Lundi 23 Octobre 2017

Pour Hollande, après le Mali, pas question de «faire la guerre partout»

Pour Hollande, après le Mali, pas question de «faire la guerre partout»
(Le Figaro 15/07/13)
Les troupes maliennes et celles des douze pays ayant participé à la Mission internationale de soutien au Mali ont ouvert le défilé des troupes à pied.

Lors de son interview télévisée pour le 14 Juillet, le chef de l'État s'est de nouveau félicité de l'intervention au Mali mais a clairement limité d'autres éventuelles opérations françaises.
Le Mali encore, le Mali toujours! Après la participation des troupes africaines au défilé du 14 Juillet sur les Champs-Élysées, l'occasion s'offrait une fois de plus de célébrer, dimanche, le succès le plus incontestable et le plus consensuel de la première année du quinquennat. François Hollande ne s'en est pas privé en déclarant dans son interview à TF1 et France 2 que «c'est une victoire pour l'Afrique, une victoire contre le terro­risme», en soulignant «la fierté que nous devons avoir».
Et maintenant? Pas question de «faire la guerre partout» contre le terrorisme, a tranché le président de la République. Car si le terrorisme a été vaincu au Mali, «nous ne l'avons pas vaincu partout», a-t-il constaté. Certes, selon lui, la France doit tendre la main aux pays qui font appel à elle mais pas question de multiplier les opérations de type Serval.
L'incertitude qui prévaut sur le sort des otages reste une tache sur la «victoire» au Mali, même si l'intervention militaire n'avait pas pour premier objectif de les récupérer. La France «fait tout» pour ramener les otages retenus au Sahel, a assuré François Hollande. Il a évoqué le chiffre de «six» ou «sept» Français détenus, expliquant que «nous avons hélas des informations les plus mauvaises» sur l'un d'entre eux, Philippe Verdon. «Hélas, tout indique qu'il serait mort il y a déjà plusieurs semaines», a indiqué le chef de l'État.
Ses propos ont été nettement plus optimistes, quoique très prudents, concernant les deux journalistes français enlevés il y a un mois en Syrie, Didier François et Édouard Elias. Le gouvernement fait «tout pour savoir d'abord où ils sont, pour connaître exactement les intentions de leurs ravisseurs», s'est borné à dire François Hollande. Un peu plus tôt, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait indiqué que les deux journalistes étaient vivants.

Alain Barluet

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