Lundi 22 Mai 2017
(AFP 19/04/17)
Le ministre de l'Enseignement supérieur du Niger Mohamed Ben Omar, dont le départ était posé comme "préalable" par les étudiants à tout dialogue avec les autorités, a été remplacé, selon un communiqué officiel diffusé mardi. Les étudiants, dont quatre leaders arrêtés ont été libérés mardi, ont lancé le 10 avril un important mouvement de protestation qui a conduit à des affrontements avec les forces de l'ordre et la fermeture pendant plusieurs jours du campus. Un étudiant est décédé dans des conditions restant à déterminer. Selon un décret signé par le président Mahamadou Issoufou, Mohamed Ben Omar et le ministre de l'Emploi et du Travail Yahouza Sadissou échangent leur portefeuille ministériel. "Ce remaniement technique est le fruit d'un besoin ressenti par...
(RFI 19/04/17)
Au Niger, le boycott des cours dans les universités s'est poursuivi ce mardi 19 avril après les affrontements qui ont fait un mort, un étudiant, le lundi 10 avril dernier. Les étudiants ont cependant obtenu gain de cause de la part des autorités. Les quatre personnes placées en prison depuis les affrontements du campus ont été libérées. Elles ont déjà rejoint le campus. Le mécontentement reste néanmoins perceptible. Troisième jour d’action et fin du deuil pour l’étudiant, Mala Bagalé Kelloumi ; mais la tension n’est toujours pas tombée au campus universitaire de Niamey. Rien n’y bouge. Ibrahim, qui est en master 2 de philosophie l'indique : « Moi je suis là depuis la matinée, et c’est toujours comme ça depuis...
(Paris-Match 19/04/17)
Au lieu de taire la contestation, la répression de la manifestation du 10 avril 2017 au Niger provoque un bras de fer entre le régime et les syndicats étudiants "Tayi Tawri" signifie "la vie est dure" en Haoussa. La chanson et le clip avaient connu un grand succès au Niger il y a quelques mois. Alors, la contestation s’exprimait sur le ton de l’humour et de la douceur. L’ambiance n’est plus la même depuis la mort lundi 10 avril de Mala Bagalé, élève en 3ème année de sociologie à l’université Abdou Moumouni de Niamey. Le jeune étudiant a été tué par un tir de gaz lacrymogène alors qu’il discutait tranquillement en marge d’une manifestation pacifique le 10 avril dernier dans...
(Agence Ecofin 19/04/17)
(Agence Ecofin) - « La guerre contre Boko Haram est déjà terminée. Il ne reste plus qu’un banditisme résiduel que nous ne tarderons pas à réduire. » C’est en ces termes que Mahamadou Laouali, le gouverneur de la région nigérienne s’est exprimé dans une interview accordée au Monde. Pour lui, l’heure est déjà à penser la stratégie de retour des populations déplacées. « La population ne demande qu’à retrouver ses terres pour reprendre la production agricole et la pêche. Il faut oser cette étape du retour en responsabilisant la population pour neutraliser les derniers membres de Boko Haram qui persisteront à vouloir troubler leur quiétude », ajoute le gouverneur de la région. M. Laouali a profité de l’occasion pour rappeler...
(Amnesty International 19/04/17)
La libération aujourd’hui d’un activiste est un signe positif pour les droits humains au Niger, qui doit se poursuivre et se confirmer avec celle des autres activistes et étudiants arrêtés pour avoir exprimé leur opinion, a déclaré Amnesty International. Le tribunal de Niamey, la capitale, a ordonné ce matin la remise en liberté de Maikoul Zodi, Président du Mouvement des jeunes républicains, une organisation de défense des droits des jeunes, interpellé le 5 avril dernier par des éléments de la police judiciaire. Il était poursuivi pour « concussion », mais le tribunal a estimé que ces faits n’étaient pas constitués. « Les autorités nigériennes doivent aller plus loin en relâchant immédiatement et sans condition toutes les personnes arrêtées pour avoir...
(La Voix de l'Amérique 19/04/17)
Contrairement au voisin nigérian qui connait un épisode de famine dans l'extrême-nord du pays, le Niger est dans une situation moins précaire. Cependant, les cas de malnutrition existent et devraient augmenter avec la période de soudure, notamment dans la région de Diffa. C’est là que s’est rendu Nicolas Pinault, l’envoyé spécial de VOA Afrique au Niger. De part et d’autre du goudron brûlant de la route nationale 1, le camp d’Assaga se situe à quelques kilomètres à l’est de Diffa. C’est là que vivent des réfugiés nigérians ou des déplacés nigériens de Boko Haram. Pas besoin de chercher bien loin, au milieu des cases balayées par le sable, pour trouver des cas de malnutrition. Mamadou a un an. Affaibli, l’enfant...
(Le Monde 19/04/17)
Retour à Diffa (3/5). La petite équipe du Centre de santé intégré de la ville a vu exploser ses consultations en deux ans avec les vagues successives de réfugiés. A Toumour, toute petite ville à 1 500 km au sud-est de Niamey, la capitale nigérienne, le nombre d’habitants pris en charge par le Centre de santé intégré (CSI) a augmenté de 200 % en moins de deux ans, passant de 11 000 à 32 000 personnes. Nous sommes à 7 km seulement de la frontière avec le Nigeria et à environ 25 km de Bosso, sur la ligne de front de la guerre implacable que mènent les armées du Cameroun, du Niger, du Nigeria et du Tchad contre le mouvement...
(RFI 19/04/17)
Au Niger, depuis quelques jours, le village de Méto, situé au sud-ouest de Zinder, fait l'objet d'une ferveur populaire dans la région. Un site montagneux à l'entrée de ce village serait prétendument truffé d'or. Des centaines de personnes se sont donc ruées sur les collines à la recherche du précieux métal, mais toujours aucune trace d'or à l’horizon. La rumeur de la présence d'or sur les collines de Méto s'est répandue comme une trainée de poudre. En quelques jours, plus de 2 000 personnes ont envahi le site. Tanimoun, habitant de Zinder, était sur place, il raconte les conditions difficiles de fouilles. « Elles se font pratiquement à la main, je veux dire avec des pioches, des pelles, des haches…...
(AFP 18/04/17)
Maïkoul Zodi, figure de la société civile nigérienne poursuivi pour concussion, a été relaxé après deux semaines de détention, la justice estimant les faits non constitués, a indiqué mardi un de ses collègues. "Notre camarade à été relaxé. Le juge vient de nous donner raison en disant que les +faits ne sont pas constitués+ et +qu'il n'y a pas matière à poursuites+", a déclaré à l'AFP, peu après le jugement, Ali Idrissa, membre du Collectif de la Société civile auquel appartient M. Zodi. M. Zodi, également responsable au Niger de la coalition internationale +Tournons la page+ pour la démocratie en Afrique, avait été arrêté le 5 avril et inculpé de concussion après que le ministère de l'Enseignement secondaire eut informé...
(APA 18/04/17)
APA-Niamey (Niger) - Trois policiers nigériens ont été arrêtés et placés en garde à vue pour avoir outrepassé leurs prérogatives en tabassant violemment un étudiant lors des manifestations scolaires du 10 avril dernier à Niamey. Selon un communiqué de la Direction générale de la police nationale reçu lundi à APA, « un groupe de policiers, au cours d’une intervention sur le terrain, a fait subir à un manifestant mis à sa disposition, un traitement contraire aux principes d’éthique et de déontologie qui gouvernent l’action de la police ». La réaction de la police est consécutive à une vidéo mise sur internet et sur laquelle on y voit un étudiant se faire tabasser à coups de matraque à l’arrière d’un véhicule...
(Le Monde 18/04/17)
Dans la capitale du Niger, Malah Bagalé a été enterré lundi en présence d’une immense foule qui a suivi sa dépouille de la morgue de l’hôpital au cimetière Yantala. Sa photo tournait en boucle sur les réseaux sociaux du Niger : visage clair et mince, fine moustache, lunettes et tenue soignée. Malah Bagalé avait 24 ans. Il était étudiant en troisième année de sociologie à l’Université Abdou-Moumouni de Niamey. Il est mort voilà une semaine pendant l’assaut de la faculté par la police, pour disperser un mouvement de protestation lycéen et étudiant et a été enterré, lundi 17 avril, au cimetière Yantala de la capitale. Dans la grande maison familiale du quartier « 105 Logements », le père et la...
(Le Monde 18/04/17)
Retour à Diffa (1/5). Mahamadou Laouali Dan Dano, le gouverneur de la région, explique sa stratégie de la « main tendue » aux terroristes repentis. Après avoir longtemps épargné le Niger, la secte islamiste Boko Haram a commis sa première attaque sur le territoire en février 2015 à Diffa, chef-lieu de la région du même nom, dans le sud-est du pays. Le groupe terroriste a ensuite multiplié ses actions au Les habitants de 211 villages, soit près de 200 000 personnes, ont dû fuir les exactions de Boko Haram sur les berges de la rivière Komadougou et dans le lit du lac Tchad pour se réfugier sur des sites spontanés le long de la route nationale numéro 1. Selon un...
(APA 18/04/17)
APA-Niamey (Niger) - Le président de la république, Issoufou Mahamadou, a rencontré samedi, le comité directeur de l’Union des scolaires du Niger (USN) en vue de trouver une solution définitives aux revendications des scolaires qui ont conduit à la manifestation du 10 avril, violemment réprimée par les Forces de l’ordre et ayant entraîné la mort d’au moins un étudiant. Au sortir de cette rencontre, qui s’est déroulée en présence du Premier ministre Brigi Rafini, le secrétaire général de l’USN, Soumana Sambo, a expliqué que les problèmes qui ont conduit l’USN à aller en mouvement trouveront des solutions dans les prochains jours avec la mise en place d’un comité interministériel qui dirigé par le Chef du gouvernement. Dans cette optique, poursuit...
(Agence Ecofin 18/04/17)
(Agence Ecofin) - Jeudi 13 avril 2017, les Ong One, Oxfam et Sherpa ont publié un rapport dans lequel ils concluent que les versements de l’exploitant minier Areva à l’Etat du Niger sont en deçà de l’approvisionnement en uranium dont il (Areva) bénéficie. Ceci, malgré la renégociation des contrats miniers entre l’Etat nigérien et le géant français. Dans un communiqué rendu public par la Direction de la communication d’Areva le 14 avril dernier, le groupe informe que « le chiffre avancé par Oxfam d’une baisse de 15 millions d’euros de la redevance minière est infondé. » Pour eux, la redevance au Niger est fixée par « la loi minière en pourcentage du chiffre d’affaires des sociétés minières. Ce pourcentage a...
(RFI 18/04/17)
Le calme dans le milieu étudiant va-t-il revenir au Niger ? Le campus universitaire de Niamey, le plus important du pays, a rouvert ce week-end. Il avait été fermé la semaine dernière après une manifestation qui a fait un mort dans les rangs des protestataires, des étudiants. L'Union des scolaires nigériens (USN) affirme que la victime a été touchée par une grenade lacrymogène. Les autorités parlent d'une chute, sans lien avec les opérations policières. Une enquête a été ouverte. Quoi qu'il en soit, le corps de Mala Bagalé Kelloumi a quitté la morgue de l'hôpital national de Niamey, lundi matin 17 avril pour être enterré au cimetière de Yantala. L’étudiant Mala Bagalé Kelloumi repose désormais au cimetière musulman de Niamey...
(Le Monde 18/04/17)
Retour à Diffa (2/5). Rencontres avec Magaram, Fanta, Mallam, Ari ou Wali, dont l’existence a été bouleversée par l’expansion et les exactions de la secte nigériane. Au moins 211 villages situés dans le lit du lac Tchad et sur les berges de la Komadougou-Yobé, frontière naturelle entre le Niger et le Nigeria, ont été abandonnés par leurs habitants. Fuyant la secte extrémiste nigériane Boko Haram, ces Nigériens se sont réfugiés le long de la route nationale numéro un (RN 1). De Boudouri, à environ 15 km de Diffa, la capitale régionale de l’est du Niger, à Toumour, à près de 1 500 km de Niamey, dans le lit du lac Tchad, le reporter du Monde Afrique Seidik Abba, natif de...
(APA 18/04/17)
APA-Abidjan-(Côte d’Ivoire)- Des étudiants ivoiriens ont manifesté, mardi, en début d’après-midi devant l’ambassade du Niger en Côte d’Ivoire en guise de solidarité à leurs camarades suite aux événements qui ont entraîné un mort et des arrestations , à Niamey , a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne. Fulgence Assi, Secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) également Secrétaire général de la Coordination estudiantine et scolaire d’Afrique (CESA) a demandé à cette occasion « aux autorités nigériennes de trouver des solutions aux problèmes posés par les étudiants » tout en condamnant la fermeture du campus. La CESA qui évoque un bilan de « 313 personnes interpellées dont 57 libérées, 109 blessés et 1...
(Africa Top sports 18/04/17)
Le Ghana et le Niger préparent leur participation à la CAN U17 Total, Gabon 2017. Les deux pays se sont donnés rendez-vous ce lundi à Accra pour un match amical. A l’arrivée, succès 2-0 des Black Starlets. Après 20 minutes de jeu, Sulley Ibrahim ouvre le score pour les locaux. C’est également le score à la pause. Au retour des vestiaires, les Ghanéens appuient de nouveau et inscrivent un second but par Gabriel Leveh. Les Nigériens ne reviendront pas. Les deux pays ont prévu un second match amical ce jeudi 20 avril à Accra. Au Gabon du 14 au 28 mai, le Niger figurera dans le groupe B avec l’Ethiopie, la Tanzanie et l’Angola. Le Ghana sera de son côté...
(RFI 17/04/17)
Après la mort d'un étudiant lundi 10 avril, une vidéo circule sur les réseaux sociaux, montrant des policiers qui tabassent un étudiant dans un pick-up. La scène a été filmée par les policiers eux-mêmes qui l'ont postée sur les réseaux sociaux. Trois d'entre eux ont été arrêtés. La vidéo qui circule sur les réseaux sociaux montre sans ambages un groupe de policiers en train de réprimer violemment un étudiant mis à leur disposition. Les images ont choqué plus d’un Nigérien, obligeant la Direction nationale de la police à mener des enquêtes et à sévir. « Trois de ces policiers ont été identifiés comme suspectés d’avoir participé
(AFP 16/04/17)
Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, s'est entretenu samedi après-midi avec des syndicats des étudiants pour désamorcer la crise universitaire après la manifestation de lundi qui a fait un mort sur le campus de Niamey fermé depuis, a annoncé la radio publique. "Nous avons rencontré le président de la république et des engagements ont été pris pour renouer le dialogue entre l'USN et le gouvernement", a affirmé à la radio Ousseïni Sambo, le secrétaire général du syndicat l'Union des scolaires nigériens (USN). Des sanctions vont être prises à l'encontre de responsables officiels, a-t-il souligné après la rencontre avec M. Issoufou qui, a-t-il ajouté, "a donné des instructions"...

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