Dimanche 19 Novembre 2017

Au Maroc, la difficulté des islamistes à tourner la page Benkirane

Au Maroc, la difficulté des islamistes à tourner la page Benkirane
(Le Monde 20/03/17)

Les militants du PJD ont adoubé le nouveau chef du gouvernement, Saad-Eddine Al-Othmani, mais restent attachés à la ligne du secrétaire général limogé par le roi. « Pour Benkirane, le gouvernement, c’est fini. » Samedi 18 mars, parlant de lui à la troisième personne, le secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste), a mis fin aux rumeurs sur son avenir au sein d’un futur exécutif, dont a été chargé son successeur et camarade Saad-Eddine Al-Othmani. Mais l’ancien premier ministre démis de ses fonctions le 15 mars s’est offert un ultime tour de piste.

« Sa Majesté m’a démis, que Dieu l’en récompense »

Debout sur une table, faisant face à une forêt de micros et de caméras, à l’entame du conseil national extraordinaire qui s’est tenu à Salé, la ville jumelle de Rabat et dont il est l’élu depuis vingt ans, il a résumé la folle semaine du PJD à sa manière, lapidaire : « Sa Majesté m’a nommé et m’a démis, que Dieu l’en récompense. Il a nommé une autre personne et nous avons décidé d’interagir positivement avec sa décision. »

Dans l’enceinte du centre national des sports Moulay-Rachid, près de 200 militants islamistes, rassemblés par petites grappes, commentaient les événements de la semaine écoulée : le retour au pays de Mohammed VI mardi 14 mars, le limogeage de M. Benkirane mercredi, la réunion de crise de la direction du PJD le lendemain et la nomination surprise d’Al-Othmani, vendredi.

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