Lundi 19 Février 2018

Après la journée «écrans noirs» au Niger, le gouvernement s'explique

Après la journée «écrans noirs» au Niger, le gouvernement s'explique
(RFI 06/02/18)

Plus d'une dizaine de médias radios et télés mais aussi presse écrite ont décidé de ne pas diffuser leurs programmes habituels lundi 5 février afin de protester contre les pressions, les agressions contre les journalistes ou encore les confiscations de matériel. Ils dénoncent surtout une opération de contrôle de comptabilité lancée par les autorités. Elle porte non seulement sur l'année en cours, mais aussi sur les quatre années écoulées.
Inquiets face à cette opération de contrôle fiscal, plusieurs patrons de presse dénoncent une tentative de museler la presse. Ismael Alassane Abdoulaye, directeur du groupe Canal 3, fait partie de ceux qui ont suivi le mot d'ordre lancé aux médias. « La journée a été bien suivie », se félicite-t-il d'abord, « mon groupe de presse, la radio télévision Canal 3 Niger a suivi, parce que c'est la défense des intérêts de toute la presse nigérienne ». « Nous avons des inquiétudes au vu de tout ce qui se dresse devant nous avec tout ce que nous avons cité dans notre plateforme. Nous allons faire le point, voir à quel niveau nous sommes et ce que nous allons faire. Si nos revendications sont prises en compte, il n'y a pas de raison qu'on ne cesse pas le mot d'ordre. »

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