Vendredi 17 Novembre 2017
(Le Monde 07/11/17)
Les militaires des forces « Barkhane » et « Sabre » auraient tué, par erreur fin octobre, onze soldats maliens otages des djihadistes. Dans le combat contre les groupes djihadistes, qui se poursuit dans les confins septentrionaux du Mali, l’affaire est embarrassante pour Paris. Alors que les communiqués sur les morts, quasi quotidiennes, de casques bleus de la Minusma ou de soldats maliens ne semblent plus émouvoir personne, que les « victimes collatérales » de cette guerre invisible ne sont jamais évoquées, l’armée française est soupçonnée d’avoir tué, par erreur, onze militaires maliens otages du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), une coalition djihadiste affiliée à Al-Qaida. Les faits se seraient produits lors d’une opération menée dans...
(RFI 07/11/17)
Au Mali, 17 militaires, dont de hauts gradés, ont annoncé être en grève de la faim afin de demander à être jugés dans l'affaire de l'assassinat en 2013 de 21 bérets rouges retrouvés dans un charnier près de Bamako. Tous sont inculpés d'assassinat et de complicité d'assassinat. Amadou Haya Sanogo, le chef de l'ex-junte militaire malienne (2012-2013), fait partie des inculpés. Ce sont les épouses des militaires détenus ou en liberté provisoire, mais sous contrôle judiciaire, qui mobilisent les rencontres avec la presse, des diplomates, des associations de défense des droits de l’homme. Un seul but : le sort de leur mari. Madame Dembélé Madina Sissoko est l’épouse de l’ancien chef d’état-major de l’armée malienne : « La grève de...
(BBC 07/11/17)
Le conseiller du chef du village de Fatoma, situé à 10 km de Sévaré dans le centre du pays, a été tué par des hommes armés. Six djihadistes présumés, à bord de motos, sont entrés dans la localité où ils ont "tué le conseiller du chef de village", a indiqué un élu local. Ce dernier a précisé que les assaillants avaient d'abord "cherché en vain un informateur des gendarmes". En savoir plus sur : http://www.bbc.com/afrique/region-41898793
(Le Republicain (ml) 07/11/17)
Le Procureur de la République du Tribunal de Grande instance de la Commune IV aurait écrit au Procureur Général près la cour d’Appel de Bamako. L’objet de cette correspondance était de dénoncer et porter plainte contre le ministre Mohamed Ali Bathily. Dans sa lettre, le Procureur de la République indique : « Nous avons été alerté par des personnes anonymes de ce que Monsieur Mohamed Aly BATHILY, Ministre des Domaines de l’Etat, des Affaires foncières et de l’Urbanisme, a, au cours d’un meeting qu’il a animé le dimanche 29 octobre 2017 à partir de 10 heures dans la ville de Koutiala, tenu des propos outrageants, des insultes, des dénonciations calomnieuses envers la justice de façon générale, mais singulièrement envers notre...
(Le Republicain (ml) 07/11/17)
En déplacement dans le centre et le nord du pays, Abdoulaye Idrissa Maïga, le Premier ministre du Mali a dû revoir son planning. Attendu hier lundi 6 novembre à Nianfunké, dans la région de Tombouctou, le Premier ministre a renoncé à sa visite à cause d’une attaque terroriste perpétrée contre les forces de défense et de sécurité du Mali à Soumpi. Depuis le vendredi 3 novembre, le Premier ministre du Mali Abdoulaye Idrissa Maïga, à la tête d’une délégation de responsables d’institutions, de leaders religieux et de ministres, est en déplacement au centre et au Nord du pays. A Kouakourou, Tenenkou, Youwarou, dans la région de Mopti, le Premier ministre a rassuré les populations du soutien des autorités maliennes face...
(APA 07/11/17)
APA-Ouagadougou (Burkina Faso) - Pour le moment seulement 108 millions d’euros, soit 70,243 milliards FCFA, ont été annoncés pour le financement du la force spéciale du G5 Sahel regroupant cinq pays (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), a déclaré lundi à Ouagadougou, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry, au cours d’une conférence de presse. Le chef de la diplomatie burkinabè a indiqué que l’on a besoin au total de 423 millions d’euros, soit 270 milliards de francs CFA pour que la force spéciale du G5 Sahel soit opérationnelle. Et de préciser qu’à ce jour 108 millions d’euros ont été annoncés, soit 70,243 milliards FCFA, ajoutant que ce montant comprend les 50 millions d’euros que doivent mobiliser les...
(Le Republicain (ml) 07/11/17)
Moussa Cissé, le « Mandé mori » (marabout du Mandé) est-il devenu un « Mandé djéli » (griot du Mandé) ? C’est la question, sinon une boutade qui vous taraude tout le long du livre de ce jeune écrivain malien qui, à l’orée de la rentrée littéraire, en ce début d’octobre automnal fait paraître chez l’Harmattan, un troisième ouvrage intitulé : « Ibrahim Boubacar Keïta, un destin d’exception ». Selon Victor Hugo, « lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grands cris ; son doux regard qui brille fait briller tous les yeux… » A son lancement à Bamako, dans le reportage de l’ORTM (chaîne de télévision publique) l’on voit la sensation de la même ambiance. Etaient réunies...
(RFI 07/11/17)
Au Mali, le Premier ministre malien, Abdoulaye Idrissa Maiga, s’est vu obligé, ce lundi 6 novembre, de reporter une visite de terrain dans une localité du centre du Mali, pour des raisons de sécurité. Au moins sept civils ont été tués dans deux attaques au centre, mais aussi dans le nord du pays. Ce lundi, peu avant l’arrivée du Premier ministre malien dans la localité de Soumpi, à 40 km de Niafunké, avant-dernière étape de sa visite dans le centre du Mali, un véhicule de l’armée a sauté sur une mine provoquant trois blessés graves. Peu après, par mesure de précaution, les démineurs ont inspecté un tronçon que devait emprunter le chef du gouvernement et sa délégation. Surpris, ils ont...
(AFP 06/11/17)
Au moins sept civils ont péri lundi dans deux attaques dans le nord et le centre du Mali, où le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga a dû reporter une visite après l'explosion d'une mine au passage d'un véhicule d'escorte, selon des sources concordantes. Au moins trois civils ont étés tués dans le centre du pays lors de l'attaque de deux camions affrétés par la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), ont affirmé à l'AFP une source policière malienne à Mopti (centre) jointe par téléphone et une source militaire malienne.
(AFP 06/11/17)
Onze militaires maliens prisonniers d'un groupe jihadiste au Mali ont été tués fin octobre dans la région de Kidal (nord-est) après "un raid anti-terroriste" de l'armée française, ont indiqué dimanche à l'AFP des sources militaires maliennes. "Nous avons assez d'éléments pour le dire: début octobre, nous avons reçu des preuves de vie de nos militaires capturés par les terroristes. Dans la nuit du 23 au 24 octobre, après +un raid anti-terroriste+, nos militaires ont été tués. Nous avons échangé avec les Français sur le sujet", a déclaré dimanche à l'AFP un responsable du ministère malien de la Défense. Des photographies des corps des soldats maliens tués ont permis de "recouper les informations", et de confirmer leur identité "sans grand risque...
(Libération 06/11/17)
Une opération antiterroriste française a été menée la semaine dernière dans le nord-est du pays. Selon des sources sécuritaires maliennes, des soldats qui avaient été capturés entre juillet 2016 et mars 2017 figurent parmi les victimes. Deux semaines après le raid mené par l’armée française sur un campement jihadiste dans le désert malien, l’opération est éclairée sous un nouveau jour. Onze militaires maliens ont été tués au cours de cette intervention dans le secteur d’Abeïbara, près de la frontière algérienne, dans la nuit du 23 au 24 octobre, selon plusieurs sources maliennes. Les soldats avaient été kidnappés par le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (JNIM, «Groupe de soutien de l’islam et des musulmans»), une coalition de groupes jihadistes sahéliens opérant sous...
(AFP 06/11/17)
Au moins quatre civils, dont une adolescente, ont été tués lundi dans le nord du Mali lorsque l'autocar qui les transportaient a roulé sur une mine, a appris l'AFP de source policière et administrative. "Un bus de transport a sauté sur une mine non loin de la localité d'Ansogo (à 100 km de Gao). Au moins quatre civils, dont une fille ont été tués. Il y a aussi des blessés", a déclaré à l'AFP une source militaire malienne contactée sur place par téléphone. "Ce sont les jihadistes qui ont posé la mine pour terroriser la population accusée de donner des informations aux forces de sécurité", a déclaré un élu de la localité, confirmant l'information. Les passagers du bus se rendaient...
(RFI 06/11/17)
Au Mali, alors que la force commune du G5 Sahel a entamé ses premières manœuvres conjointes dans la zone dite des « trois frontières », l'opération Hawbi, le Premier ministre poursuit jusqu'à demain une tournée dans le centre du pays, région touchée par le terrorisme. Abdoulaye Idrissa Maïga veut rassurer les populations, et promet d'apporter des réponses pour enrayer la radicalisation des jeunes. A l’étape de Mopti, chef-lieu de la région du même nom, le Premier ministre malien a participé à un forum. Au cours de cette rencontre, les chefs religieux se sont déclarés mobilisés autour des idées de réconciliation et de paix et un nouveau programme de sécurité intégrée des régions du centre a été dévoilé. La délégation officielle...
(Le Republicain (ml) 06/11/17)
Abdoulaye Idrissa Maïga, le chef du gouvernement malien, à la tête d’une forte délégation, est depuis le vendredi dernier en visite dans la région de Mopti. Cette visite qui vise officiellement à discuter de paix avec les notabilités de la 5e région du Mali, est une manière, à un mois des élections régionales et municipales couplées, de regagner la confiance des populations de la zone qui vivent aujourd’hui sous le joug du terroriste malien Amadou Kouffa. Ce dernier et ses hommes font régner la terreur dans le centre du pays où ils ont fermé plus de 200 établissements scolaires. Pour sa visite à Mopti, le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga a embarqué avec lui, en plus de plusieurs membres de...
(Jeune Afrique 06/11/17)
Depuis le 1er novembre, le G5 Sahel a lancé aux frontières du Mali, du Niger et du Burkina Faso l’opération Hawbi, au sein de laquelle militaires maliens, burkinabè, nigériens et français collaborent. Une première victoire pour les Ouest-Africains, qui sont confiants dans l’évolution de cette force, notamment d’un point de vue financier. La réunion qui, le 30 octobre, a réuni à l’ONU les ministres des Affaires étrangères du G5 Sahel (Burkina, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad), ainsi que Rex Tillerson, le secrétaire d’État américain, et Thomas Shannon, son adjoint chargé des Affaires politiques, a ainsi été fructueuse, aux dires d’un participant. Non seulement Washington a promis une aide de 60 millions de dollars, après une forte pression de la France, mais...
(RFI 06/11/17)
Au Mali, l'opération Haw Bi, le nom de code des premières manœuvres conjointes de la nouvelle force du G5 Sahel, se poursuit dans une zone carrefour où évoluent plusieurs groupes terroristes. Des groupes qui n'ont pas les mêmes objectifs, mais qui communiquent de plus en plus entre eux et font planer une nouvelle menace sur la région. En mars 2017, le chef terroriste malien Iyad Ag Ghaly a réussi le tour de force d'unir au sein d'une même coalition l'ensemble des katibas actives au Mali. Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (RVIM) a depuis revendiqué près de 60 attaques sur tout le territoire et affirme détenir l'ensemble des otages occidentaux. De l'autre côté, l'organisation Etat islamique au...
(Agence Ecofin 06/11/17)
Selon Melissa Rousset, une spécialiste de la finance digitale, on verra se développer dans les prochaines années, en Afrique de l'ouest francophone, le crédit scoring, une technique qui consiste à évaluer la capacité de remboursement d’un demandeur de prêts, grâce à l'analyse des données le concernant. Le crédit scoring, très développé en Afrique de l'est, a permis d'y améliorer l'inclusion financière. Jusqu'à présent, la décision de donner ou non une suite favorable à un demandeur de crédit, repose encore largement sur des outils d'évaluation préconçues et peu flexibles. Par exemple, plusieurs consommateurs de crédit de communication téléphonique ne s'en rendent pas toujours compte, mais derrière le service de prolongation du temps ou du volume des appels, se cache un service...
(Agence Ecofin 06/11/17)
La société Huawei Technologies, responsable de la construction du réseau national de fibre optique, a obtenu cinq mois supplémentaires pour pouvoir livrer les tronçons déjà en chantier. Les 15 mois qui avaient été accordés en 2015 à l’entreprise chinoise pour livrer les tronçons Markala-Tombouctou, Mopti-Gao et Bamako-Kourémalé se sont avérés insuffisants. D’après le conseil des ministres, réuni en session ordinaire le 1er novembre 2017 sous la présidence du Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maiga, Huawei Technologies a accusé du retard dans la livraison de ces chantiers, à cause de l’insécurité et de la nature rocheuse du terrain dans certaines localités de la zone du Projet. Pour le gouvernement malien, l’avenant ainsi accordé à Huawei Technologies n’aura aucune incidence financière sur le...
(AFP 05/11/17)
Turban fauve et noir, corsage blanc immaculé, bijoux dorés, Hawa Kanté s'est parée de ses plus beaux atours: dans le quartier le plus déshérité de Gao, habitants et autorités locales fêtent l'inauguration d'un puits. Un trésor inestimable pour cette communauté du Nord du Mali, privée d'accès à l'eau. "Avant, je devais marcher 3 ou 4 kilomètres pour aller chercher de l'eau avec des bidons et faire la queue parfois toute la journée", raconte Hawa. "J'étais obligée d'emmener mes petits pour m'aider à transporter l'eau, ils n'allaient plus à l'école", confie cette mère de six enfants. Derrière elle, les célébrations battent leur plein au pied du grand réservoir bleu pétrole, installé dans une rue parsemée de déchets plastique, où s'alignent de...
(RFI 04/11/17)
Première opération de la force du G5 Sahel a eu lieu dans la zone des trois frontières, au Mali. Les militaires maliens, burkinabè et nigériens travaillent ensemble depuis le 1er novembre 2017. L'objectif de cette mission, baptisée Hawbi, est de montrer que la force conjointe a démarré ses activités. Il n'y a pas de réel enjeu militaire. Pour cette première opération du G5 Sahel, les forces armées maliennes se sont déployées au côté d'un détachement de forces françaises, dans la zone des trois frontières au Mali, plus précisément dans la région d'In Tillit, non loin de Gao. Cette zone est très instable, et peut être décrite comme un carrefour, car plusieurs groupes terroristes y sont actifs. Cette première mission a...

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