Samedi 24 Février 2018

Au Maroc, les autorités monétaires se veulent rassurantes après l’adoption d’un nouveau régime de change

Au Maroc, les autorités monétaires se veulent rassurantes après l’adoption d’un nouveau régime de change
(Jeune Afrique 22/01/18)
Le ministre marocain des Finances, Mohamed Boussaid

Un peu moins d’une semaine après l’adoption d’un nouveau régime de change pour le dirham marocain, la situation sur le marché est « très rassurante », estiment les autorités monétaires du pays.

Cela fait quatre jours que la réforme du régime de change du dirham marocain est entrée en vigueur. La valeur du dirham contre les devises évolue désormais dans un intervalle de fluctuation de ±2,5 %, contre ±0,3 % auparavant, par rapport à un cours fixé préalablement par Bank Al-Maghrib. Si un grand nombre de Marocains et d’opérateurs économiques exprimaient leurs craintes vis-à-vis de cette réforme, notamment quant à ses conséquences sur le pouvoir d’achat, il semblerait que tout se passe bien sur le marché. « Les premiers jours de ce processus de flexibilisation se sont passés de façon lisse et ordonnée », assure Youssef Naguib, directeur commercial de BMCE Capital Markets qui a suivi avec grande attention le déroulement des premières séances de la semaine.

Le même constat a été rapporté par le ministre des Finances, Mohamed Boussaid, et le gouverneur de la banque centrale, Abdellatif Jouahri, lors d’une conférence de presse tenue le 18 janvier. « Les trois premiers jours, la cote est restée dans la limite de la précédente bande », s’est réjoui le ministre, qui est venu pour rassurer et pour dégager toute ambiguïté concernant ce sujet. Pour lui, le marché a donné raison à l’économie nationale et le dirham est en ligne avec les fondamentaux économiques du pays.

L’inflation n’augmenterait que de 0,4 point dans le pire scénario

Si cette réforme a pris plus de sept ans de préparation, la vulgarisation du sujet n’a pas été faite d’une façon très réussie. C’est pour cela que durant toute la semaine, les autorités monétaires et financières du pays ont porté un discours rassurant, mais surtout pédagogique.

D’ailleurs, des stress-tests ont été effectués par la commission qui était en charge de la préparation de cette réforme, pour connaître les conséquences d’une baisse 2,5 % du cours du dirham. Ce scénario, basé sur l’hypothèse d’une dépréciation maximale, a montré une hausse de 0,2 % de la croissance économique du pays et une inflation additionnelle de 0,4 . « Cela nous donnerait un taux d’inflation à 1,9 %, contre 1,5 % selon nos prévisions pour 2018. Même dans ce scénario, nous resterions sous la barre des 2 % tolérés », poursuit Abdellatif Jouahri, qui est convaincu qu’une telle chute est très peu probable.

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