Terrorisme : le président nigérien plaide pour une force régionale en vue de combattre les djihadistes | Africatime
Jeudi 23 Février 2017

Terrorisme : le président nigérien plaide pour une force régionale en vue de combattre les djihadistes

Terrorisme : le président nigérien plaide pour une force régionale en vue de combattre les djihadistes
(Agence d'information d'afrique centrale 12/07/16)

Le chef de l’Etat nigérien Mahamadou Issoufou a souhaité qu’une force multinationale mixte ouest-africaine soit créée pour lutter contre le terrorisme. Il s’exprimait à l’ouverture d’un sommet des présidents du Conseil de l’Entente composé de cinq Etats, créé en 1959 et dont il est le président en exercice.

« Nous devons œuvrer pour le renforcement du mandat et des effectifs de la Minusma (force de l’ONU au Mali, ndlr) en vue de mener des offensives contre les forces terroristes de tous genres opérant au Nord-Mali », a déclaré le président Nigérien. « A défaut, pour combattre efficacement le terrorisme dans ce pays frère (Mali, ndlr), nous devons mettre en place une force mixte multinationale sur le modèle des forces qui opèrent dans le bassin du lac Tchad », a-t-il ajouté.

Le chef de l’Etat s’est félicité de la force multinationale opérant contre le groupe djihadiste nigérian Boko Haram dans la région du lac Tchad. « Cette force est désormais opérationnelle et mène depuis quelques semaines des opérations efficaces contre Boko Haram », a-t-il précisé. Mise en place en 2015, la force multinationale du Lac Tchad est composée de 8.500 hommes originaires du Nigeria, du Niger, du Tchad, du Bénin et du Cameroun.

Mahamadou Issoufou, qui a appelé de tous les vœux à la création d’une force similaire, a dit qu’il la voulait sur le modèle de celle opérant dans la région du lac Tchad pour des raisons d’efficacité. « Face au terrorisme, nous n’avons d’autres choix que la mutualisation de nos forces et de nos moyens de défense et de renseignements », a insisté le chef de l’Etat.

Soulignant que les attentats perpétrés en mars dernier contre la station balnéaire de Grand Bassam, près d’Abidjan, une zone, selon lui, considérée comme éloignée des théâtres des opérations de terroristes, le président nigérien a affirmé que cela « démontre en évidence que le champ d’action du terrorisme n’a pas de limite ». Cette attaque, la première du genre, commise en territoire ivoirien avait fait 19 morts.

La création d’une force multinationale mixte d’Afrique de l’Ouest, calquée sur le modèle de celle du lac Tchad avait déjà été évoquée par Mahamadou Issoufou et son homologue ivoirien Alassane Ouattara.

Outre la Côte d’Ivoire, le nord du Mali, tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda, est l’un des principaux champs d’actions des djihadistes en Afrique de l’Ouest. Il est vrai qu’ils ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. D’ailleurs les attaques de ces terroristes qui sont restées longtemps concentrées dans le nord, se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis vers le sud du pays.

Mise en place en juillet 2015, la Force multinationale mixte opérant contre le groupe djihadiste nigérian Boko Haram dans la région du lac Tchad, est composée de 8.500 hommes originaires du Nigeria, du Niger, du Tchad, du Bénin et du Cameroun.

Les présidents des quatre autres pays membres du Conseil de l’Entente - Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Patrice Talon du Bénin et Faure Gnassingné du Togo - participent aux assises de Niamey, ainsi que le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, en tant qu’observateur.

Nestor N'Gampoula

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