Mercredi 23 Août 2017
(RFI 19/08/17)
Dans une adresse solennelle aux Maliens dans la nuit de vendredi à samedi, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta , a décidé de surseoir au référendum sur le projet de de révision sur la nouvelle Constitution . Sur la question, deux camps, partisans et opposants de la révision constitutionnelle, se défiaient de plus en plus ouvertement. Plus question, jusqu’à nouvel ordre, d’organiser un référendum sur le projet de nouvelle Constitution. Le président malien IBK, s’adressant aux Maliens très tard dans la nuit de vendredi à samedi à la télévision nationale, a déclaré : « J’ai décidé, en toute responsabilité, de surseoir à l’organisation d’un référendum sur la révision constitutionnelle. Pour le Mali, aucun sacrifice n’est de trop ! » Pour...
(AFP 19/08/17)
La justice malienne a condamné vendredi à 10 ans de prison Aliou Mahamar Touré, surnommé le "coupeur de mains" de Gao, ville du nord malien contrôlée par les jihadistes entre 2012 et 2013 dont il était le chef de la "police islamique". "La Cour déclare l'accusé coupable de tous les faits qui lui sont reprochées, mais avec des circonstances atténuantes, et le condamne à une peine de 10 ans de réclusion criminelle", a déclaré le président de la Cour d'assises à l'issue d'un procès qui s'était ouvert vendredi matin dans la capitale malienne. "Je m'attendais quand même à une peine plus lourde. Les crimes de guerre sont établis (...) Mais c'est un procès pour l'Histoire. La Cour a reconnu coupable...
(AFP 18/08/17)
Le procès de l'ex-chef de la "police islamique" de Gao, ville du nord malien contrôlée par les jihadistes entre 2012 et 2013, s'est ouvert vendredi devant une Cour d'assises de Bamako, en présence de plusieurs victimes présumées. Arrêté en décembre 2013 par les forces armées maliennes, Aliou Mahamar Touré, "l’ancien commissaire islamique" de Gao, est notamment accusé d'avoir coupé une main à des voleurs présumés et fouetté en public des femmes qui ne portaient pas le voile islamique. L'Association malienne de défense des droits de l'homme (AMDH et la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) ont dit jeudi "espérer" que le procès débouche sur "un jugement reconnaissant l'ampleur et la gravité des crimes" commis par les jihadistes...
(L'Essor 18/08/17)
Après avoir dépêché le Premier ministre pour présenter les condoléances de la Nation à la MINUSMA et aux familles des victimes, le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, s’est rendu hier dans « la Cité des 333 Saints » Suite à l’attaque du quartier général de la MINUSMA à Tombouctou du 14 août 2017, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta a effectué hier, une visite dans « la Cité des 333 Saints ». Une visite qui réconforte les parents des victimes et la MINUSMA. Le chef de l’Etat était accompagné du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali
(RFI 18/08/17)
L'insécurité au nord du Mali n'est pas seulement le fait des groupes terroristes. Ces deux derniers mois ont été marqués par un regain d’affrontements directs et meurtriers entre groupes armés dans la région de Kidal, notamment à Anéfis. Les ex-rebelles de la CMA et la Plateforme, un groupe proche de Bamako, se sont mutuellement accusés d'exactions. C'est dans ce contexte que la Minusma a annoncé la découverte de deux fosses communes dans cette zone de combat. On en parle avec Guillaume Ngefa, directeur de la division des droits de l'homme de la Minusma, l'invité de Serge Daniel. « Nous parlons des faits que la Minusma à travers la division des droits de l’homme a vérifiés par l’intermédiaire de missions d’enquête...
(Le Republicain (ml) 18/08/17)
Tombouctou, ville martyre, aura vécu mille malheurs avant que le président de la République daigne s’y rendre le 17 août 2017. La fin du sevrage viendra d’un tollé : les Maliens avaient du mal à comprendre que leur cher président se soit précipité au chevet des victimes d’une attaque terroriste à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, le 14 août. Au même moment, toute la nation se joignait à la cité des 333 Saints pour pleurer la perte cruelle de Maliens et des casques bleus fauchés presque à la même date. A sa décharge, la présidence de la République pourrait évoquer le contexte diplomatique poussant le Mali à faire les yeux doux aux pays membres du G5 Sahel. Quand IBK...
(RFI 18/08/17)
Le procès d’Aliou Mahamar Touré démarre ce vendredi à Bamako. Chef de la police islamique pendant l’occupation de Gao par les islamistes, il est notamment accusé d’avoir, lui-même, coupé les mains de voleurs présumés. C’est un procès très attendu qui s’ouvre ce vendredi à Bamako, celui d’Aliou Mahamar Touré. A Gao, à l’époque où les jihadistes contrôlaient totalement la ville, on le reconnaissait par sa grande taille, près de deux mètres. A l’époque, Aliou Mahamar Touré, dont le procès s’ouvre ce vendredi 18 août à Bamako, était un homme craint à Gao, où il circulait au volant de son un pick-up, imposant un régime de terreur sur les habitants. Les jihadistes étrangers s’appuyaient sur ce natif de Gao, ancien vendeur...
(L'indicateur du Renouveau 18/08/17)
Le mouvement “Waati sera” pour exiger la libération de Kidal et obtenir la neutralité de la France dans la crise entre la plateforme et la Cma donne rendez-vous aujourd’hui à 14 heures devant l’ambassade de France. Et cela malgré les mises en garde du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, qui a déclaré la semaine dernière que « la France est un pays ami qui doit être traité comme tel et nous y veillerons ». Après un premier sit-in le 3 août dernier, le mouvement “Waati sera” et plusieurs autres associations sont attendus ce vendredi 18 août à partir de 14 heures devant l’ambassade de la France pour exiger de la France le retour de l’Armée malienne dans la...
(Le Prétoire 18/08/17)
Au cours d’un point-presse qu’elle a animé ce mardi 15 août, la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle a exprimé son ouverture au dialogue autour du projet de révision constitutionnelle. Tout en saluant la décision présidentielle du report de la date du référendum, Dr Bocari Tréta et les siens ont souhaité que ce temps soit mis à profit pour ramener le débat dans un cadre républicain. La CMP a aussi exprimé sa ferme conviction qu’il n’y a aucune alternative crédible au référendum. Mardi dernier, les présidents des partis membres de la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle ont animé un point-presse au siège de la CMP, à Lafiabougou. Il s’agissait pour eux de partager quelques informations...
(L'indicateur du Renouveau 18/08/17)
Même si elle n’a pas reconnu publiquement, selon nos confrères de Jeune Afrique les faits ont pourtant été reconnus, dans le secret d’une réunion tenue à huis-clos par des militaires, de l’opération Barkhane : le 30 novembre, au cours d’une patrouille menée dans l’extrême-nord du Mali, des soldats français ont tué un enfant, puis l’ont enterré en catimini. L’enquête promise par le ministère français de la Défense dirigé à l’époque par Le Drian et actuel ministre des Affaires étrangères, n’a toujours pas été publiée pour faire la lumière sur cette affaire. La réunion en question, organisée à Bamako avec la Minusma et dont Jeune Afrique a pu lire le compte-rendu retranscrit sur PV, s’est tenue fin décembre. C’est un officier...
(Commod Africa 18/08/17)
Hier au Mali, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation du Projet de formalisation des acteurs du commerce de détail (Profac) qui s'étalera sur la période 2018-2022. Le commerce informel de détail constitue un maillon important de l’économie et occupe près d’un million de Maliens, souligne le communiqué. Le gouvernement avait démarré en 2005 le Projet d’appui aux commerçants détaillants (PACD), financé par le budget de l’Etat et mis en œuvre en trois phases sur la période 2005-2015, a-t-il été rappelé en Conseil des ministres hier. La mise en œuvre de ce projet a permis, entre autres, la création de plusieurs centres de gestion agréés et la formation de milliers de commerçants détaillants dans les...
(Jeune Afrique 18/08/17)
L'armée burkinabè a annoncé jeudi dans un communiqué avoir perdu trois soldats. Leur véhicule, qui faisait partie d'un convoi logistique, a sauté sur un engin explosif dans le nord du pays, non loin de la frontière avec le Mali. Un véhicule de l’armée burkinabè a sauté jeudi sur un engin explosif à Touronata, localité située à 18 km de Djibo, dans la province du Soum. Le bilan communiqué par l’armée fait état de trois militaires tués sur le coup, dont une femme, et de deux blessés graves. « Le jeudi 17 août 2017, dans le cadre de leurs actions quotidiennes de sécurisation dans la zone nord du pays, un véhicule de patrouille du convoi militaire du détachement de Djibo a...
(Le Monde 17/08/17)
Editorial. Les attaques qui ont eu lieu mi-août au Burkina Faso et au Mali viennent rappeler que les groupes islamistes armés font désormais peser une menace constante dans la région. Editorial du « Monde ». Ils frappent chaque jour ou presque. Ils n’ont même plus besoin de revendiquer leurs actes : tout le monde sait immédiatement que derrière des visages juvéniles venus semer la mort se cachent les figures du djihadisme au Sahel. Le déploiement de 11 000 casques bleus au Mali, les éliminations ciblées menées par l’armée française, les opérations conjointes avec les militaires de la région, rien n’y fait. Au Mali, au Burkina Faso et dans l’ensemble du Sahel, les groupes islamistes armés font désormais peser une menace...
(AFP 17/08/17)
La Cour pénale internationale (CPI) a déclaré jeudi qu'un jihadiste malien avait provoqué pour 2,7 millions d'euros de dégâts en faisant détruire en 2012 des mausolées de la cité historique de Tombouctou, dans le nord du Mali, et ordonné des réparations pour les victimes, les premières pour destruction de biens culturels. "La chambre ordonne des réparations individuelles, collectives et symboliques pour la communauté de Tombouctou, reconnaît que la destruction des bâtiments protégés a causé de la souffrance aux personnes à travers le Mali et la communauté internationale et estime M. Mahdi responsable pour les réparations à 2,7 millions d'euros"...
(AFP 17/08/17)
Les mausolées de saints musulmans de Tombouctou (nord du Mali), perçus par la population comme des protecteurs contre les dangers dans cette ville mythique, ont été en grande partie détruits par des jihadistes en 2012 et reconstruits grâce à l'Unesco. Jeudi, la Cour pénale internationale (CPI) a déclaré que le jihadiste malien Ahmad al Faqi al Mahdi avait provoqué pour 2,7 millions d'euros de dégâts et ordonné le versement de dédommagements aux victimes.
(AfricaNews 17/08/17)
Au Mali, la réforme constitutionnelle voulue par le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Kéita, peut patienter. Le président malien a accepté de “surseoir” à son projet, annonce un communiqué publié dans la soirée de mardi. Ce report est le fruit d’une médiation menée par les chefs religieux et traditionnels du Mali le samedi 12 août 2017 avec la présidence de la République et la plateforme “Antè A Bana – Touche pas à ma Constitution” (société civile et parti politiques opposés au référendum). À l’inverse, les autorités maliennes ont obtenu le report d’une marche des opposants à la révision constitutionnelle...
(AFP 17/08/17)
Le procès de l'ancien chef de la "police islamique" de Gao pendant le contrôle de cette ville du nord du Mali par les jihadistes, entre 2012 et 2013, s'ouvre vendredi à Bamako en présence de plusieurs victimes. Arrêté en décembre 2013 par les forces armées maliennes, Aliou Mahamar Touré, "l’ancien commissaire islamique" de Gao, plus grande ville du nord du Mali, est notamment accusé d'avoir coupé une main à des voleurs présumés et fouetté en public des femmes qui ne portaient pas le voile islamique. "Le procès de Aliou Mahamar Touré, pivot des groupes jihadistes pendant l'occupation (jihadiste) s’ouvre (vendredi à 09H00 GMT) à la Cour d'appel de Bamako en présence de plusieurs victimes. Il devra répondre de ses crimes",...
(Info-Matin 17/08/17)
Dans une interview accordée à RP-MEDIAS, postée le 9 août dernier sur Youtube, l’ancien Premier ministre, Moussa MARA, dénonce une situation de ni paix, ni guerre du fait de l’inapplication de l’Accord ; l’inoccupation du territoire par l’Etat qui ne favorise pas la sécurité ; les faiblesses, les handicaps qui sont liées à nos forces armées qui n’arrivent pas encore à retrouver l’efficacité nécessaire pour sécuriser notre territoire. Celui qui dit n’être d’aucun camp juge pertinente la révision constitutionnelle pour deux raisons : la nécessité d’actualiser la Constitution ; les éléments positifs de la loi référendaire. Toutefois, le temps d’expurger du texte des éléments négatifs, il demande au Président de reculer, d’écouter les forces vives, notamment la société civile, prendre...
(AFP 17/08/17)
La Cour pénale internationale (CPI) doit rendre jeudi une ordonnance de réparations pour la destruction des mausolées de Tombouctou par un jihadiste malien, la première dans le cadre d'un procès pour destruction de biens culturels Le Touareg Ahmad al Faqi al Mahdi a été condamné en septembre à neuf ans de prison pour avoir "dirigé intentionnellement des attaques" en 2012 contre la porte de la mosquée Sidi Yahia et contre neuf des mausolées de Tombouctou, dans le nord du Mali. Après avoir plaidé coupable à l'ouverture de son procès, cet homme aux petites lunettes avait demandé pardon à son peuple pour avoir saccagé ces monuments classés au Patrimoine mondial...
(L'indicateur du Renouveau 17/08/17)
Pour convaincre la plateforme « An tè A Bana, Touche pas à ma constitution » à renoncer à sa marche citoyenne et populaire du 16 août dernier, les chefs coutumiers et les leaders religieux de Bamako ont promis d’obtenir officiellement d’IBK un sursis à son projet de révision constitutionnelle. Selon certains responsables de la plateforme, Cherif Ousmane Madane Haidara aurait pris l’engagement de rejoindre le camp du non si IBK revenait sur sa décision de sursoir. Le climat tendu qui entourait la veille de l’ultimatum du camp opposé à la révision constitutionnelle s’est dissipé en raison de la médiation en cours piloté par la famille fondatrice de Bamako et certains leaders religieux. Initialement prévu pour hier mercredi, la marche de...

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