Jeudi 20 Juillet 2017

L'Ouganda va accueillir un grand sommet de la solidarité pour les réfugiés

L'Ouganda va accueillir un grand sommet de la solidarité pour les réfugiés
(RFI 10/05/17)
Un camp de réfugiés.

Les 22 et 23 juin prochain se tiendra à Kampala un grand sommet de la solidarité pour les réfugiés organisé par l'Ouganda et les Nations unies. Le secrétaire général de l'ONU António Guterres sera présent aux côtés du président Yoweri Museveni.

L'Ouganda est devenu le premier pays hôte de réfugiés en Afrique. Il abrite 1,2 million de personnes, dont plus de 900 000 Sud-Soudanais, et sa politique d'accueil généreuse lui vaut souvent d'être cité en modèle. Le pays donne par exemple un lopin de terre à tous les nouveaux arrivants pour s'installer et cultiver. Le tout pour un coût estimé à 8 milliards de dollars pour les quatre années à venir. Le sommet du mois de juin à Kampala vise principalement à lever des fonds, avec un objectif fixé à 2 milliards de dollars pour financer l'année à venir, mais aussi promouvoir le modèle ougandais.

« Les objectifs du sommet sont de faire du modèle ougandais une vitrine, explique Rosa Malango, coordinatrice résidente des Nations unies en Ouganda. Mais c'est aussi clairement pour nous de mobiliser le soutien international à travers des partenariats directs afin de répondre aux besoins de la crise humanitaire immédiate, mais aussi pour répondre aux besoins à long terme des réfugiés et des communautés concernées. »

Pas de fermeture des frontières malgré l'afflux de migrants

En moyenne, 2 000 Sud-Soudanais arrivent chaque jour en Ouganda. Au total, 400 000 sont encore attendus d'ici la fin de l'année. Malgré ces chiffres colossaux l'Ouganda n'envisage pas de fermer ses frontières.

« L'Ouganda conserve une politique d'ouverture des frontières qui fournit aux réfugiés des terres, une éducation et une chance de travailler, souligne Ruhakana Rugunda, le Premier ministre ougandais. Mais leur afflux continu met la pression sur l'économie et les infrastructures ainsi que sur l'environnement. Nous maintenons cette approche parce que nous savons qui personne ne choisit d'être un réfugié. Il n'y a pas si longtemps, beaucoup d'entre nous fuyions l'Ouganda. »

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