Mardi 24 Octobre 2017

Au Mozambique, la mort d’un avocat français a ouvert une longue liste d’assassinats politiques

Au Mozambique, la mort d’un avocat français a ouvert une longue liste d’assassinats politiques
(Le Monde 08/03/17)
Le français, Gilles Cistac

Deux ans après le meurtre de Gilles Cistac, dont l’enquête est au point mort, d’autres « exécutions » ont décimé les rangs des opposants ou critiques du pouvoir. Le 3 mars 2015, l’avocat et universitaire toulousain Gilles Cistac était assassiné par balles en plein centre de Maputo, et en plein jour. Une figure incontournable du droit au Mozambique, pays dont il avait obtenu la nationalité. Sa mort avait alors déclenché une onde de choc dans la classe politique locale. Deux ans après, l’enquête est au point mort et l’événement tragique, quasi oublié.

Vendredi 3 mars, aucun titre de presse ne mentionnait la commémoration de l’assassinat, pourtant un tournant de la crise politico-militaire que traverse le pays depuis les élections de 2014. Car, entre-temps, ce sont des dizaines d’opposants et de critiques du pouvoir qui ont été tués dans des circonstances similaires. Pour beaucoup d’observateurs, l’implication du régime est évidente.

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