Vendredi 20 Octobre 2017

Au Maroc, le chef du gouvernement islamiste prié de céder la place

Au Maroc, le chef du gouvernement islamiste prié de céder la place
(Libération 17/03/17)
Abdelilah Benkirane, le chef du parti islamiste et en-Premier ministre marocain.

Devant l'incapacité du leader du Parti de la justice et du développement à former un gouvernement, le roi a demandé à sa formation de proposer un remplaçant.
La démocratie marocaine tousse. Il y a cinq mois, le Parti de la justice et du développement (PJD, musulman-conservateur) remportait une victoire nette aux élections législatives. Porté par le chef du gouvernement sortant, le charismatique tribun Abdelilah Benkirane, il décrochait 125 sièges au Parlement, soit 18 de plus que sous son mandat précédent. Loin, cependant, de la majorité des 198 députés nécessaires pour gouverner.

Ainsi est fait le système politique marocain : il contraint les formations à former des coalitions larges, et donc relativement fragiles face à la vraie puissance du pays, l’administration royale. Sauf que Benkirane n’a pas réussi à trouver suffisamment d’alliés pour construire cette coalition. Cinq mois après son triomphe, il a été congédié mercredi soir par le souverain, Mohammed VI, rentré la veille d’une tournée africaine de quarante jours. Retour sur une crise inédite, qui constitue un test pour le système politique du royaume, fraichement rénové dans la foulée du «mouvement du 20 Février», le printemps marocain.

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