Jeudi 21 Septembre 2017

Au Cameroun, après les détournements de fonds il y a 4 à 5 ans, la tendance est désormais à la cybercriminalité, selon l’Anif

Au Cameroun, après les détournements de fonds il y a 4 à 5 ans, la tendance est désormais à la cybercriminalité, selon l’Anif
(Agence Ecofin 08/09/17)

A en croire les rapports de l’Agence nationale d’investigations financières (Anif), la cybercriminalité a pris le pas sur les détournements de deniers publics qui étaient encore le sport favori des Camerounais, il y a 4 ou 5 ans. Cette révélation est faite dans le Quotidien gouvernemental par Désiré Geoffroy Mbock, le secrétaire général du Groupe d’action contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme en Afrique centrale (Gabac).

«Au Cameroun, par exemple, les résultats des travaux de l’Anif révèlent que, autant il y a quatre ou cinq ans les détournements de fonds étaient l’objet principal des déclarations de soupçons, aujourd’hui, la tendance est plutôt à la cybercriminalité», a-t-il confié.

Cette tendance est confirmée par l’Agence nationale des TIC (Antic). En effet, selon les résultats d’une étude de cet organisme étatique, révélés le 26 juillet 2017, à Yaoundé, au cours d’une conférence des gouverneurs de régions, depuis 2013 des Camerounais ont enregistré près de 4 milliards de francs Cfa de pertes dues au «scamming» (escroquerie financière sur Internet).

Par ailleurs, environ 3,7 milliards de francs Cfa ont été perdus à cause du « skimming » (fraude à la carte bancaire), contre plusieurs centaines de millions de francs Cfa de pertes dues à des intrusions dans les systèmes d’information de certaines compagnies et plusieurs milliards de francs Cfa perdus dans la fraude à la Simbox (boîtier électronique utilisé pour se faire facturer le trafic téléphonique international aux prix du tarif national).

BRM

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