Vendredi 18 Août 2017
(L'Express de Madagascar 23/07/13)
Le parti « Avotra ho an'ny firenena » a tenu une manifestation contre le régime de Transition, hier. Un mouvement tenace qui a résisté malgré la présence des forces de l'ordre. Un ballon sonde. Comme ils l'avaient affirmé en fin de la semaine dernière, les membres du parti « Avotra ho an'ny firenena » ont tenu une manifestation à Anala­kely, hier. Une manifestation qui a débuté par un affrontement avec les forces de l'ordre, pour ensuite s'étaler jusqu'en début de l'après-midi. « Nous n'avons demandé aucune autorisation pour cette manifestation », a affirmé Laza Razafiarison, candidat à la Présidentielle et leader du parti. Les partisans de ce dernier ont scandé qu'« il n'y a pas lieu de demander l'autorisation de quiconque, car, il n'y a pas de responsable légitime actuellement ». Membre du Collectif des candidats, Laza Razafiarison a, néanmoins, souligné qu'il a pris cette initiative au nom de son parti. « Nous sommes ici pour réclamer la tenue des élections et l'éviction du pouvoir actuel, s'il n'en est pas capable », a déclaré le prétendant à la magistra­ture suprême. Vers 10h15 du matin, les forces de l'ordre ont tenté de disperser les quelques centaines de manifestants qui se sont réunis à Analakely depuis 9 heures. À l'issue de cette action menée par les forces de l'ordre, une personne a été blessée à la jambe, victime vraisemblablement des débris de bombe lacrymogène. Une autre, qui a tenté de défendre la sonorisation prévue pour la manifestation, a été emmenée par les forces de l'ordre pour identification, avant d'être relâchée, vers 11 heures. Malentendu. Selon les explications du lieutenant-colonel Lala Rakotonirina, adjoint du commandant de groupement de la Gendarmerie nationale de la région Analamanga, les échauffourées ont débuté à la suite d'un malentendu entre une partie des forces de l'ordre et les manifestants. Au même moment où il tentait de négocier avec ces derniers, un lieutenant a été pris à partie par la foule. Quelques instants après le cafouillage, Laza Razafiari­son et ses partisans ont réinvesti les lieux. Aucun déborde­ment n'a, cependant, été répertorié lors de cette manifestation. Raison éventuelle pour laquelle les éléments n'ont fait que la baliser pour éviter qu'elle n’entrave la circulation. Le lieutenant-colonel Rakoto­nirina a été, toutefois, formel en déclarant qu'« aucune manifestation n'ayant reçu d'autorisation, qui plus est sur un lieu public, ne sera tolérée ». Le rôle de balise joué par les forces de l'ordre, hier, semble pourtant détonner sur les déclarations de l'officier supérieur. Les forces de l'ordre ont adopté le même comportement lors des manifestations de Tsaramasay, le 22 juin. Les indiscrétions ont laissé entendre que « c'est pour éviter d'envenimer les choses ». Le mouvement du parti « Avotra ho an'ny firenena » pourrait servir de test pour d'autres entités, comme la Cellule de crise pour Mada­gas­car et les partisans de l’ancien Président, Albert Zafy, qui martèlent, eux aussi, vouloir descendre dans la rue. Ils ont ainsi pu évaluer la résistance des nerfs des forces de l'ordre, en cas de manifestations soutenues et tenaces. Kolorindra Garry Fabrice Ranaivoson
( 23/07/13)
L’ariary continue sa stabilité. La monnaie malgache s’est même payée le luxe de s’apprécier par rapport au dollar au cours de la semaine dernière. De 2206,92 ariary lundi dernier le cours du dollar est descendu à 2198,86 ariary sur le marché interbancaire des devises (MID), hier. Soit un petit gain de 8,2 ariary. Par contre l’euro a connu un petit envol par rapport à l’ariary, avec une parité de 2871,94 ariary lundi dernier contre 2880,62 ariary pour un euro, hier. A noter cependant qu’entre janvier et juillet, l’ariary a connu une appréciation relativement important en gagnant plus de 100 points par rapport à l’euro et environ 50 points par rapport au dollar. R.Edmond
(L'Express de Madagascar 23/07/13)
Les prix de la vanille verte auprès des producteurs ont connu une hausse impor­tante, cette année. Les exportateurs souhaitent bénéficier de la même situation. Dix fois plus. Il s'agit, en général, de la différence des prix appliqués par les exportateurs de vanille par rapport au prix local de la vanille verte. Cette année, une flambée significative s'est opérée sur le prix de cet arôme, au niveau des producteurs. Le prix du kilo de l'or vert atteint actuellement les 20 000 et 21 000 ariary, contre 8 000 ariary à la même période l'année dernière. Cette augmentation a été constatée au tout début de la campagne. Le prix de la vanille s'est stabilisé à 20 dollars, soit 44 000 ariary, le kilo depuis les quatre dernières années. « Au début de la campagne, le 18 juin, le kilo de la vanille verte était déjà de 14 000 ariary, contre 2 000 ariary en 2012. Maintenant, le prix continue à grimper pour atteindre les 21 000 ariary. De notre côté, nous négocions une hausse de prix auprès des importateurs. Ces négociations sont en cours », indique un responsable auprès d'une société d'exportation de vanille. « Nous plaidons pour la motivation des producteurs en soulignant que l'application d'un prix trop bas poussera les producteurs à délaisser la culture de vanille pour développer d'autres produits », poursuit notre source. Baisse de production. Cette hausse de prix résulte de la baisse de la production. Une situation qui s'est déjà produite, l'année dernière. La chute de l'offre au niveau international, marquée par l'abandon de certains pays producteurs sur le marché, favorise la tendance inflationniste. « L'année dernière, la production prévisionnelle était de 1 500 tonnes. Au final, elle s'était établie entre  1 200 et 1 500 tonnes, au niveau national. Par rapport à 2012, la baisse est estimée à 30 %, soit une production de 900 à 1 000 tonnes. Et, pour le moment, cette diminution s'affirme », explique Julien Bevahy, un opérateur de vanille basé à Sambava. Lors d'un atelier de préparation de vanille, qui s'est tenu dans la capitale en avril, les plates-formes régionales se sont accordées sur la fixation d'un prix minimum pour la vanille verte, à raison 5 000 ariary le kilo dans les régions productrices. La fin de la campagne pour toutes les régions est prévue au début du mois de septembre. La qualité des produits n'est, pourtant, pas encore au point. Les vols sur pied de vanille poussent les producteurs à effectuer une récolte précoce. L'utilisation des sous-vides par les collecteurs qui ne maîtrisent pas la pratique menace toujours la filière. Face à la situation, les exportateurs se sensibilisent pour l'arrêt de l'achat des vanilles mises en sous-vide par ces derniers.  Lantoniaina Razafindramiadana
(Agence Ecofin 23/07/13)
(Agence Ecofin) - L’Afrique possède près de la moitié de toutes les terres utilisables non cultivées de la planète. Ce sont environ 202 millions d’hectares qui pourraient être ainsi exploités. Elle affiche pourtant le niveau de pauvreté le plus élevé du monde. Ses piètres performances sur le front du développement suggèrent qu’elle n’a pas tiré parti de ses abondantes terres agricoles et ressources naturelles pour enclencher une croissance partagée et soutenue. Intensifier les progrès Le rapport de la Banque mondiale intitulé « Securing Africa’s Land for Shared Prosperity », affirme que la mauvaise gouvernance des terres – qui permet de déterminer et d’administrer les droits fonciers – pourrait bien être à incriminer. C’est ce que vient de découvrir la Banque...
(NewsMada 22/07/13)
Alors que l’expiration de l’ultimatum donné par le Groupe international de contact pour Madagascar (Gic-M), prévue à la fin de ce mois, avance à grand pas, les trois candidats concernés semblent déterminés à maintenir leur participation à la course à la magistrature suprême. Pour l’instant rien ne présage un fléchissement de position de leur part. La fin de ce mois s’annonce tumultueuse. Les trois candidats contraints (le président de la Transition, Andry Rajoelina, l’ancienne première dame Lalao Ravalomanana et l’ancien président, Didier Ratsiraka, ndlr) de se retirer de la présidentielle font la sourde oreille. Et ce, alors que le délai qui leur a été accordé s’achèvera le 31 de ce mois. Entre-temps, le débat se concentre sur l’avenir de la...
(NewsMada 22/07/13)
En réponse à l’aide mémoire du Gic-M articulant un plan en sept points pour la sortie de crise malgache, le président de la transition Andry Rajoelina a envoyé une lettre en date du 18 juillet au commissaire à la paix et sécurité de l’Union africaine, Ramtane Lamamra. Dans ladite lettre, le locataire d’Ambohitsorohitra exprime son refus de se plier à ces recommandations du Gic-M, en précisant que : "… obtempérer à ces directives sera considéré comme un abandon de souveraineté du pays dont je suis le garant en vertu de l'article 45.2 de la Constitution qui dispose que le Chef de l'Etat veille à la sauvegarde et au respect de la souveraineté nationale tant à l'intérieur qu'à l'extérieur" fin de...
( 22/07/13)
Les ministres ont le choix, entre obéir aux intérêts du peuple ou à la consigne de leurs mouvances. La sortie de crise est suspendue au conseil de gouvernement spécial axé ce jour sur le projet d’ordonnance modifiant et complétant la loi n°2012-014 portant création de la Cour Electorale Spéciale (CES). Les débats s’annoncent …spécialement âpres voire houleux au sein du gouvernement d’union nationale dont plusieurs membres ont d’ailleurs demandé à consulter au préalable leurs mouvances ou entités respectives. Et ce, avant de se prononcer sur la restructuration de la CES sur laquelle repose la reprise du processus électoral, actuellement au point mort. Quelle que soit la couleur de leurs maillots, les membres de l’équipe gouvernementale sont tenus d’atteindre le même...
(La Nation 22/07/13)
Habitués à des volte-face versatiles d’Andry Rajoelina depuis 2009, à des moments où il ne devait surtout pas le faire, plusieurs observateurs s’attendaient plus ou moins à son attitude actuelle vis-à-vis de la démarche de Joachin Chissano au nom de la communauté internationale, il est convaincu que « dans un tel contexte, la prise d’une ordonnance sur les matières nécessitant une réforme me paraît inopportune… ». Sentant venir cette réaction prévisible des autorités de la Transition à propos des injonctions à 7 points des médiateurs du GIC-M, après le dernier appel vibrant d’Atallah Béatrice, en faveur d’une prise de conscience civique de tous les responsables étatiques, nous avons déjà écrit dans nos colones : « Norbert Lala Ratsirahonana, l’éminence grise...
(La Gazette de Madagascar 22/07/13)
Cela dépasse l’entendement du monde entier. A lire, hier, le site Madagate de notre confrère Jeannot Ramambazafy, on est scandalisés quant aux avantages en tous genres attribués aux anciens Présidents de la République ou chefs d’Etat, MM. Ratsiraka, Zafy, Ravalomanana et Rajoelina. Des avantages exorbitants. Qu’importe leur montant, l’Etat a certainement les moyens d’y faire face, mais c’est le principe qui choque le petit peuple et nous avec. A l’heure où 9 Malgaches sur 10 vivent en dessous du seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale, octroyer ainsi, sans bourse délier, deux voitures, une résidence présidentielle, cinq domestiques, bons d’essence d’une valeur de 250 litres/mois, factures de la Jirama payées par l’Etat, un salaire mensuel avoisinant, paraît-il, les 50 millions...
(NewsMada 22/07/13)
Si la démarche pour la restructuration de la Cour électorale spéciale (CES) fait l’unanimité au sein de la classe politique, l’idée d’établir une nouvelle liste des candidats l’est moins. Chacun continue de camper sur sa position alors que l’échéance du 31 juillet avance à grand pas. Le débat sur l’avenir de la chambre spéciale au sein de la Haute cour constitutionnelle (HCC) continue d’enflammer les esprits. La refonte de cette institution s’avère être, en effet, plus problématique que prévu. Le point d’achoppement se situe au niveau du renouvellement de la liste des postulants à la magistrature suprême. «La restructuration de la CES est nécessaire mais cette nouvelle loi n’aura aucun effet rétroactif», a plaidé le président du congrès de la...
(La Nation 22/07/13)
Diverses formes de manifestations de contestation du régime de Transition avaient lieu durant le week-end tandis que d’autres mouvements sont en cours de préparation. Cette semaine qui commence sera une semaine mouvementée. Car les Malgaches en ont assez de l’impasse politique engendrée par Andry Rajoelina. Les mouvements de contestation manquent encore de coordination. C’est le chacun pour soi, pour le moment, dans les rangs des opposants. Mais une chose est sûre : la contestation à l’égard du régime Rajoelina connaît une nouvelle ampleur. Cette contestation se présente sous diverses formes actuellement. Le week-end dernier, un nouveau groupement dénommé MMFF, conduit par un ancien ministre de la Pêche, et un ancien animateur des meetings du Magro, Alain Andriamiseza, a affiché sa...
(La Gazette de Madagascar 22/07/13)
La classe politique continue de plonger le pays dans la misère, et le bout du tunnel s’éloigne ainsi pour la majorité. Et pour cause ! Si l’Etat est fauché et doit encore faire avec les caprices budgétaires des dirigeants, l’instabilité politique n’encourage en rien les investisseurs à venir. Pire, la Grande Ile s’écarte des opportunités qui se présentent actuellement pour le continent africain. La progression des Investissements directs étrangers (IDE) en Afrique devrait, en effet, inciter les investisseurs régionaux à venir sur le continent. D’après une étude de la Conférence des nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) publiée le 26 juin dernier, les IDE en Afrique ont progressé de 5% en 2012. Et les IDE dans les...
(La Gazette de Madagascar 22/07/13)
Les observateurs de la vie publique malgache s'interrogent : " comment ce régime continue-t-il de se maintenir alors qu'il est miné par des guerres intestines ? ". La récente manifestation de cette guéguerre est l'affaire Kolo Radio - TV dans laquelle on assiste à une confrontation entre deux membres du gouvernement de la mouvance Rajoelina, également deux alliés de première heure d'Andry Rajoelina : Hajo Andrianainarivelo et Harry Laurent Rahajason. Si le vice-Premier ministre n'a jamais caché son ambition de briguer la magistrature suprême (si Andry Rajoelina s'en retire) en acquérrant une chaîne radiotélévisée, le ministre de la Communication fervent défenseur de la cause Rajoelina veut à tout prix neutraliser le support de communication du rival de son patron… Parlant...
(Linfo.re 22/07/13)
La capitale malgache a été le théâtre d’une nouvelle manifestation anti-régime ce lundi. Une arrestation et des tirs sporadiques de gaz lacrymogène ont été rapportés. Des attroupements ce sont formés ce lundi en milieu de matinée le long de l’avenue de l’Indépendance à Analakely pour demander le départ des tenants du régime transitoire et la tenue des élections cette année. Plusieurs dizaines de manifestants ont répondu à l’appel d’un parti politique dont le secrétaire général est l’un des 41 candidats à la présidentielle malgache. Depuis ce matin, certaines boutiques situées dans les abords de l’avenue ont préféré fermer leur portes tandis que le lieu de rendez-vous était quadrillé par des éléments des forces de l’ordre qui s’apprêtaient à intervenir au...
(L'Express de Madagascar 22/07/13)
Le conseil de gouvernement d'aujourd'hui devra trancher sur la question du texte portant refonte de la Cour électorale spéciale. Une réunion cruciale pour la suite du processus électoral. Un débat houleux en perspective. Un conseil de gouvernement exceptionnel se tiendra aujourd'hui au palais d'État de Mahazoa­rivo. Les textes sur la « réforme et la restructuration » de la Cour électorale spéciale (CES), comme l’a recommandé le Groupe international de contact pour Madagascar (GIC-M), dans son plan à sept points censé « sortir le processus électoral de l'impasse dans laquelle il se trouve». « Je crains fort qu'aucune décision ne soit prise durant ce conseil, car il y a trop d'idées antagonistes sur ce sujet (ndlr la refonte de la CES) », soutient une source au sein du gouvernement de la Transition, notamment concernant la révision de la liste des 41 candidats à la présidentielle. « La décision de la CES est irrévocable qu'elle soit bonne ou mauvaise », insiste de son côté Ihanta Randria­mandrato, ministre de l'Elevage, issue de la mouvance Ravalomanana. « Les membres du gouvernement s'accordent cependant sur le fait qu'il faut rendre à cette Cour sa crédibilité et pour nous, cela passe d'abord par le maintien des décisions prises », réitère-t-elle. « Jusqu'ici, cette question ne semble pas s'être posée au sein du gouvernement », poursuit la ministre de l’Élevage, faisant référence aux initiatives gouvernementales qui semblent contourner la question de l'irrévocabilité de la décision de la CES. Christine Razanamahasoa, ministre de la Justice, dont le département a élaboré deux projets de texte sur la restructu­ration de la CES, a déjà déclaré qu'elle s'opposera à toute remise en cause de « l'irrévocabilité de la décision de la CES », en martelant que « c'est la décision d'une Cour légale et qui a autorité de la chose jugée ». « La décision concernant ce texte appartient au gouvernement... un consensus devra impérativement être trouvé lors de ce conseil », soutient pourtant une autre source gouvernementale. Pour ce responsable, la recherche de compromis entre les membres du gouvernement ne devra être qu'une formalité, car « il y a déjà eu le consensus préalable des signataires de la Feuille de route le 17 juillet ». Les adhérents à la loi-cadre de la Transition se sont, en effet, réunis mardi aux 67ha. À en croire les propos de Me Hanitra Razafima­nan­tsoa, vice-présidente du Conseil supérieur de la Transition et un des ténors de la mouvance Ravalo­manana, la question de la révision de la liste des candidats n'aurait pas fait l'unanimité parmi les signataires de la Feuille de route. Jointe au téléphone le 18 juillet, l'avo­cate a indiqué que « ce sujet (la révision de la liste des candidats à la présidentielle) a été juste survolé lors de la réunion d'hier (le 17 juillet)… notre mouvance a prévenu d'emblée qu'une ordonnance ne devra pas casser une décision de justice ». D'autres opposants. La requête en sept points du GIC-M est pourtant claire. « L'assainissement et la révision de la liste des candidats par la nouvelle CES » est l’un des points pour débloquer le processus électoral. Andry Rajoelina, président de la Transition, semble également afficher une certaine opposition concernant la requête du GIC-M et chercher une parade pour la contourner et éviter ainsi une implication directe dans une éventuelle refonte de la CES. Le chef de la Transition aurait envoyé une lettre à Ramtane Lamamra, haut commissaire de la paix et de la sécurité de l'Union africaine, si l'on en croit les informations relayées par certaine presse locale. Le président Rajoelina y aurait proposé la convocation d'une session extraordinaire du Parlement pour décider de la refonte de la CES, au lieu de légiférer par ordonnance comme le recommande le GIC-M. « Le texte impose au président de la Transition de légiférer par voie d'ordonnance une loi organique », expose cette lettre. La Cour électorale étant régie par la loi organique 2012-014, si l'on se réfère aux textes malgaches, seule une simple loi peut être modifiée par ordonnance. Une décision politique s'impose ainsi aux minis­tres de la Transition, en ce qui concerne la refonte de la CES, les arguments juridiques devront être relégués au second plan et, au risque d'aller à l'encontre de la position du président de la Transition. Mais il faudrait, par ailleurs, convaincre le corps des magistrats de la pertinence de la primauté de la politique sur le droit, en ces temps de crise. Des membres du Syndicat des magistrats ont laissé entendre « qu’ils ne participeraient plus à une nouvelle élection de magistrats pour siéger au sein de la CES, au risque de désa­vouer leur précédent choix ». Demande d’authenticité Si l'on en croit certaine presse locale, Andry Rajoelina aurait adressé une lettre à Ramtane Lamamra. Dans cette missive, il aurait exposé sa perception du plan en sept points défini par le GIC-M pour sortir le processus électoral de l'impasse. « Quatre parmi les sept points proposés peuvent être considérés comme des instructions ou des directives auxquelles les autorités malgaches doivent obtempérer », aurait-il indiqué dans cette lettre, en ajoutant un peu plus bas que « obtempérer à ces directives sera considéré comme un abandon de la souveraineté du pays ». Quatre parmi les sept points sont notamment soulignés par cette lettre. Entre autres, la demande du retrait volontaire et sans...
(Midi Libre 22/07/13)
La Banque Africainede Développement (BAD) et le projet Pôles Intégrés de Croissance (PIC) s’associent pour la modernisation du système d’électrification dans les régions. Ainsi, demain aura lieu le lancement des activités du don SEFA destiné à financer la mise en place d’un système de production d’énergie renouvelable à Nosy-Be. La réunion de lancement qui verra la participation du ministre des Finances, du gouverneur de la Banque Centrale, du ministre de l’Energie, des bailleurs de fonds et des principaux acteurs du secteur énergie, portera sur la revue rétrospective des activités déjà réalisées et la définition d’une feuille de route devant mener à la concrétisation du projet envisagé. Pour rappel, le protocole d’accord du don SEFA a été signé le 16 mai...
( 22/07/13)
La place du Magro Behoririka a connu une affluence plus que d’habitude ce samedi 20 juillet 2013. Le staff dirigeant de cette mouvance a tenu à rencontrer les fidèles partisans de Ravalomanana. Mamy Rakotoarivelo, maître Hanitra Razafimanantsoa, Manandafy Rakotonirina, Samuel Mahafaritsy, Rakotovazaha, ou encore le révérend Andriamanampy ont été présents pour fustiger les comportements du Gic-M et démontrer la ferme détermination de la mouvance de maintenir la candidature de Lalao Ravalomanana à l’élection présidentielle. L’épouse de l’ancien président Ravalomanana jouit de tous ses droits et remplit toutes les conditions requises pour être candidat a-t-on tonné sur la place. Et quand bien même un candidat – en l’occurrence Andry Rajoelina, a dérogé à la règle du délai, la mouvance est prête...
(L'Express de Madagascar 22/07/13)
Découverte depuis quatre ans, la psille fait davantage de ravages sur les arbres d'eucalyptus. Le financement des opérations pour son extinction fait défaut. Les maladies des végétaux se multi­plient. Après le cyprès, le papayer et d'autres arbres fruitiers, l'eucalyptus est aussi victime d'un parasite appelé par les techniciens « psille ». Constatée depuis quatre ans dans la région Analamanga, elle est maintenant répandue dans d'autres localités. Toute­fois, les plants contaminés sont encore plus ou moins isolés, d'où l'indifférence des planteurs sur la situation. « Les zones dans lesquelles nous constatons la présence de la psille sont plus nombreuses qu'il y a quatre ans, dans la plupart des localités où des plantations d'eucalyptus existent. Les arbres contaminés ne sont pas nombreux dans un même endroit, c'est pourquoi les planteurs ne sont pas encore inquiets de ce phénomène », explique Tsitohaina Ravoninjatovo Zafimahery Andriamaroahina, directeur de la protection des végétaux. « Nous constatons dans notre plantation que quelques arbres jaunissent. Nous nous sommes dits qu'il y avait quelque chose d'anormal et nous avons coupé l'arbre pour en faire du bois de chauffe, mais la situation ne nous a pas alarmés », rapporte Ravo Ratovondrina, un charbonnier originaire d'Anjepy. Solution naturelle. Des recherches ont été menées par les chercheurs de la Direction de la protection des végétaux afin de trouver un remède. Un champignon pouvant entraîner l'éradication de la psille a été découvert. Mais cette solution n'a jamais été appliquée compte tenu du coût. « La multiplication de ce champignon nécessite un financement important. Nous ne disposons pas de moyens pour mener l'opération », indique Philipert Rakotoson, secrétaire général du ministère de l'Agri­culture. Or, si des actions ne sont pas menées dès à présent, une menace plane sur la filière d'ici cinq à dix ans. « Lorsqu'un arbre est infesté par ce parasite, il meurt jusqu'aux racines. Il faut un renouvellement des pieds. Par conséquent, si en ce moment nous restons inactifs, après cinq ou dix ans, la situation serait grave », souligne, pour sa part, le directeur de la protection des végétaux. Cette maladie peut contaminer d'autres arbres fruitiers. La filière charbon n'est pas, non plus, à l'abri. « L'arbre d'eucalyptus sert en grande partie à la production de charbon. Si cette maladie venait à se répandre, la filière charbon serait fortement touchée. Il faudra d'énormes moyens pour le renouvellement des pieds. Maintenant, lorsque nous coupons des arbres, il y a toujours une régénération. En plus, il faudra du temps de la plantation à la coupe, ce qui engendrerait une pénurie, et le prix de ce produit serait plus élevé », indique Ravo Ratovondrina.  Lantoniaina Razafindramiadana
( 22/07/13)
Première victoire pour les opérateurs économiques contre le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, le Secrétaire général de ce dernier a été écroué. Cette incarcération entre dans le cadre d’une plainte déposée par ces opérateurs pour escroquerie. Pour en revenir aux faits, une cinquantaine d’opérateurs ont obtenu des marchés au ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques. Les montants des marchés varient de 30 à 300 millions d’Ariary. Les opérateurs économiques fournissaient le ministère en matériaux de construction et en consommables divers en décembre 2012. Ces fournisseurs n’ont cependant jamais été payés. Les services de comptabilité de ce ministère ont rejeté le paiement des sommes demandées en avançant que les bons de commande étaient falsifiés. En effet,...
( 22/07/13)
Les politiciens sont vraiment incompréhensibles. Girouettes et versatiles pour s’accrocher au pouvoir, ils sont capables de tout. Ils ont loué la communauté internationale en particulier la Sadc comme étant le médiateur idoine car elle leur a offert la feuille de route qui pourvoit autorité, siège et privilège. Aujourd’hui, ils sont en train de tirer à boulets rouges sur cette Sadc et cette communauté internationale qu’ils accusent d’ingérence voire de velléité de coloniser le pays. Ils reprochent à cette communauté internationale, précisément au Groupe de contact international pour Madagascar (Gic-M) d’être plus Malgache que les Malgaches quand ce Gic-M a imposé ses recommandations en 7 points. La France est particulièrement pointée du doigt par nombre de politiciens et observateurs mais aussi...

Pages