Je ne dirais pas que le KNK se porte comme un charme, mais nous sommes très satisfaits de l’exceptionnelle mobilisation lors de notre rentrée politique, de gens qui sont venus de loin. On ne s’y attendait pas en raison des contraintes financières que nous avons. Cela marque le niveau de vitalité et de représentativité de notre formation politique.
Le KNK se prépare-t-il déjà pour la présidentielle de 2021 ?

Il est encore prématuré de parler de 2021. Nous sommes aujourd’hui dans la phase de restructuration des organes dirigeants, du bureau politique, en raison de la démission de certains membres et du décès d’autres. Donc 2021, c’est encore très loin pour nous.
En 2021, opposerez-vous un candidat à Touadéra, qu’on sait membre du KNK ? Ou le convaincrez-vous de représenter le parti ?

Cela dépendra de lui. Il est aujourd’hui chef de l’État, il est au dessus de la mêlée, au dessus des considérations politiques, il est dans une position d’arbitre. Il est encore trop tôt pour répondre à cette question. Le moment venu, vous serez au courant.
Quelle jugement portez-vous aujourd’hui sur le régime de Touadéra ?

Au KNK, nous pensons simplement que la situation de crise multidimensionnelle que traverse notre pays nous oblige à apporter notre modeste contribution pour soutenir Touadéra. C’est un président qui, aujourd’hui, n’a pas de majorité à l’Assemblée nationale. Nous privilégions le dialogue permanent avec le régime, ce qui nous permettra de sortir de la crise que le pays vit depuis un certain temps.

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