Dimanche 19 Novembre 2017

Sahara occidental : le procès de Gdeim Izik jugé « équitable » par des observateurs français

Sahara occidental : le procès de Gdeim Izik jugé « équitable » par des observateurs français
(Jeune Afrique 20/10/17)
Manifestation en novembre 2015 à paris pour la libération des prisonniers condamnés après l’évacuation de Gdeim Izik.

Dans un rapport présenté ce jeudi à Paris, la procédure n'a pas été entâchée d'irrégularités malgré sa forte charge politique. Un test pour la transparence de la justice marocaine.

« Les conditions d’un procès équitable ont été satisfaites tout au long d’une procédure difficile et marquée de nombreux incidents ». Telle est la conclusion d’un rapport de l’Association pour la promotion des libertés fondamentales (APLF), des observateurs français qui ont suivi l’emblématique procès de Gdeim Izik du 16 décembre 2016 au 18 juillet 2017.

Présenté à la presse ce jeudi 19 octobre à Paris, le rapport revient sur toutes les étapes de cette procédure en examinant la compétence de la Cour de Salé – où s’est déroulée ce procès – le respect du droit international, les droits de la défense, des accusés ainsi que ceux de la partie civile. Les familles des victimes se sont en effet constituées partie civile pour demander dommage et intérêts.

Au terme de ce feuilleton judiciaire qui aura duré six mois, 25 sahraouis, accusés d’avoir tué onze membres des forces de l’ordre marocaines en 2010, avaient été condamnés à des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité.

« C’est un procès hors normes et qui a eu lieu dans une ambiance extrêmement tendu », témoigne Me Ariane Guignot, membre de ce collectif d’observateurs français. « Un voyage en pleine absurdie, ajoute-t-elle, et qui commence dès l’entrée du tribunal où des sit-in à répétition, que ce soit des familles des accusés ou de celles des victimes étaient organisés. »

« Ensuite, enchaîne-t-elle, il fallait passer par le cordon de sécurité mis en place par les Marocains et accéder à la fin à une salle agitée. » Et pour cause : lorsque les prévenus faisaient leur entrée, c’est en scandant des slogans politiques et en parlant bruyamment avec leurs familles qui étaient dans la salle. « À la fin de la journée, on était vidée par tant de tensions », rapporte Me Guignot.

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