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Lundi 27 Mars 2017
(Studio Tamani 24/03/17)
Depuis plusieurs jours certains quartiers de la capitale sont confrontés à une pénurie d'eau. Si dans certains quartiers l'eau n'est accessible que la nuit, dans d'autres localités les bornes fontaines et les robinets sont à sec depuis des semaines. Cette situation suscite la colère et l'indignation chez les populations de ces quartiers populaires. Certains habitants envisagent de manifester. Ici à Lafiabougou, c'est l'eau qui manque le plus. Dans ce quartier populaire de Bamako, les habitants passent plusieurs jours sans voir une goutte d'eau sortir du robinet. Une situation qui les contraint, selon eux, à faire des kilomètres pour avoir le précieux liquide : «Dans notre cas précis, on ne parle même pas de coupure, parce que la coupure suppose qu'on...
(Le Republicain (ml) 24/03/17)
Les groupes djihadistes commencent à avoir un impact direct sur la vie quotidienne de certains villages du centre du Mali, selon Adam Thiam, journaliste et consultant. Ce dernier vient de rendre publique (le jeudi 23 mars) une étude intitulée «Centre du Mali: les enjeux d’une crise négligée ». Un cri d’alerte face à la décrépitude de l’Etat dans les régions de Mopti, Ségou et même Koulikoro. L’auteur a déclaré avoir eu écho de l’existence de tribunaux islamiques dans certains villages de la région de Mopti où les populations sont de plus en plus séduites par les djihadistes. Les habitants de ces villages «s’accommodent du mode de gouvernance » des djihadistes qui sont loin d’être oppressifs que les représentants de l’Etat:...
(L'indicateur Renouveau 24/03/17)
Rien ne va plus entre les leaders de l’ex-rébellion et leur base. Une crise à l’origine des difficultés liées à l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation. Préférant des hôtels et villas cossues de la capitale, les chefs de l’ex-rébellion sont de plus en plus en déphasage avec la base. C’est le constat qui se dégage avec la situation qui prévaut sur le terrain où chaque décision prise en faveur de l’application de l’accord butte à des difficultés et contestations. Pour mesurer l’ampleur de la contestation, il suffit de faire le rapprochement entre la tension qui entoure l’installation des autorités intérimaires. A titre illustratif : au moment où le gouvernement et la médiation internationale s’apprêtaient à se rendre...
(AFP 23/03/17)
Au moins huit personnes ont été tuées mercredi dans des violences dans le centre du Mali entre membres de la minorité peule, et des chasseurs traditionnels appartenant essentiellement à l'ethnie majoritaire bambara, a appris jeudi l'AFP de sources concordantes. En février, des violences similaires avaient fait au moins 20 morts et des centaines de déplacés dans la même région. Quatre ministres, dont celui de la Justice, Mamadou Konaté, s'étaient alors rendus sur place et avaient annoncé l'ouverture d'une enquête.
(RFI 23/03/17)
Au Mali, des affrontements communautaires très violents ont opposé dans le centre du pays, ce mercredi, chasseurs traditionnels et éleveurs peuls. Il y a au moins huit morts. Selon différentes sources, ce mercredi, des chasseurs traditionnels, communément appelés Dozos, ont été victimes à une soixantaine de kilomètres de la localité de Niono, dans le centre, du vol de plusieurs dizaines d’animaux. Certains leur servaient de bœufs de labour. Rapidement, les chasseurs traditionnels ont identifié les éleveurs peuls comme les auteurs du vol. Par représailles, ils ont pris la direction de la localité de Diabaly. Certains circulaient à moto. A une vingtaine de kilomètres avant d’arriver dans la ville, ils ont été pris dans une embuscade. Il y a donc eu...
(RFI 23/03/17)
Joutes oratoires, débats contradictoires et un public venu nombreux, le procès en diffamation intenté par le président de l'Assemblée nationale contre le directeur de publication du journal privé Le Figaro du Mali s'est ouvert ce mercredi à Bamako. Il doit se poursuivre la semaine prochaine. A la barre, c’est en costume-cravate que se présente le directeur de publication du Figaro du Mali. A ses côtés, dans une salle pleine à craquer du tribunal de la commune I de Bamako, l’un de ses avocats, maître Assane Diop. Ce dernier soulève des exceptions. Il demande au président du tribunal de déclarer nulle la procédure. Plus d’une heure de débats, les avocats des deux parties sont pugnaces. Le président du tribunal invite enfin...
(22 Septembre 23/03/17)
La mise en place des autorités intérimaires dans les régions du nord du Mali est bloquée à Tombouctou et à Taoudéni. Si dans la cité des 333 saints, une solution est presque trouvée, il n’en est pas de même du côté de Taoudéni. En effet, dans cette nouvelle région, l’ancien ministre de la Réconciliation nationale, Zahaby Ould Sidy Mohamed, en charge présentement des DDR, est accusé par certains d’attiser le feu entre les différentes communautés. Il semble que c’est bien lui et sa charmante et non moins combattive épouse, Safia Moulaye qui tirent les ficelles. Joint par nos soins, Zahabi reste introuvable. Celui-ci dénoncerait, en public comme en privé, le choix gouvernemental porté sur Hamoudi Ould Sidi Ahmed. Au lieu...
(22 Septembre 23/03/17)
Si ce n’est pas le début de la croisade contre la corruption clamée par les autorités, ça y ressemble. Ainsi peut-on comprendre les graves décisions prises par le Conseil des ministres ordinaire tenu hier. En effet réuni à Koulouba sous la présidence du Président de la République, le Conseil des ministres a pris, entre autres décisions, l’abrogation des décrets de nomination de tous les directeurs des finances et de matériels (DFM) des départements ministériels et le limogeage du Directeur général (DG) du Centre national des œuvres universitaires (CENOU). Si la première décision a surpris plus d’un, la dernière elle était plutôt attendue par les observateurs de la vie politique. On peut dire qu’elle est en rapport direct avec l’affaire des...
(L'Essor 23/03/17)
Lors de la manifestation d’hier, l’Association pourla défense des victimes de la répression (ADVR) a annoncé la création d’une Fondation d’ici la prochaine commémoration et compte sur le gouvernement pour la concrétisation de ce projet. Pour honorer le sacrifice des Martyrs tombés en mars 1991, l’Association pour la défense des victimes de la répression (ADVR) a organisé, hier, une marche funèbre qui est partie de l’hôpital Gabriel Touré pour aboutir au Carré des Martyrs à Niaréla. Plusieurs acteurs du Mouvement démocratique étaient présents à la manifestation, notamment le Pr Ali Nouhoum Diallo, Adama Samassekou, Me Hamidou Diabaté, Djiguiba Kéïta dit PPR, Mme Sy Kadiatou Sow, Nouhoum Togo. Il y avait également des représentants des organisations ayant contribué à l’avènement de...
(Libération 23/03/17)
Un centre de santé a ouvert à Bamako pour traiter les malades du noma, une maladie mortelle qui dévore le visage des enfants. «Je ne me souviens plus exactement de quand j’ai attrapé le noma», raconte Awa Diarra. Assise sur un banc du centre Hirzel, dans la capitale malienne, elle a la bouche déformée par la maladie. «Je venais juste d’apprendre à marcher. Mon père m’a emmenée dans un centre de santé. Ils ont voulu suturer la plaie, mais mon père a refusé, je ne sais pas pourquoi, peut-être à cause de ses croyances.» Awa devra attendre près de quarante ans pour qu’enfin sa bouche disgracieuse reprenne une apparence normale. Et elle a eu de la chance : plus de...
(AFP 22/03/17)
Un responsable de l'hebdomadaire privé malien Le Figaro du Mali, accusé de diffamation par le président de l'Assemblée nationale, a comparu mercredi devant un tribunal, qui a renvoyé son procès au 29 mars. Outre la diffamation, le directeur de publication du Figaro du Mali, Ammy Baba Cissé, est également accusé d'"atteinte à l'honneur et à la dignité", dans la plainte du président de l'Assemblée nationale Issaka Sidibé, en lien avec un article évoquant un scandale sexuel au Parlement. Dans deux de ses numéros publiés en février, l'hebdomadaire évoquait un "flagrant délit d'adultère" de M. Sidibé. Après une audience de consignation le 15 mars, le journaliste a comparu mercredi devant le Tribunal de la commune I de Bamako, dans une salle...
(RFI 22/03/17)
Au Mali, le gouvernement a décidé de reculer. Il avait annoncé que la Conférence d'entente nationale, prévue par l'accord de paix d'Alger allait se tenir du 27 mars au 2 avril 2017. Mais, vent debout, l'opposition malienne et les groupes armés, y compris ceux proches de Bamako, se sont déclarés contre ce format. Ils ont obtenu gain de cause et la Conférence devrait durer bien plus longtemps qu’une semaine. Au lieu d'une semaine, c'est finalement une Conférence d'entente nationale marathon qui aura lieu, et le 27 mars 2017 ne sera que le lancement de ce processus.
(Le Republicain (ml) 22/03/17)
Hier, mardi 21 mars 2017, la fondation Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) a organisé à l'Hôtel Salam de Bamako, une cérémonie de présentation du huitième numéro de son sondage d'opinion « Mali- Mètre ». La 8ème édition est principalement axée sur la problématique de la mise en œuvre de l'Accord surtout dans ses aspects politico-institutionnels (, autorités intérimaires) et sécuritaires (patrouilles mixtes, cantonnement) de même que la réconciliation. Elle retrace également les questions de gouvernance des institutions, de justice et développement socio-économique. S’agissant du point de vue des Maliens sur les actions du président de la République...
(L'Essor 22/03/17)
L’arrêt de travail des blouses blanches ne se traduit pas par une augmentation du nombre de décès. Nos compatriotes, notamment ceux qui ont de faibles revenus sont durement affectés par l’arrêt de travail dans les établissements de soins. Il faut rappeler que le même débrayage est observé dans les services du développement social et de la promotion de la femme depuis le 9 mars dernier. Nous sommes donc aujourd’hui au 13è jour de la grève illimitée déclenchée par le Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille (SNS-AS-PF)...
(Jeune Afrique 22/03/17)
Avec l’installation des premières autorités intérimaires, le processus de paix semble enfin progresser. Mais la route reste longue : tandis que les rivalités persistent entre les différents groupes armés, les principaux mouvements jihadistes, eux, unissent leurs forces. Il aura fallu attendre vingt mois. Vingt longs mois durant lesquels le processus de paix a progressé, stagné, et parfois même failli s’effondrer, tel un caravanier exténué traçant, tant bien que mal, sa route à travers les innombrables dunes du Sahara. Avec plus d’un an et demi de retard sur le planning initial, qui prévoyait leur mise en place trois mois après la signature de l’accord d’Alger, en juin 2015, les premières autorités intérimaires ont enfin été installées, début mars, dans trois des cinq...
(Le Monde 22/03/17)
Deux chercheurs dénoncent la précipitation dans l’organisation d’une conférence qui apparaît comme la dernière chance de sauver l’accord d’Alger et la paix. A entendre le président Ibrahim Boubacar Keïta, on se croirait revenu à l’optimisme et à l’engouement sans pareils des conférences nationales africaines des années 1990. La conférence d’entente nationale ? Le chef de l’Etat n’a pas hésité, dans son discours à la nation de décembre 2016, à la qualifier de « jalon important dans la réhabilitation de la cohésion sociale et du vivre-ensemble au Mali ». Prévue initialement pour le dernier trimestre
(Studio Tamani 22/03/17)
Des milliers d'ânes sont tués chaque année en Afrique et au Mali pour leurs peaux. Celles-ci sont exportées souvent illégalement vers la Chine pour les besoins de la médecine traditionnelle. Le négoce hors-la-loi a fait augmenter le prix des ânes, renforçant d'autant l'appétit des trafiquants. Au Mali la découverte régulière d'abattages clandestins inquiète de plus en plus. Aux yeux des trafiquants, la peau des ânes est devenue une matière première très recherchée. Au même titre que la défense d'éléphant ou la corne de rhinocéros. Selon les spécialistes de cette filière, si la peau des ânes n'a absolument aucune valeur commerciale en Afrique, la gélatine qu'elle contient est très prisée des médecins traditionnels chinois pour traiter l'anémie et la ménopause. Elle...
(RFI 21/03/17)
Second et dernier volet de notre série de reportages sur le général Amadou Sanogo, chef de l’ex-junte malienne. Pour la première fois depuis trois ans, il reçoit un journaliste sur son lieu de détention, à Sélingué au sud du Mali et évoque son règne entre 2012 et 2013. Inculpé « d'assassinat et de complicité d'assassinat », son procès s'est ouvert fin novembre avant d'être reporté. Quand on dit à Amadou Sanogo que lors du coup d'Etat de mars 2012 le pouvoir lui a été offert sur un plateau d'argent par les véritables auteurs du putsch, il sursaute : « Non ! Non ! Je préparais un coup depuis longtemps. Le 22 mars, j'ai tout simplement profité d'une situation ». Et...
(Le Republicain (ml) 21/03/17)
La Conférence d’entente nationale, prévue par l’article 5 de l’Accord pour la Paix et le Réconciliation au Mali, aura lieu du 27 mars au 2 avril 2017 à Bamako, selon le communiqué du Conseil des ministres extraordinaire tenu le samedi dernier. A peine le calendrier fixé par le gouvernement malien, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme, les groupes armés signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali ont, ensemble, dénoncé, le dimanche 19 mars, la démarche solitaire du gouvernement. « Cette date a été fixée unilatéralement par le gouvernement, sans accord préalable des autres parties », déplorent, dans leur communiqué conjoint, les deux groupes armés. Selon la CMA et la Plateforme, elles «...
(Afrique Inside 21/03/17)
Pour soutenir l’autonomisation des femmes et le dividende démographique, la Banque mondiale apporte un important soutien financier. Le montant alloué au Mali s’élève à 40 millions de dollars. Cinq autres pays du Sahel et proche de la zone sont concernés la Côte-d’Ivoire, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Le Ministère malien de l’Aménagement du territoire et de la Population est le maître d’œuvre de ce projet financé par la Banque mondiale pour soutenir le processus d’autonomisation des femmes et dividende démographique (SWEDD), au Mali. Un projet qui s’adresse à plusieurs pays du Sahel. Au cours d’une conférence de presse que le ministre malien de l’Aménagement du territoire et de la Population, Sambel Bana Diallo,...

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