Mercredi 18 Octobre 2017

« Au Malawi, on doit faire comprendre que ce n’est plus la norme de marier les filles à 13 ans ! »

« Au Malawi, on doit faire comprendre que ce n’est plus la norme de marier les filles à 13 ans ! »
(Le Monde 27/07/17)
La cheffe traditionnelle Aïda Deleza.

La cheffe traditionnelle Aïda Deleza se bat, aux côtés d’ONG locales, pour faire appliquer les lois interdisant les rites du kusasa fumbi et le mariage des mineurs.
« On en est à 146 mariages annulés, j’en ai encore eu encore un la semaine dernière ! » A la tête de 147 villages et plus de 25 000 personnes, la cheffe traditionnelle Aïda Deleza a fait de l’abrogation des mariages de mineurs son cheval de bataille. « Il y a quelques jours j’ai encore rencontré une fille de 15 ans mariée. Avec les camps d’initiation sexuelle et les rites, elles se marient tôt et arrêtent l’école. Il faut mettre un terme à tout ça ! »
Dans cette sous-région du district de Mulanje, dans le sud-est du Malawi, les filles sont « éduquées » à satisfaire sexuellement les hommes dès le début de leur puberté, puis violées par un fisi, une « hyène », pour parachever le rite du kusasa fumbi. Leurs aînées doivent être régulièrement « purifiées sexuellement » par le fisi, comme à l’occasion d’un décès, pour chasser le fantôme d’un mari, d’un frère ou d’un enfant décédé et éviter d’attirer le malheur sur la famille.

Pour perpétuer le rite, on ne s’embarrasse pas du consentement de ces femmes, quel que soit leur âge, et les rapports sexuels avec la « hyène » ne sont pas protégés, déclenchant grossesses non désirées et contaminations par le VIH. « Nous sommes en retard sur le monde, s’emporte la cheffe traditionnelle de Chikumbu. Les sociétés changent, il faut que nous changions aussi ! »

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