Samedi 27 Mai 2017

Stratégie : à Madagascar, Givaudan, leader du parfum, veut tirer le meilleur du girofle

Stratégie : à Madagascar, Givaudan, leader du parfum, veut tirer le meilleur du girofle
(Jeune Afrique 20/04/17)

Pour parvenir au petit village d’Ambodilaza, situé à quelque 110 km de Toamasina, au nord-est de Madagascar, Roger et son fils James, accompagnés de leur famille, ont marché durant cinq heures depuis leurs plantations. Dans leurs baluchons, des feuilles de giroflier qu’ils comptent faire distiller dans un alambic traditionnel installé dans ce coin de brousse, noirci par les nombreuses cuissons au feu de bois.

Pas moins de seize heures de distillation du mélange de feuilles et d’eau seront nécessaires – de la veille au petit matin, quand la température est le plus fraîche – pour produire 4 à 5 litres d’essence de girofle. Sur cette quantité, un litre sera reversé au propriétaire de l’alambic pour couvrir le coût de la location de son appareil.

Revenu d’appoint

Collecteur d’essence de girofle pour le compte du suisse Givaudan, le leader mondial des arômes et parfums, Edram surveille le processus de production, qui touche à sa fin. La vapeur dégagée par le mélange passe dans l’alambic, où elle se condense, refroidie par l’eau acheminée de la rizière voisine par un réseau de tuyaux de bambous. Puis le distillat passe par une série de récipients et est déversé de l’un dans l’autre, permettant ainsi de séparer par pesanteur l’essence de l’eau encore présente.

Commentaires facebook