Afrique-France: la société civile en contre-sommet pour se faire entendre | Africatime
Samedi 21 Janvier 2017

Afrique-France: la société civile en contre-sommet pour se faire entendre

Afrique-France: la société civile en contre-sommet pour se faire entendre
(RFI 12/01/17)
Afrique-France: la société civile en contre-sommet pour se faire entendre

Le sommet Afrique-France de Bamako doit commencer ce vendredi 13 janvier dans la capitale malienne. Plus de trente chefs d’Etat et de gouvernement africains sont attendus aux côtés du président français, François Hollande, pour débattre autour des thèmes de « paix et d’émergence ». Un rendez-vous qui se veut très économique avec la présence des patronats malien et français, et pour lequel la société civile se sent mise à l’écart. Alors pour faire entendre leurs voix, les militants africains ont organisé leur propre rencontre à Bamako.

« Ce type de sommet de dirigeants, c’est toujours un moyen de faire passer un message. Et tous les cadres où ce message peut passer, c’est important de le faire. Maintenant, on ne sait pas si l’impact sera immédiat ». Et comme Floribert Anzuluni, du mouvement congolais Filimbi, ils sont plusieurs centaines de militants de la société civile réunis à l’ombre de la pyramide des jeunes dans le centre-ville de Bamako. Il leur reste tout juste quelques heures pour mettre la touche finale à une grande déclaration commune qui doit être publiée avant le lancement du sommet Afrique-France ce vendredi. Trois axes principaux ont guidé leurs travaux : foncier et souveraineté alimentaire, gouvernance et fiscalité, mais aussi migration, mobilisation et paix. Avec un objectif : celui de donner au peuple le moyen de faire entendre sa voix.

« Nous, maintenant, on veut participer au développement. Le peuple a trop longtemps été laissé en marge de ce développement. Alors que sans peuple, il n’y a pas de développement, estime Massa Koné, le porte-parole de la Convergence malienne contre l’accaparement des terres à l’initiative de ce contre-sommet. On estime que le peuple doit se réunir en amont et les chefs d’Etat seulement en aval. Nous devons leur faire part de nos recommandations ». Pour ces militants de la société civile, ce contre-sommet, c’est de toutes les façons la seule chance de se faire entendre. En effet, ils regrettent qu’une part importante du rendez-vous ait été consacrée au patronat, qu’il soit français ou malien, mais que la société civile ne soit pas reçue par les chefs d’Etat.

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