Lundi 20 Novembre 2017

En dépit d’un excédent de plus de 750 MW, l’Ouganda n’exportera pas !

En dépit d’un excédent de plus de 750 MW, l’Ouganda n’exportera pas !
(Agence Ecofin 03/11/17)

Le gouvernement ougandais prévoit de réduire le tarif électrique de 50%, dès la mise en service des centrales hydroélectriques de Karuma et d’Isimba.

« Le plan du gouvernement est de prioriser la satisfaction des besoins énergétiques domestiques et industriels lorsque les centrales de Karuma (300 MW) et d’Isimba (183 MW) seront opérationnelles. Les bénéfices que générera la production de ces centres énergétiques permettront d’économiser le montant actuellement utilisé pour le paiement du surplus de la facture électrique.», a affirmé Simon Kasyate, le directeur commercial de l’Uganda Electricity Generation Company Limited (UEGCL) aux medias.

L’Ouganda qui a actuellement l’un des tarifs électriques les plus élevés du continent, cède le kilowattheure à 11 cents de dollar. Cette situation a pour cause principale le coût élevé de l’énergie produite à la centrale de Bujagali.

A ce propos, le responsable a affirmé que l’exécutif n’entendait pas exporter l’énergie produite en interne. « Nous ne pouvons pas vendre de l’énergie aux autres pays alors que nous avons des déficits en interne.», a-t-il affirmé, selon The Monitor.

Rappelons, qu’en mai 2017, le pays avait déjà un excédent énergétique de plus de 300 MW pour une consommation de 550 MW. Le gouvernement avait, d’ailleurs, annoncé qu’il verserait des compensations à l’UEGCL si, à son entrée en service, le barrage de Karuma n’avait pas de débouché pour sa production. Cette compensation permettra à l’entité de rembourser les 1,4 milliard $ de dettes contractées pour la construction de l’infrastructure.

Selon M. Kasyate, le pays compte aussi diversifier son mix énergétique en y incluant, outre l’hydroélectricité, le solaire, le nucléaire et la géothermie.

Pour rappel, l’Ouganda a un réseau électrique très étroit et le coût de l’électricité rend cette dernière inaccessible aussi bien pour les ménages que pour les industries.

Gwladys Johnson

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