Samedi 24 Février 2018

La corruption aurait coûté à l'Etat mozambicain 12 millions de dollars en 2017

La corruption aurait coûté à l'Etat mozambicain 12 millions de dollars en 2017
(La Tribune 06/02/18)

La corruption a couté à l'Etat mozambicain plus de 12 millions de dollars, en 2017 estime le Bureau central de lutte contre la corruption basé à Maputo. Cette perte est en augmentation de 1,2 million de dollars par rapport au montant estimé en 2016.

L'année dernière, l'Etat mozambicain aurait perdu 610 millions de metical, soit environ 12 millions de dollars, à cause de corruption qui gangrène le pays. Selon le Bureau central mozambicain de lutte contre la corruption (GCCC), qui a révélé l'information, ce montant montre que la corruption a encore pris de l'ampleur dans le pays au cours de l'année 2017, car indique-t-on, en 2016 le pays avait perdu environ 10,8 millions de dollars soit 1,2 million de dollars de moins.

Le fléau affecte tous les secteurs d'activité du pays poussant les autorités à opter pour le renforcement des mesures. Le GCCC fait ainsi remarquer qu'au cours de l'année 2017, le gouvernement a procédé à des arrestations pour dissuader contre la corruption dans l'administration publique. Au total 155 personnes ont été arrêtées pour des faits de corruption et de détournement, et remis à la justice du pays. « La majorité des mis en cause sont des fonctionnaires et des agents qui, dans l'exercice de leurs fonctions, ont reçu des pots-de-vin ou ont abusé des ressources de l'Etat pour leur bénéfice personnel », a fait savoir le porte-parole du GCCC, Cristovao Mondlane.

D'autres méthodes dissuasives sont employées par le gouvernement mozambicain. Selon le GCCC, la justice mozambicaine a gelé plusieurs comptes bancaires et saisi une partie des avoirs illicites à travers tout le pays. « Sur le montant total, le GCCC a pu récupérer 17,9 millions de metical (environ 300.000 dollars) et a saisi une propriété valant 23,7 millions de metical (400.000 dollars) et cinq véhicules », a confié M. Mondlane qui a déploré le fait que les montants recouvrés ne reflètent pas l'ampleur du phénomène, car le pays ne dispose pas de loi sur la récupération des actifs.

« Il est nécessaire qu'il y ait une loi spécifique pour cela et un bureau spécifique pour récupérer les avoirs perdus dans les cas de corruption », a-t-il poursuivi. Malgré ces mesures, la corruption se perpétue dans le pays causant de graves pertes, allant jusqu'aux vies humaines. On citera le cas de Mahamudo Amurane, le maire de la troisième ville du Mozambique, Nampula (dans le nord du pays), en croisade contre la corruption dans le pays, qui a été assassiné par balle en octobre 2017.

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