Mardi 20 Février 2018

Immobilier : comment les marocains Addoha et Alliances ont retrouvé des couleurs

Immobilier : comment les marocains Addoha et Alliances ont retrouvé des couleurs
(Jeune Afrique 12/02/18)

Désendettés, les numéros un et deux du secteur de l'immobilier marocain, Addoha et Alliances misent sur les classes moyennes et l’Afrique subsaharienne pour repartir de l’avant.

Pour les promoteurs immobiliers marocains, le pire est passé. Si l’année 2018 ne sera vraisemblablement pas un grand cru compte tenu de la morosité de l’économie nationale, elle permettra au moins aux leaders du secteur de maintenir le rythme de leurs investissements, d’autant qu’ils bénéficient de la confiance retrouvée des banquiers. Au cours des deux dernières années, ils se sont concentrés sur l’assainissement de leurs finances et sur la redéfinition de leur stratégie, cherchant ainsi à corriger les erreurs passées. Entre 2013 et 2016, Addoha et Alliances, numéros un et deux du secteur, avaient payé un appétit immodéré pour le foncier et une expansion rapide dans un marché en fort ralentissement.

Le premier avait accumulé une réserve de plus de 5 300 ha financée sur la base d’emprunt. « À la fin de 2014, la dette du groupe avait atteint plus de 9,3 milliards de dirhams (845 millions d’euros environ), et le stock de produits finis était constitué de plus de 15 000 unités… Ce qui a eu des répercussions sur la capacité du groupe à générer une trésorerie positive », rappelle Anas Berrada, DG du groupe Addoha.
« Priorité au cash 2020 »

Pour sortir de l’ornière, le patron a cédé en priorité son stock d’invendus. Baptisée « plan génération cash », l’opération de sauvetage commencée en 2015 avait permis de se séparer de 62 % de son stock en octobre 2016 pour un chiffre d’affaires de 23,6 milliards de dirhams. Résultat, son ratio d’endettement est aujourd’hui l’un des plus faibles du secteur.

Au début de janvier, Addoha a présenté son nouveau plan stratégique nommé « priorité au cash 2020 », dont l’objectif est de développer de nouveaux relais de croissance en préservant les équilibres financiers. Après avoir longtemps misé sur le logement social, le groupe – dont le chiffre d’affaires 2018 devrait tourner autour de 6,3 milliards de dirhams, soit moins qu’en 2016 – cible désormais en plus la classe moyenne.

Cette activité lancée en 2015 sous la marque Coralia, et dont le niveau de marge est « confortable », selon le promoteur, devra contribuer à hauteur de 14 % au chiffre d’affaires en 2020. À cette échéance, les projets menés en Afrique subsaharienne atteindront eux 7 %. Si l’acquisition de foncier reste prioritaire, elle sera limitée à 500 millions de dirhams par an.

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