Mercredi 23 Août 2017

Industrie: une loi pour plus de stabilité et de compétitivité des industries malagasy

Industrie: une loi pour plus de stabilité et de compétitivité des industries malagasy
(Madagascar Tribune 10/08/17)

Lors d’une rencontre avec le ministre de l’Industrie Chabani Nourdine hier 9 août, le président du Syndicat des Industries de Madagascar (SIM) Fredy Rajaonera a souligné le fait que la nouvelle loi sur l’industrie qui servira de loi cadre, et qui est la première en son genre, devrait assurer plus de stabilité et de compétitivité aux industries malagasy.

Le constat est le même que ce soit du côté de l’Etat ou du côté du privé notamment du Syndicat des industries de Madagascar ou SIM : les industries malagasy sont très loin d’être compétitives vis-à-vis de l’extérieur. Ce qui pose un sérieux problème du simple fait que Madagascar soit membre de plusieurs organismes et zones de libre échange comme le Comesa, la Sadc ou encore l’EAC ou East African Community. Aussi recevons-nous de nombreux produits d’industries étrangères concurrentes des nôtres sans que ces dernières puissent les concurrencer sur le marché extérieur et surtout sur le marché intérieur. Le ministre de l’Industrie lui-même a reconnu qu’ « il est inconcevable que des produits qu’on importe à des kilomètres de chez nous coûtent moins chères que des produits fabriqués sur place ». Ainsi, la nouvelle loi sur l’industrie aurait été élaborée dans ce sens, une loi qui sera soumise au Parlement pour la prochaine session parlementaire, car déjà adopté en Conseils de gouvernement et de ministre.

Cette loi « cadre » devrait selon le président du SIM Fredy Rajaonera offrir plus de stabilité et rendre compétitives nos industries. Notamment grâce à des dispositions telles que la mise en place d’un taux fiscal fixe pour une durée de 20 ans aux industries ou encore la mise en place de mesures incitatives qui seront confortées dans la loi de finance 2018. La garantie en est que l’élaboration de cette loi aurait été faite à travers un dialogue public-privé. Dialogue duquel ont découlé non pas des compromis mais des décisions adaptées aux parties. D‘autre part, une attention particulière sera accordée à la concurrence déloyale dont sont victimes les industries malagasy. Reprenant le fait qu’il est aberrant de voir que les produits malagasy coûtent chers ici même deux voire cinq fois plus chère que les produits importés, le Président du SIM a soulevé un possible disfonctionnement au niveau de l’administration malagasy en général et au niveau de la douane malgache en particulier en ce qui concerne l’entrée des produits d’importation à Madagascar. Une des nombreuses explications sur le fait que les industries malagasy ne produisent encore que seulement 15% du Produit intérieur Brut (PIB).

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