Lundi 18 Décembre 2017
(Jeune Afrique 15/12/17)
À 75 ans, le lonesome cowboy du blues malien fait toujours parler la poudre. Parti se ressourcer sur les rives du Mississippi, il donne une série de concerts mélancoliques et pétaradants à Paris. Quand il monte d’un pas lent sur la scène parisienne du New Morning, le public métissé de la salle de concert retient son souffle. Silence de saloon à quelques secondes d’un duel musical qui sera mortel. Sous son éternelle casquette, Boubacar Traoré porte un costume rayé. Une silhouette de Dalton de bande dessinée, de taulard évadé, qui dégaine sans préambule sa guitare acoustique comme une Remington. Le bluesman lâche les chevaux, et nous voilà partis pour une longue cavalcade (plus de 2...
(Jeune Afrique 14/12/17)
Ce sont des œuvres étonnantes, bouleversantes, des photographies brodées sur des sujets graves qui touchent à la fois à l’histoire de la Côte d’Ivoire et à la vie intime des personnages représentés. Ce projet artistique très particulier de l’artiste ivoirienne Joana Choumali, né à Abidjan, d’un père ivoirien et d’une mère hispano-équato-guinéenne, est exposé jusqu'au 31 janvier 2018 aux 11e Rencontres de Bamako. Entretien. RFI : Joana Choumali, pourquoi votre série de photographies s’appelle-t-elle « Ça va aller » ? Joana Choumali : « Ça va aller » est une expression typique de la Côte d’Ivoire, qui conclue toute conversation positive ou négative. C’est une façon pour nous de dire que tout ira mieux, et cela, quelle que soit la...
(AFP 02/12/17)
Les Rencontres de Bamako, biennale africaine de la photographie, qui se sont ouvertes samedi en présence de plusieurs dizaines de photographes du continent et d'Europe, célèbrent cette année la "fierté" de l'Afrique. La commissaire de cette onzième édition, Marie-Ann Yemsi, a expliqué lors de la cérémonie d'ouverture au Musée national de Bamako l'avoir intitulée "Afrotopia", en référence à l'essai publié en 2016 par l'intellectuel sénégalais Felwine Sarr, pour exalter la créativité du continent, appelé à inventer lui-même son avenir. Elle...
(AFP 03/11/17)
Malick Sidibé a été le révélateur dans les années 60 et 70 de la jeunesse de Bamako. Mali Twist, l'exposition que lui consacre jusqu'au 25 février la Fondation Cartier à Paris, présente plus de 250 de ses photos noir et blanc : du jamais vu ! En 1962, Malick Sidibé ouvre son minuscule studio à Bagadadji. Il va devenir l'oeil de toute une jeunesse, qui vient se montrer dans ce quartier animé au coeur de la capitale. "Dans ce quartier,...
(Le Monde 30/10/17)
L’auteur, metteur en scène et comédien promeut les droits des femmes à coups d’attentats théâtraux, au risque de choquer. Dans la chaleur de Bamako, des fauteuils en pneus recyclés invitent à s’assoupir, mais Adama Traoré arpente déjà les couloirs de sa compagnie de théâtre, Acte Sept. Les affiches de ses pièces jouées de Mexico à Paris sont placardées sur les murs. Femmes et Stéréotypes, Dépendance et Indépendance… Les thèmes sont sans équivoque. Comme la mention « Sans le soutien de...
(L'Express 27/10/17)
"Kar Kar" a fait danser son pays à l'heure de l'indépendance. C'est désormais un bluesman à la voix plaintive et déchirante, qui se produit le 27 octobre, à Paris. C'est une époque pas si lointaine où, à Bamako, les jupes des filles étaient courtes, les pantalons des garçons, cigarettes, et les chaussures, pointues - bientôt remplacées par des pattes d'éph et des talons compensés... Une époque où l'on se donne rendez-vous au "grin" (1), où l'on sort dans les "surpats"...
(Jeune Afrique 18/10/17)
Le dramaturge Alioune Ifra Ndiaye rouvre le BlonBa, fermé depuis 2012. Nouveau quartier, nouveaux espaces : cette version « remastérisée » du complexe culturel promet de faire bouger Bamako. Il a été menacé de mort par des ultra-religieux mais a résisté aux intimidations et aux tentatives d’incendie. Pourtant, en 2012, à la suite de la crise politico-sécuritaire et de quelques soucis avec le fisc, Alioune Ifra Ndiaye a été contraint de fermer la salle qu’il avait inaugurée en 2007 dans le...
(Les Inrockuptibles 18/10/17)
Avec son exposition Mali Twist, la Fondation Cartier propose une rétrospective de l’œuvre majeure du photographe malien, Malick Sidibé, surnommé “l’œil de Bamako“. Témoin avisé et affûté d’une jeunesse africaine en mutation, partagée entre la tradition et l’émergence d’une mode, d’une musique et d’un style de vie inspirés du monde occidental moderne, le Malien Malick Sidibé (1936-2016) fut, après son aîné Seydou Keïta, la figure fondatrice de la photographie africaine contemporaine. Ses images en noir et blanc de soirées heureuses,...
(AFP 16/10/17)
L'écrivain malien Yambo Ouologuem, premier Africain lauréat du prix littéraire français Renaudot, est décédé dimanche à Sévaré, dans le centre du Mali, à l'âge de 77 ans, a appris l'AFP lundi auprès de sa famille. "Yambo Ouologuem est mort dans un hôpital de Sévaré" dans la région de Mopti. "Il était souffrant depuis un moment", a indiqué à l'AFP Issa Ouologuem, un membre de la famille de l'écrivain. Il sera inhumé mardi, a ajouté la même source. Yambo Ouologuem est le premier lauréat africain du Renaudot, l'un des plus prestigieux prix littéraires français...
(RFI 16/10/17)
Auteur du très polémique «Le Devoir de violence», le Malien Yambo Ouologuem a connu une destinée littéraire fulgurante, marquée du sceau de l’incompréhension. Avant d’aller se réfugier dans le pays dogon dont il était originaire, il avait aussi écrit un roman érotique, des essais pamphlétaires, et avait renouvelé la littérature africaine en l’arrachant à son mythe fondateur de la négritude. L’écrivain malien Yambo Ouologuem, premier romancier africain à obtenir le prix Renaudot, s’est éteint dans la nuit du 14 au...
(APA 16/10/17)
L’écrivain malien Yambo Ouologuem, premier africain lauréat du prix Renaudot en 1968, s’est éteint ce dimanche à Sévaré dans le centre du Mali, a appris APA de source officielle. Né en 1940 à Biadiangara au Soudan français actuel Mali, Yambo Ouologuem a obtenu un doctorat de sociologie à l’école normale supérieure en France. Son talent d’écrivain a été reconnu avec son premier livre iconoclaste ‘’Devoir de violence’’ publié en 1968. Cet ouvrage lui a permis d’être lauréat du prix Renaudot...
(Agence Ecofin 02/10/17)
Il y a quelques jours, le bureau sous-régional ouest africain de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (BSR-AO/CEA) a créé, en collaboration avec la Cedeao et l’Uemoa, un Réseau de journalistes spécialisés sur les questions de développement économique, social et environnemental. Présenté à l’occasion d’une rencontre tenue à Dakar, du 28 au 29 septembre 2017, ce réseau a pour objectif de favoriser la collaboration entre les médias de la sous-région pour informer efficacement les populations des Etats membres...
(Jeune Afrique 27/09/17)
Le neuvième album studio du duo malien est intitulé La Confusion. On pouvait difficilement trouver mieux pour définir ce projet qui marie le meilleur et le pire, et mélange toutes les sonorités bankable du moment en Occident dans un grand saladier… Pour aboutir à un résultat roboratif, parfois touchant mais souvent schizophrène. Le meilleur, ce sont des titres afro-funk et disco, comme « Bofou Safou » (terme bambara désignant de jeunes garçons préférant danser que travailler). Le single, mêlant vieux...
(APA 25/09/17)
Les quotidiens maliens de ce lundi titrent tous sur les festivités du 57ème anniversaire de l’accession du pays à l’indépendance qui ont eu lieu vendredi dernier. Le quotidien public l’Essor, faisant sa manchette sur le discours du président Ibrahim Boubacar Keita à l’occasion de cette fête, affiche cette phrase : ‘’Nous devons être fiers de la renaissance de notre pays.’’ Info-Matin et l’Indépendant, eux, s’intéressent au renforcement des capacités de l’armée malienne annoncé par le chef de l’Etat dans la...
(RFI 06/09/17)
Le film nous emmène à Bamako, au Mali. À 77 ans, le cinéaste malien Souleymane Cissé dénonce dans son nouveau film Oka (« Notre maison ») l'injustice sociale et la corruption qui minent son pays. C’est l’histoire d’une querelle familiale qui tourne mal. Au programme : jalousie, envie et corruption à Bamako. Le film raconte l’histoire des quatre sœurs de Souleymane Cissé, expulsées de chez elles. Au cœur du conflit, leur maison de Bozola, située dans un quartier très recherché...
(Le Republicain (ml) 30/08/17)
L’hôtel Radisson Blue a abrité le mardi 29 août 2017, l’atelier de dissémination de l’étude : « cartographie économique de la presse écrite » réalisée par le Centre d’études et de renforcement des capacités d’analyse et de plaidoyer (CERCAP) avec le financement de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF). L'objectif général de l'étude est d'établir la cartographie de la presse écrite au Mali. La cérémonie d’ouverture dudit atelier était présidée par le représentant du ministre de...
(APA 21/08/17)
Le jeune artiste-chanteur malien, Sidiki Diabaté a communié samedi soir avec ses fans de la capitale économique ivoirienne au cours d'un concert qu'il a donné dans la cour du palais de la culture d'Abidjan. « Le prince de la kora» comme l'appellent ses admirateurs, a assuré un spectacle à la fois riche en couleurs et en sons. Monté sur scène aux alentours de 22h30 minutes, le jeune prodige malien a égayé le public avec plusieurs titres à succès de sa...
(AFP 17/08/17)
Les mausolées de saints musulmans de Tombouctou (nord du Mali), perçus par la population comme des protecteurs contre les dangers dans cette ville mythique, ont été en grande partie détruits par des jihadistes en 2012 et reconstruits grâce à l'Unesco. Jeudi, la Cour pénale internationale (CPI) a déclaré que le jihadiste malien Ahmad al Faqi al Mahdi avait provoqué pour 2,7 millions d'euros de dégâts et ordonné le versement de dédommagements aux victimes.
(Jeune Afrique 08/08/17)
En juillet et en août, Jeune Afrique revient sur des œuvres majeures qui font toujours parler d’elles, inspirant le présent. Cette semaine, c'est au tour du « Devoir de violence » de Yambo Ouologuem. Nous sommes en 1968. Sous une couverture dépouillée, les éditions parisiennes du Seuil annoncent un roman : Le Devoir de violence. Il s’agit de l’histoire fictive de la dynastie des Saïfs, qui, pendant des siècles, bâtissent un empire largement fondé sur l’esclavagisme et ses corollaires, corruption et...
(Jeune Afrique 04/08/17)
En juillet et en août, Jeune Afrique revient sur des œuvres majeures qui font toujours parler d’elles, inspirant le présent. Cette semaine, c'est au tour de « Talking Timbuktu » d'Ali Farka Touré. On dit d’Ali Farka Touré qu’il était l’un des musiciens les plus emblématiques du blues malien. Quand le cinéaste Martin Scorsese le rencontre pour les besoins de son documentaire Du Mali au Mississippi (Feel Like Going Home, 2004), il définit la musique de l’agriculteur de Niafunké comme...

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