Lundi 20 Novembre 2017

Fuite des cerveaux : Maurice, 5e pays au monde le plus affecté

Fuite des cerveaux : Maurice, 5e pays au monde le plus affecté
(Le Défi Média 14/03/17)

Maurice est le cinquième pays au monde le plus touché par la fuite des cerveaux.

C’est ce qu’indique l’édition de mars 2017 de la Harvard Business Review. Les auteurs ont considéré le taux d’émigrants – détenteurs d’un diplôme universitaire - qui ont quitté leurs pays natal pour aller vivre dans un pays de l’Organisation de Coopération et Développement Economiques (OCDE).

Ce taux s’élève à 41% des diplômés universitaires de Maurice, selon les chiffres de l’OCDE cités par la Harvard Business Review. Avec ce taux, Maurice est le principal pays africain à subir la fuite des cerveaux. Le premier pays au classement est la Guyane française. 93% des diplômés universitaires de ce territoire français d’Amérique du Sud quittent leur pays natal pour aller travailler ailleurs.

La Harvard Business Review note que dans le monde, entre 1990 et 2010, le nombre d’émigrés hautement qualifiés a augmenté de 130% contre 40% pour ceux avec de faibles qualifications. Les émigrés qualifiés favorisent les pays anglo-saxons, avec en tête de liste les États-Unis. Selon les auteurs de la publication, dans la seule Silicon Valley, région de San Francisco spécialisée dans les Technologies de l’Information et la Communication (TIC), on compte 50% de travailleurs et d’entrepreneurs d’origines étrangères engagés dans les TIC.

À Maurice, les opérateurs du secteur des TIC sont inquiets de la fuite des cerveaux. « Pour faire de Maurice un pays à hauts revenus, nous avons besoin de compétences élevées. Nous aurons d’autant plus besoin de ces diplômés qui quittent le pays à cause du vieillissement de la population. On doit faire de Maurice un pays plus attrayant à tous les niveaux », commente Vidia Mooneegan, Managing Director de Ceridian.

Le principal argument évoqué par les jeunes diplômés quand ils songent à quitter Maurice, c’est le niveau des salaires. Sur ce point, Vidia Mooneegan explique que plus les compétences seront élevées à Maurice, plus les salaires le seront. «Les prix et les impôts sont plus élevés dans les pays de l’OCDE qu’à Maurice, ce qui relativise la différence des salaires. »

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