Dimanche 20 Août 2017

La Zambie va se plaindre auprès du Nigeria sur une déclaration d'Obasanjo

La Zambie va se plaindre auprès du Nigeria sur une déclaration d'Obasanjo
(Xinhua 20/04/17)
L'ancien président du Nigeria, Olusegun Obasanjo.

Le gouvernement zambien veut se plaindre auprès des autorités nigérianes suite à une déclaration de l'ancien président de ce pays, Olusegun Obasanjo, sur la situation politique en Zambie.
La semaine dernière, l'ancien dirigeant nigérian a demandé au gouvernement zambien de respecter l'Etat de droit et les principes des droits de l'homme en ce qui concerne les partis politiques de l'opposition suite à l'arrestation du chef du principal parti d'opposition du pays, Hakainde Hichilema, accusé de trahison.

Dans un communiqué publié par son attaché de presse, M. Obasanjo a affirmé qu'il était dans le meilleur intérêt du pays de respecter l'Etat de droit et les principes des droits de l'homme qui étaient une recette importante pour la paix, la stabilité et le développement non seulement en Zambie, mais aussi sur tout le continent africain.
Cependant, Amos Chanda, le porte-parole de la présidence, a déclaré aux journalistes mardi que le ministère des Affaires étrangères a été chargé d'écrire une lettre de plainte auprès du gouvernement nigérian sur la conduite de l'ancien leader qui est perçu comme une ingérence.

Il a noté que l'ancien dirigeant nigérian ne devrait pas dicter ce qui se passait en Zambie car l'arrestation du chef de l'opposition n'a rien à voir avec la persécution politique, mais qu'elle est liée à une conduite criminelle.
En outre, le porte-parole présidentiel a exhorté les diplomates accrédités en Zambie à utiliser les bons canaux pour exprimer leurs visions sur la situation politique actuelle dans le pays au lieu de se précipiter vers les médias.
Il a exhorté les diplomates à laisser la procédure légale suivre son cours dans l'affaire de trahison impliquant le chef de l'opposition.
Les États-Unis et l'Union européenne ont publié des communiqués exprimant leurs inquiétudes face à la tension politique accrue dans le pays.

Selon des rapports, l'arrestation de M. Hichilema était politiquement motivée suite à sa décision de ne pas reconnaître la victoire du président Edgar Lungu après la présidentielle de l'année dernière.
M. Hichilema, qui a perdu la présidentielle face à Lungu, a refusé de le reconnaître comme gagnant, disant que le vote avait été volé.
Toutefois, le porte-parole présidentiel a indiqué que M. Lungu n'a pas le droit de demander à la police d'arrêter le chef de l'opposition, affirmant que la police travaillait de manière indépendante.
M. Lungu ne s'ingérera pas dans le processus judiciaire, a-t-il ajouté.

M. Hichilema a été arrêté la semaine dernière, après une visite surprise par la police dans sa maison à Lusaka, capitale du pays.
Il a comparu devant le tribunal mardi matin pour y entendre l'exposé des chefs d'inculpation dont il est accusé avec cinq autres personnes.

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