Mercredi 25 Avril 2018

Maroc : une enquête nationale sur l’emploi fait l’effet d’une douche froide pour le gouvernement

Maroc : une enquête nationale sur l’emploi fait l’effet d’une douche froide pour le gouvernement
(La Tribune 29/03/18)
Le Haut commissariat au Plan au Maroc

Le Maroc a perdu plus d’emplois qu’il n’en a créé entre 2016 et 2017, alors que l’accès au marché du travail reste encore un véritable parcours du combattant pour la population active en situation de chômage. Le HCP, l’institution marocaine en charge de la production statistique, de planification,et de prévision économique, n'hésite pas à pointer du doigt l’absence d’organisation et de protection, d’accès au système de retraites ou encore sur l'inquiétant taux de chômage des femmes.

Le Haut commissariat au Plan (HCP) marocain vient de dévoiler les résultats de sa dernière enquête pour l'emploi pour l'exercice 2017, un rapport qui révèle un taux de chômage résilient aux réformes entreprises par l'Exécutif et où l'agriculture demeure le plus important pourvoyeur d'emplois du pays.
Un emploi de «faible qualité»

L'enquête du HCP rappelle que le Maroc disposait d'une population active de 11,9 millions de personnes en 2017, progressant au rythme de 1,1%, alors que le taux d'activité a reculé de 47 à 46,7% au niveau national. Le volume de l'emploi a de son côté légèrement augmenté de 0,8% l'année dernière, ce qui correspond à une création nette de 86 000 postes, dont 42 000 dans le segment d'activités «agriculture, forêt et pêche», 26 000 dans les services, 11 000 dans le BTP ou encore 7 000 dans l'industrie, y compris l'artisanat.

Des chiffres qui mettent en doute la capacité réelle de la politique d'industrialisation ou d'écosystèmes à créer de l'emploi, vu que près de 50% des nouveaux emplois enregistrés en 2017 sont liés à l'agriculture et la pêche. D'ailleurs, le HCP a fait état d'une baisse du taux d'emploi passant de 42,3% à 41,9% entre 2016 et 2017. Une contraction qui se conjugue à la faible qualité de ce denier, puisque 58,6% des actifs n'ont aucun diplôme, 27,9% un diplôme de niveau moyen et 13,5% de niveau supérieur, alors que plus d'un quart des actifs occupent un emploi précaire.

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