Dimanche 20 Août 2017

LDIM : stabilité fiscale garantie pour 20 ans

LDIM : stabilité fiscale garantie pour 20 ans
(Madagascar TV 10/08/17)

Adoptés aussi bien en Conseil du Gouvernement qu’en Conseil des Ministres, le projet de Loi sur le Développement Industriel à Madagascar (LDIM) n’attend plus que d’être examiné par le Parlement au cours de la prochaine session ordinaire.

Les grandes lignes du Projet de Loi sur le Développement des Industries à Madagascar (LDIM) ont été mises en avant au cours de la rencontre de Nourdine Chabani, ministre de l’Industrie et du Développement du secteur privé avec Fredy Rajaonera, président du Syndicat des Industries de Madagascar (SIM).

Ce texte comporte des incitations fiscales et non fiscales, notamment la mise en place de clauses de stabilité pour une durée de 20 ans pour avoir des dispositions fiscales et douanières stables. Il prévoit également la mise en place du Fonds National pour le Développement de l’Industrie (FNDI), ainsi que de l’Agence Nationale pour le Développement de l’Industrie (ANDI) qui constitue une sorte d’organe de régulation. Il en est de même de la Zone d’Investissement Industriel (ZII) qui prévoit des abattements fiscaux pour les industriels membres. Tout cela devrait permettre de rendre les industries malagasy plus compétitives.

«Les industriels sont persuadés que les industries constituent un moteur de développement du pays, grâce à la création de valeur ajoutée et la création d’emplois», a indiqué Fredy Rajaonera, président du SIM. Celle loi est une grande première. Le président du SIM a mis l’accent sur l’importance de la stabilité garantie pour 20 ans. «La résultante de cette stabilité est la visibilité de l’entreprise. C’est comme un plan d’actions», a-t-il souligné.

Pour ce qui est des incitations fiscales, des dispositions y afférentes devraient figurer dans la Loi de Finances 2018

A noter que ce projet de loi sur le développement de l’industrie est le fruit de trois années de travail du ministère de l’Industrie en collaboration avec la Fondation FES et constitue une réalisation du dialogue public-privé.

Concurrence déloyale
Si les industriels malagasy ne sont pas compétitifs, c’est à cause de la concurrence déloyale. Force est de constater que de nombreux produits importés coûtent moins chers que les produits locaux, comme c’est le cas, par exemple, des couvertures. Des failles existent donc dans l’introduction de ces marchandises dans le pays. Le projet de LDIM entend, non seulement attirer les investisseurs, mais également protéger les industriels.

C.R

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