Vendredi 21 Juillet 2017

Emmanuel Macron au Mali à la rencontre des soldats de l'opération Barkhane

Emmanuel Macron au Mali à la rencontre des soldats de l'opération Barkhane
(Le Parisien 19/05/17)
Emmanuel Macron au Mali à la rencontre des soldats de l'opération Barkhane. AFP

Dix jours après son élection, Emmanuel Macron est attendu au Mali pour une visite aux militaires français présents depuis quatre ans pour lutter contre les djihadistes.

Dix jours après son élection à la tête de la République française, Emmanuel Macron se rend à Gao, dans le nord du Mali, pour une visite aux militaires français et pour donner une nouvelle dimension à l'engagement militaire de la France,

Il va y passer près de 7 heures. Deux entretiens, en début et fin de journée, sont prévus entre Emmanuel Macron et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta qui va faire le déplacement à Gao pour accueillir le président français.

«Envoyer un message fort aux forces armée»

« Le choix de cette ville martyr s’est imposé logiquement », explique l’entourage du chef de l’État qui « a souhaité envoyer un message fort aux forces armées présentes au Mali ». « C’est le moment de prendre la mesure de son soutien affiché aux forces armées pendant la campagne », explique-t-on à l’Élysée. Il s'agit de la plus importante base des forces françaises engagées à l'extérieur.

Le nouveau chef de l’État, qui va être accompagné du nouveau ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et de la ministre des Armées, Sylvie Goulard, abordera également la situation politique au nord du Mali avec son homologue malien sur la lutte contre le terrorisme, le dossier sahélien, le volet politique du dossier et la difficile mise en oeuvre des accords de paix de 2015.

Emmanuel Macron va aussi endosser son costume de chef des armées en s'adressant aux 1 600 soldats déployés sur la base de Gao (nord) dans le cadre de l'opération «Barkhane».

Il se fera présenter les différentes composantes du dispositif. Le Président de la République devrait aussi insister sur la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme, avec les autres pays européens, notamment l'Allemagne, premier contributeur de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma). La France veut «une impulsion franco-allemande pour que l'Europe joue un rôle croissant dans les dossiers de sécurité et de défense, dont ceux de l'Afrique et du Sahel». Cette question a déjà été évoquée lundi avec Angela Merkel.

En outre, au delà de l'approche militaire, les questions de développement doivent aussi être abordées. L'organisation humanitaire Human Rights Watch qui appelle le président Macron à «exhorter le président du Mali à s'attaquer frontalement aux problèmes qui ont mené à des décennies d'instabilité, notamment une faible gouvernance, une corruption endémique et les abus commis par les forces de l'ordre.»

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda qui ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes. Depuis 2015, ces assauts se sont étendus au centre et au sud du pays, où la sécurité se détériore de plus en plus.

Depuis le début de l'intervention Serval en janvier 2013, dix-sept militaires français ont été tués au Mali.
leparisien.fr

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