Mardi 23 Janvier 2018
(RFI 19/01/18)
Après trois heures de délibéré jeudi 19 février à Abidjan, la Cour d’assises a prononcé une peine de 15 ans de prison pour l’ex-ministre Moïse Lida Kouassi et ses trois co-accusés militaires pour « complot contre l’autorité de l’Etat » ivoirien. L’ex-ministre de la Défense de Laurent Gbagbo, les militaires Katet Gnatoa, Samuel Zadi et Pacôme Brou sont condamnés pour avoir organisé en février 2012 une plateforme visant à renverser le pouvoir d’Alassane Ouattara. C’est après trois jours de procès et près de trois heures de délibérations que Paulin Gnatoa Katé, Samuel Zadi Gbaka, Moïse Lida Kouassi et Pacome Brou ont été déclarés coupables d'avoir, en février 2012, fomenté un complot visant à déstabiliser le gouvernement d’Alassane Ouattara. Pour cela,...
(RFI 19/01/18)
Vingt ans de prison et 329 milliards d'amendes pour avoir fait ouvrir les coffres de la banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest en pleine cris epost-électorale de 2010-2011. C'est le verdict prononcé vendredi par le président du tribunal qui jugeait notamment l'ex-président Laurent Gbagbo et trois de ses ministres. Compte-rendu d'audience. Vingt ans de prison et 329 milliards d'amende CFA (500 millions d'euros) à payer à l’Etat ivoirien : la peine prononcée par le président du tribunal, Sombé Méïté, est lourde. Quatre principaux accusés: l’ex-président Laurent Gbagbo et trois de ses ministres -l'ex-Premier ministre Gilbert Aké N'Gbo, l'ex-ministre des Finances Désiré Diallo et Koné Katinan ex-ministre du Budget- condamnés pour avoir au moment de la crise post-électorale de...
(RFI 19/01/18)
Hier, c'est la procureure générale de la République et le directeur de la police judiciaire qui ont riposté aux accusations du Français lors d'une conférence de presse conjointe. Le Français Houcine Arfa, jadis proche de la présidence malgache, affirme avoir versé 70 000 euros à la ministre de la Justice et 30 000 au procureur. Allégations grotesques selon les intéressés. Houcine Arfa n'est pas l'homme qu'il prétend être. C'est en substance ce qu'ont voulu faire comprendre les autorités malgaches hier.
(RFI 19/01/18)
Au Burundi, un impôt pour financer l’élection de 2020 fait grincer des dents. Il s’agit d’une contribution dite volontaire imposée à partir de ce mois-ci par le gouvernement. Cette taxe servira à financer à 100% les prochaines élections, après la suspension du financement par les bailleurs de fonds internationaux. Selon l’ordonnance ministérielle, un paysan doit contribuer à hauteur de 2 000 francs burundais, soit 95 centimes d’euros et un étudiant la moitié. Quant aux fonctionnaires, ils seront prélevés à la source d’une somme variable selon leur revenu. Un impôt injuste selon le député Pierre-Célestin Ndikumana. Pierre Célestin Ndikumana est président d’un groupe parlementaire - composé de 25 députés sur les 121 que compte le parlement - qui s’oppose à cette...
(RFI 19/01/18)
Depuis le début du mois, le Soudan est en ébullition. Les manifestations contre la vie chère se multiplient dans plusieurs villes du pays et notamment Khartoum. Le gouvernement a dévalué la livre et supprimé les subventions. Résultat, les prix flambent, notamment pour les produits de base qui ont doublé pour la plupart. Lire sur: http://www.rfi.fr/emission/20180119-soudan-prix-s-envolent-consommateurs...
(RFI 19/01/18)
La Monusco a réagi suite aux propos tenus par Yoweri Museveni. Dans un communiqué publié mercredi 17 janvier, le président ougandais déclarait que la mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC, «préservait le terrorisme dans la zone». Florence Marchal, la porte-parole de la Monusco a répondu à la charge du président. « Notre réponse c'est la mise en oeuvre au quotidien de notre mandat. Celui de protéger les populations civiles, y compris les populations vulnérables comme les réfugiés ou les personnes déplacées. Et c'est là, dans un environnement de plus en plus complexe et dangereux, en vertu du mandat que nous a donné le Conseil de sécurité, que nous travaillons avec les populations congolaises, pour les populations congolaises...
(RFI 19/01/18)
Au Bénin, la Cour constitutionnelle devrait rendre publique dans la journée sa décision sur le droit de grève. Les députés ont voté deux lois pour le retirer aux agents de santé, personnel de la justice, forces de sécurité d'une part et aux magistrats d'autre part. En réaction, les sept centrales syndicales ont lancé cette semaine une grève dans la fonction publique de 72h. Cette décision est évidemment très attendue. L'information a circulé dès hier après-midi sur les réseaux sociaux : la Cour constitutionnelle a cassé la loi supprimant le droit de grève. Elle invite les députés à l'encadrer plutôt qu'à le retirer. « Bravo à la Cour qui retourne leur copie aux députés », « ce régime ne mettra pas...
(Jeune Afrique 19/01/18)
Industriel dans le secteur des conserves de fruits et légumes, le nouveau patron des patrons tunisien élu le 17 janvier a occupé presque tous les postes au sein de la fédération patronale. Coup double pour Samir Majoul, vice président de la centrale patronale tunisienne depuis 2013. Porté le 16 janvier à la direction la Fédération nationale des industries agro-alimentaires, il a été élu le lendemain à la présidence de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), à l’issue du 16e Congrès national de l’organisation. Le nouveau patron des patrons, tête d’une liste composée de différents membres du bureau exécutif sortant, succède à Wided Bouchamaoui en ayant obtenu 19 voix sur les 31 exprimées par le nouveau bureau...
(RFI 19/01/18)
A Kampala, le bureau du Premier ministre a lancé une large vérification des réfugiés en zone urbaine. Une opération qui permet à l'Etat ougandais de mettre à jour ses statistiques et ses registres. Cette semaine, les autorités ougandaises ont débuté la vérification des papiers des réfugiés burundais. Ils sont estimés à plus de 40 000 dans le pays. Mais cette opération crée des craintes chez certains. Des agents de l'Etat s'époumonent dans des mégaphones. De longues files d'attente s'étirent sur la pelouse d'une école de Kampala. Les réfugiés numéros en mains attendent depuis des heures leur tour. Ce Burundais qui préfère rester anonyme a quitté le pays pour des raisons politiques... « Je viens de faire la vérification pour les...
(RFI 19/01/18)
La décision n'est pas encore officielle mais l’information s'est répandue jeudi soir comme une traînée de poudre au Bénin. Plusieurs sources au sein de la Cour constitutionnelle affirment que la décision est prise et que la Cour a jugé « non conforme à la Constitution » la loi qui exclut du droit de grève certains secteurs de la fonction publique. Une loi inacceptable pour les syndicats qui avaient lancé cette semaine une grève de trois jours. Décryptage avec Frédéric Joël Aïvo, professeur de droit constitutionnel. « Il existe un vieux principe en Droit : le Parlement a le droit de légiférer, il ne peut en démocratie et dans un État de droit légiférer qu’en avançant, mais jamais en démantelant les...
(Jeune Afrique 19/01/18)
Une Congolaise retourne à Kinshasa après trois ans d’absence. Insécurité, difficultés du quotidien, retrouvailles avec ses proches... Elle raconte son séjour à une amie restée à Paris. Si ses déceptions font naître un brin de révolte, elle reste fascinée par la persévérance des jeunes Kinois. Récit épistolaire en trois volets. Chère Joséphine, je suis bel et bien arrivée à Kinshasa ! Je brûlais d’impatience. Je ne pouvais qu’être satisfaite d’atterrir enfin dans ma ville natale après 8 heures de vol. Le passage à la direction générale de l’immigration s’est fait sans tracasseries. Ce qui change des anciennes habitudes qui favorisaient corruption et fraude : on pouvait y passer jusqu’à deux heures en formalités. Maintenant, cela fait meilleure impression pour un...
(RFI 19/01/18)
Grève, forfait, avec en toile de fond une affaire de primes non-réglées : pour les coureurs de l’équipe nationale du Gabon, l’édition 2017 de la Tropicale Amissa Bongo avait tourné au fiasco. Cette année, ils reviennent sur les routes de leur pays. Avec le soutien du public, mais dans l’anonymat du peloton. De notre envoyé spécial, Thomas de Saint-Leger, Du vert, du jaune, du bleu. Avec un tel maillot, difficile de passer inaperçu sur les routes de la Tropicale Amissa Bongo 2018. Un an après un forfait très commenté, les « Panthères » du vélo sont de retour sur leur tour national. Taxés d’antipatriotes par la ministre des Sports de l’époque, Nicole Assélé, les cyclistes du pays ont retrouvé leur...
(La Tribune 18/01/18)
Une délégation de la coalition de l'opposition togolaise a rencontré, ce début de semaine à Conakry, le président guinéen Alpha Condé, considéré comme suffisamment impliqué dans la résolution de la crise politique que traverse le Togo. A l'issue des échanges, Condé a proposé les dates du 23 et du 26 janvier pour la reprise du dialogue entre pouvoir et la coalition. On en sait désormais plus sur le sort du dialogue préconisé pour résoudre la crise politique au Togo. D'après un communiqué transmis à la presse, une délégation de la coalition des quatorze partis politiques de l'opposition s'est rendue ce début de semaine chez le président guinéen et président en exercice de l'Union...
(La Tribune 18/01/18)
Depuis bientôt un mois, le régime d’Omar Béchir fait face à une multiplication des manifestations contre la hausse des prix. Les longues files devant les boulangeries soudanaises, alimentées par une inflation du prix de la farine, se sont transformées en « émeutes du pain », violemment réprimées. Dans un pays atteint du marasme économique, le régime vacille et manque de peu de se faire rouler dans la farine d’une révolution. « Non à la faim! ». « Non aux prix élevés! ». Malgré le brouillard de lacrymogènes de la police anti-émeute, les manifestations ont encore battu le pavé ce mercredi 17 janvier dans les rues d'Omdurman, la plus grande ville du pays, située sur le Nil. Depuis le début de...
(La Tribune 18/01/18)
L’année 2018 devrait être celle du redémarrage économique pour le Ghana, selon le président Nana Akufo-Addo. Accra vient d’annoncer la fin prochaine du recours à l’aide financière du FMI, l’assainissement des finances publiques, le renforcement de la lutte contre la corruption ou encore une reprise en main des contrats accordés dans l’exploration pétrolière. L'économie ghanéenne serait en « voie de rétablissement » selon le président, Nana Akufo-Addo. Le Ghana qui est l'un des plus importants exportateurs de produits de base ouest-africain s'apprêterait à se sevrer du renflouement international, grâce à une discipline budgétaire soutenue et à la lutte contre la corruption revendiquées par l'exécutif.
(La Tribune 18/01/18)
Le nouveau maître d’Harare veut aller vite. Dans une déclaration relayée par la presse proche du pouvoir, le président zimbabwéen fixe un délai de « quatre à cinq mois » pour l’organisation des élections générales. Très attendu, le scrutin devrait permettre de tourner la page Mugabe et légitimer définitivement Emmerson Mnangagwa. Les Zimbabwéens sont à nouveau appelés aux urnes entre avril et mai pour des élections municipales, législatives et surtout présidentielle. Le scénario se précise d'une organisation des élections générales dans « quatre à cinq mois », selon un délai annoncé par Emmerson Mnangagwa dans une déclaration à la presse locale depuis le Mozambique où il est en visite officielle. Premières élections sans Mugabe « Le Zimbabwe ira aux élections...
(RFI 18/01/18)
Alors que la Tunisie fêtait le 7e anniversaire de sa révolution, dimanche 14 décembre, la liesse qui avait suivi à l'époque suivi la chute du dictateur Zine el-Abidine Ben Ali est un lointain souvenir. Aujourd’hui, le bilan est morose. Beaucoup d’espoirs sont déçus. Le chômage est plus haut que jamais et l’économie en crise. Des mesures d’austérité adoptées le 1er janvier dernier ont provoqué un véritable soubresaut de colère populaire il y a une dizaine de jours. « Travail, liberté, dignité ». Ce slogan de la révolution de 2011 a de nouveau résonné dans les rues de Tunis dimanche 14 janvier.
(Jeune Afrique 18/01/18)
Le chef de l’État passe de plus en plus de temps reclus dans son palais de Mvomeka’a, son village natal dans le sud du pays. Ce havre de paix, dont sont tenus à l’écart les habitants des environs, est devenu l’un des centres du pouvoir et l’objet de tous les fantasmes. C’est une large route au cœur de la forêt équatoriale camerounaise. Marquage au sol soigné, tracé parfait, nids-de-poule inexistants : elle a fière allure. Première grande réalisation du président Paul Biya peu de temps après son arrivée au pouvoir, en 1982, elle relie Yaoundé, la capitale, Sangmélima, l’une des villes de son enfance, et Mvomeka’a, son village natal. En ce samedi de décembre, nous roulons en direction de cette dernière...
(RFI 18/01/18)
Après les critiques de l'Eglise catholique, par la voix du cardinal Monsengwo au début du mois de janvier, c'est au tour de l'Eglise protestante d'interpeller les autorités congolaises sur leur gestion du pays. Cela s'est passé ce mardi 16 janvier à la cathédrale du Centenaire à Kinshasa, devant de nombreuses personnalités du pouvoir, à l'occasion de la messe organisée par le PPRD, le parti présidentiel, pour commémorer le 17e anniversaire de la mort de Laurent-Désiré Kabila, le père de l'actuel chef de l'Etat. Le ton était moins offensif que celui du cardinal Monsengwo, mais le constat que dresse le pasteur...
(Jeune Afrique 18/01/18)
Les séparatistes camerounais ont annoncé l’arrestation du président de l’autoproclamée république d’Ambazonie alors qu’il était à Abuja. Il disait faire de son mieux pour obtenir une reconnaissance rapide de l’Ambazonie par l’ONU, l’Union africaine et l’Union européenne. Le sécessionniste Julius Sisiku Ayuk Tabe, 52 ans, président de ce micro-État autoproclamé, aurait été arrêté le 5 janvier dans un hôtel d’Abuja en compagnie de neuf autres cadres de son mouvement, alors qu’il présidait une réunion consacrée à la « crise des réfugiés » issus du Cameroun anglophone au Nigeria. Yaoundé et Abuja se sont gardés de confirmer l’information, mais un communiqué des séparatistes camerounais dénonce l’interpellation de leur champion, un ingénieur formé au Royaume-Uni, reconnu essentiellement par des militants de la...

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