Dimanche 24 Septembre 2017

Otages maliens : Quid des militaires ?

Otages maliens : Quid des militaires ?
(Journal du Mali 12/09/17)
Otages maliens : Quid des militaires ?

La mobilisation pour la libération des otages maliens se poursuit. « Des », car ils sont effectivement officiellement 6 à être entre les mains de ravisseurs. Amadou Ndjoum est le seul civil. Le sort de ces militaires, s’il n’est pas évoqué par l’armée, est lui aussi au cœur des inquiétudes.

Cela fait 14 mois qu’ils sont aux mains du groupe islamiste Ansar Dine, dirigé par Iyad Ag Ghaly. Ils sont déclarés manquants dans les effectifs de l’armée malienne depuis l’attaque meurtrière de Nampala, le 19 juillet 2016. Depuis, pas vraiment de nouvelles d’eux, hormis la revendication de leur détention par Ansar Dine. Mobilisé pour la libération de l’agent de l’INPS Amadou Ndjoum, un collectif se bat également pour défendre la cause de ces soldats, dont les proches ont bien l’impression que « leur sort n’intéresse pas vraiment ». « Eux, leur cas est pire. Ils sont militaires. Ces gens les considèrent comme des prisonniers de guerre et veulent s’en servir comme monnaie d’échange, voire pire. Il faut agir vite », soupire un parent d’otage qui a requis l’anonymat. Les familles de militaires ne sont en effet pas autorisées à communiquer sur cette affaire. « On en peut pas dire qu’il ne se passe rien, mais, en tout cas, on n’est au courant de rien », poursuit-il. « Les familles de ces otages sont dans l’expectative quant aux actions concrètes pour leur libération », déplore en effet le « Collectif pour la libération de Amadou Ndjoum et de tous les otages maliens ».

Oubliés ? Non, assure-t-on du côté des autorités. Des actions sont menées pour obtenir leur libération. A l’annonce de la mission de bons offices du Président du Haut Conseil Islamique El Hadj Mahmoud Dicko, les espoirs de le voir obtenir leur retour chez eux avaient fusé, très vite refroidis par la difficulté de la tâche confiée à celui qui avait réussi en 2014 à obtenir la libération des otages après les évènements de Kidal. La dernière fois que l’on a entendu parler « officiellement » d’eux, c’était sur le site d’information mauritanien Al-Akhbar. Une vidéo y était diffusée le 05 août 2016, il y a un peu plus d’un an, les montrant agenouillés devant un drapeau noir tenu par des hommes armés. Ils y déclinaient leur identités, grades et matricules militaires et précisaient les circonstances de leur enlèvement. Le sous-officier et les quatre hommes de rang font partie des « six portés disparus » annoncés par l’armée pendant l’attaque de Nampala et la diffusion de la vidéo. Qui n’a été suivie d’aucune autre preuve de vie.

En savoir plus sur : http://www.journaldumali.com/2017/09/08/otages-maliens-quid-militaires/

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