Mercredi 22 Novembre 2017

Libertés d’expression : du Niger aux États-Unis, le droit à l’insolence

Libertés d’expression : du Niger aux États-Unis, le droit à l’insolence
(Jeune Afrique 10/11/17)

Samira Sabou, la trentaine, est une journaliste nigérienne. Jusqu’en octobre, elle travaillait dans une structure étatique, l’Office national d’édition et de presse (Onep), à Niamey. Mme Sabou a le sens de l’humour. Si tel n’était pas le cas, elle n’aurait pas publié sur sa page Facebook une photo où on la voit posant comme le président Mahamadou Issoufou.

Comment ? Debout entre deux fauteuils sur lesquels il prend appui, la jambe droite croisée sur la jambe gauche. Cette photo du président nigérien avait été publiée par un journal australien. D’autres petits malins ne se sont pas privés de l’imiter. L’un de ces rigolos a même posté la photo d’une créature inattendue : un pigeon photographié debout, la patte droite posée sur la gauche. Jamais oiseau n’avait atteint un tel niveau de drôlerie.

La parodie de Samira Sabou n’a pas plu à sa hiérarchie. La jeune femme a été, comme on dit familièrement, virée. Mais y a-t-il un lien entre la photo et son licenciement ? Non, selon l’un de ses supérieurs hiérarchiques, qui évoque des antécédents, tout en condamnant le fait que la photo de la journaliste ait été prise sur son lieu de travail. Tiens, tiens !

Et que dit Issoufou ? Rien. À mon humble avis, il a intérêt à ordonner la réintégration de Samira Sabou, cette effrontée qui rit de tout sauf de la misère humaine. Camarade Issoufou, l’humour est salvateur.

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