Samedi 16 Décembre 2017
(Jeune Afrique 14/12/17)
Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition et président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), répond aux questions de Jeune Afrique au sujet de la crise politique qui secoue le Togo depuis plusieurs mois. Depuis qu’il est officiellement devenu le chef de file de l’opposition, statut qui lui a été conféré fin janvier 2016, le président de l’Alliance nationale pour le changement n’a rien changé à ses habitudes. Attaché à son image d’homme politique proche du peuple, Jean-Pierre Fabre a refusé la voiture avec chauffeur, l’aide de camp, le personnel de sécurité et les autres avantages y afférents. Il reçoit toujours ses visiteurs dans sa maison de Kodjoviakopé (quartier populaire de Lomé), dont il a hérité de son père...
(La Tribune 14/12/17)
Raouf Farrah est analyste en chef de la section Afrique chez SecDev, un groupe d'analyse de risque politique, basé au Canada. Cet expert du Maghreb et du Sahel travaille sur des thèmes variés incluant le conflit et la sécurité, la criminalité transnationale, le cyberespace et la jeunesse dans la région. Cet expert décrypte pour La Tribune Afrique, les dessous de la crise migratoire et de ses dérives esclavagistes. - La Tribune Afrique : Comment mettre fin à la traite des migrants dans un pays où règne le chaos comme c'est le cas de la Libye ? - Raouf Farrah : Tout d'abord, je tiens à signaler que le mot « chaos » peut porter à confusion. La Libye post-Kadhafi est...
(Jeune Afrique 14/12/17)
Béchir Saleh, ancien bras droit de Mouammar Kadhafi multiplie les voyages à l’étranger afin de trouver des solutions politiques à l’instabilité de la Libye. Après quelques jours passés en Russie, mi-décembre, il rendra visite au président Idriss Déby Itno au Tchad. Béchir Saleh, l’ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, continue de voyager depuis son exil sud-africain dans l’objectif d’être partie prenante d’une solution à l’imbroglio libyen. L’ex-patron du fonds souverain libyen s’est rendu au Sénégal, en Guinée, au Togo, au Congo et en Turquie entre juin et septembre, puis au Soudan début novembre, et enfin en Russie les 26 et 27 novembre.
(MondAfrique 14/12/17)
Alors que se tient ce 13 décembre un sommet du G5 Sahel à Paris, l’éditorialiste mauritanien et directeur du “Calame”, Ahmed Ould Cheikh, souligne combien le régime mauritanien est un rempart illusoire contre le terrorisme. On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment. Et la France dans ses relations avec le monde étranger, a bien retenu la leçon. Pour pue qu’un colloque soit organisé, le mardi 12 décembre, à l’Assemblée nationale française, par l’Association Europe-Mauritanie (AEM), sur la sécurité au Sahel, et la forme interrogative est d’usage: « G5 Sahel: une initiative régionale pour une nouvelle architecture de paix? ». La présence parmi les intervenants de ce colloque de Jean-Louis Bruguière, ancien juge antiterroriste et soutien constant du régime maritanien,...
(MondAfrique 14/12/17)
Mondafrique revient sur les conditions dans lesquelles l’ancien chef d’Etat Nicolas Sarkozy a décidé d’intervenir militairement en Libye en 2011. Rien ne prédestinait l’ancien président à s’engager contre le régime de Kadhafi qu’il avait reçu en 2007 à l’Elysée. Récit Le 7 mars 2011, Nicolas Sarkozy convoque ses principaux ministres dans le solennel Salon vert de l’Élysée. L’ordre du jour de la réunion concerne « les flux migratoires en Méditerranée ». Ce jour-là, le chef de l’État précise pour la première fois les raisons de l’intervention en Libye. « Nicolas Sarkozy était très remonté, explique un des participants, on sentait que c’était vraiment lui qui voulait intervenir contre Kadhafi, même sans soutien international et quitte à affronter certains de ses...
(La Croix 14/12/17)
Lundi 11 décembre, un attentat à la mosquée de Kerawa, dans le nord du Cameroun a fait trois morts – le kamikaze et deux fidèles – et plusieurs blessés. À 5 h 30, après la prière du matin, le kamikaze s’est mêlé aux fidèles musulmans qui sortaient de la mosquée et s’est fait exploser. Le lieu de culte a été totalement détruit et les déflagrations ont blessé plusieurs personnes. Des sources sécuritaires estiment que le bilan aurait pu être plus lourd si le kamikaze était entré à l’intérieur la mosquée l’édifice. L’attentat n’a pas été revendiqué mais selon la police locale, le kamikaze serait un élément du groupe terroriste nigérian Boko Haram qui sévit dans le nord du Cameroun depuis...
(RFI 14/12/17)
Le procès de Khalifa Sall s’ouvre ce jeudi 14 décembre au Sénégal. Soupçonné de détournements de deniers publics à hauteur de 1,8 milliard de francs CFA (2,7 millions d’euros), le maire de Dakar doit comparaître avec ses collaborateurs devant le tribunal correctionnel. Celui qui est également député est en prison depuis mars dernier. Son camp dénonce une affaire politique pour briser sa carrière ; l'Etat assure avoir été floué. Ce procès s'annonce en tout cas sous haute tension. Quartier bouclé, sécurité renforcée... Il faudra montrer patte blanche pour pénétrer dans le tribunal de Dakar, ce jeudi. Khalifa Sall et ses collaborateurs sont donc convoqués pour l'audience de mise en état.
(Jeune Afrique 14/12/17)
Regrettable affaire de détournement de deniers publics ou procès politique destiné à éliminer un challenger gênant en vue de la prochaine présidentielle ? À quelques heures de l’ouverture du procès du député et maire de Dakar, Jeune Afrique fait le point sur les faits reprochés à Khalifa Sall. Les trois magistrats désignés pour juger Khalifa Sall, dont le procès doit s’ouvrir le 14 décembre au Palais de justice de Dakar, devront déterminer si celui-ci a profité de ses fonctions de maire de Dakar pour détourner 1,8 milliard de francs CFA (2,7 millions d’euros). Le rapport de l’IGE L’accusation qui lui vaut de comparaître à partir de ce jeudi 14 décembre trouve son origine dans un audit conduit en 2015 par...
(Jeune Afrique 14/12/17)
Au Togo, la loi sur la création de 116 communes au Togo a été adoptée le 23 juin dernier par l’Assemblée nationale. Pour l’opposition, cette réforme territoriale permet au gouvernement de contrôler les espaces qui lui sont favorables. Vingt-cinq ans après l’avoir inscrit dans sa Constitution, le Togo s’engage enfin vers la décentralisation. Le 23 juin, l’Assemblée nationale a adopté la loi portant création de 116 communes, à partir de laquelle vont se mettre en place un nouveau découpage du territoire et une nouvelle organisation administrative, mais aussi politique du pays. La création de ces communes, premier échelon de collectivités territoriales, est censée accélérer le processus de décentralisation et permettre l’organisation d’élections municipales, que le gouvernement envisage d’organiser dès 2018 :...
(Jeune Afrique 14/12/17)
Dix ans après la levée formelle de l’embargo par l’Union européenne, le Togo est secoué par une crise politique depuis plusieurs semaines. Pourtant, au cours de ces dernières années, le pays a enregistré des progrès sur le plan économique et social. Avenue de la Paix. Ainsi a-t-on baptisé l’une des entrées reliant la capitale à son aéroport. Impossible de rater les nouvelles fresques en mosaïque des murs qui longent ses trottoirs, ni la colombe qui la surplombe. Visiblement inspirés par le célèbre psychologue français Émile Coué, des urbanistes ont cru qu’il suffirait de « totémiser » la paix pour l’enraciner. Bien essayé. Mais il en faut plus pour interrompre le cycle des manifestations dont la rue togolaise est coutumière. À...
(Jeune Afrique 14/12/17)
Afin de faire oublier la tension qui règne au sein du Parti authenticité et modernité (PAM) qu’il dirige, le président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima relance la Maison méditerranéenne du climat, une structure lancée il y a environ 18 mois. Ilyass El Omari a maintenant la fibre écolo. Et il le fait savoir. Alors que le monde avait les yeux rivés sur le « One Planet Summit » qui a réunit, mardi 12 décembre, une cinquantaine de chefs d’États à paris, voilà qu’Ilyas El Omari trouve le moyen de s’inviter à ce débat planétaire. Le très influent président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima et accessoirement secrétaire général du Parti authenticité et modernité (PAM, opposition), a choisi ce timing pour lancer...
(La Tribune 14/12/17)
Après Pékin, c’est au tour de l’Afreximbank d’apporter son soutien au nouvel homme fort du Zimbabwe. La banque panafricaine s’est engagé à débloquer 1,5 milliard de dollars pour accompagner la relance économique voulue par Emmerson Mnangagwa, dont 150 millions devraient être débloqués en urgence pour les banques zimbabwéennes. L'Afreximbank vient de signifier sa confiance au nouveau régime zimbabwéen, comme en témoigne la promesse faite par la banque à Harare de débloquer en sa faveur 1,5 milliard de dollars de nouveaux prêts et de garanties financières. Bien que cela soit une promesse, cette annonce devrait conforter encore plus le président par intérim Emmerson Mnangagwa sur le plan intérieur. L'allié inconditionnel Au pouvoir depuis un mois, le nouvel homme fort de Harare...
(RFI 14/12/17)
Le gouvernement sénégalais a dénoncé mercredi 13 décembre la démarche du Conseil de Paris. Mardi, les élus de la capitale française ont exprimé leur soutien au maire de Dakar Khalifa Sall, dont le procès pour détournement de fonds doit commencer ce jeudi. Dans un « vœu », ils ont qualifié la procédure judiciaire à son encontre de « non naturelle » et « précipitée ». Mais pour le porte-parole du gouvernement sénégalais Seydou Gueye, ce geste révèle « la subjectivité, la condescendance et le mépris du Conseil de Paris envers la République du Sénégal ».
(RFI 14/12/17)
Le gouvernement burundais a présenté le 11 décembre une ordonnance qui institue une contribution de la population aux élections de 2020 dans ce pays qui est plongé dans une grave crise politique depuis plus de deux ans. Gabriel Rufyiri, président de l'Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économique (Olucome), demande à la population de passer outre. Selon ce texte, les Burundais devront payer « volontairement » pour financer les élections. Gabriel Rufyiri, président de l'Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économique (Olucome), une des principales ONG burundaises militant pour une bonne...
(Jeune Afrique 14/12/17)
La Cour militaire du Sud-Kivu, dans l'est de la RDC, a reconnu ce mercredi la responsabilité de la milice dirigée par le député provincial Frédéric Batumike pour les crimes de viols commis sur 37 petites filles entre 2013 et 2016 à Kavumu. L'élu local écope d'une peine de prison à perpétuité. C’est une grande première dans l’histoire pénale de la RDC. « Un politicien en poste est reconnu coupable, en tant que supérieur hiérarchique, des crimes commis par lui-même et la milice qu’il contrôlait et finançait », explique à Jeune Afrique Elsa Taquet de TRIAL international. Basée à Genève, l’ONG qui « lutte contre l’impunité des crimes internationaux et soutient les victimes dans leur quête de justice » a suivi...
(Jeune Afrique 14/12/17)
L’inflation est maîtrisée, le déficit budgétaire contenu, la croissance soutenue. Reste à réduire l’énorme dette publique, que les investissements réalisés pour relancer la machine ont fait monter en flèche. L’économie togolaise est à un tournant. Soucieux de redonner vie à un pays congelé par l’ostracisme international qui avait sanctionné son dictateur de père, le président Faure Gnassingbé avait appuyé à fond sur l’accélérateur des investissements publics dans les infrastructures. Les chantiers du port et de l’aéroport de Lomé, et de nouvelles routes, notamment, ont permis d’amortir les aléas conjoncturels liés à la chute des cours des matières premières et au ralentissement de la dynamique sous-régionale. De bonnes récoltes aidant, la croissance ne devrait pas tomber au-dessous des 5 % par...
(La Tribune 14/12/17)
Beaucoup de choses ont été dites sur la stratégie économique africaine du Maroc, qui a connu une accélération substantielle au cours des dix dernières années, faisant du Royaume Chérifien le premier investisseur sur le continent avec un positionnement de « Hub » régional pour les services. Avec l’entrée imminente du pays dans la CEDEAO, d’autres sujets sectoriels stratégiques, peu traités par les experts, tels que le développement de la réassurance et du transport maritime, méritent d’être examinés pour appuyer cette ambition continentale du Maroc. Une analyse de notre éditorialiste Mohamed H'midouche, expert international en stratégie et ancien haut responsable de la Banque Africaine de Développement (BAD). C'est un métier qui fuit la lumière et est rarement dans les radars médiatiques...
(Jeune Afrique 14/12/17)
La primaire du parti d’opposition, le Social Democratic Front (SDF, opposition) se tiendra en octobre 2018. Tout se jouera entre deux candidats : Joshua Osih et John Fru Ndi. À moins d’un an de la présidentielle d’octobre 2018, le Social Democratic Front (SDF, opposition) se cherche un candidat, qu’il devrait choisir lors de son congrès en février. Deux prétendants s’affrontent : Joshua Osih, qui s’est laissé convaincre par la jeune garde du parti, et John Fru Ndi, l’inamovible patron du mouvement. Selon nos sources, ce dernier n’a pas renoncé à briguer une nouvelle fois la présidence du Cameroun. Il y est poussé par des figures historiques du SDF : Joseph Mbah Ndam, Joseph Banadzem et Jean Tsomelou. Cette vieille garde a tenté...
(Jeune Afrique 14/12/17)
Le fonds d'investissement émirati Abraaj a annoncé racheter une participation de 35 % de la société publique Tunisie Telecom, opérateur mobile leader sur le marché tunisien. Le groupe Abraaj a annoncé avoir conclu le 12 décembre un accord pour le rachat définitif de la participation de 35 % d’Emirates International Telecommunications (EIT) dans la société nationale des télécommunications Tunisie Telecom, le plus grand opérateur du pays. EIT avait acheté un part de 35 % dans Tunisie Telecom en juillet 2006 pour 2,25 milliards de dollars, lors de l’ouverture de son capital. La plus importante transaction en capital investissement de Tunisie Cette transaction, qui doit encore être validée par les autorités gouvernementales et de régulation tunisienne, pourrait représenter la plus importante...
(MondAfrique 14/12/17)
Malgré le multipartisme qui existe au Gabon depuis 1990, le pays est devenu une dictature militaire sous la férule de son président, Ali Bongo, présent à Paris depuis ce lundi 11 décembre pour la conférence climat organisée par la France. Malgré la conférence de la Baule qui s’était tenue en 1989 sous la présidence de François Mitterrand et où la transition vers la démocratie en Afrique avait été actée, Omar Bongo, le père de l’actuel président Ali, avait été catégorique.: « Moi je vous le dis et je vous le confirme le multipartisme au Gabon Zéro ! Tant que je serai là il n’en aura pas ». Et pourtant Omar Bongo fut bien obligé face à la pression de la...

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