Mardi 20 Février 2018

Épidémie : l'OMS redoute une propagation de la peste depuis Madagascar

Épidémie : l'OMS redoute une propagation de la peste depuis Madagascar
(La Tribune 09/02/18)

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a exprimé ce mercredi 7 février ses craintes sur la prochaine l'épidémie de peste à Madagascar. Pour lui, le risque est important que celle-ci soit de plus grande ampleur que la précédente et qu'elle se propage au-delà des frontières malgaches.

Les pires craintes par rapport à la peste qui sévit sur la Grande Île africaine se confirment. Sur la question concernant quel pourrait être le visage de la prochaine épidémie de peste à Madagascar, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus s'est voulu très vigilant.

La prochaine épidémie de preste « risque d'affecter davantage Madagascar et même de déborder dans les pays voisins et au-delà », s'est ainsi exprimé l'expert onusien, à l'occasion d'un point de presse à Genève en Suisse. La peste ayant reculé un peu ces derniers jours, le responsable qui s'était rendu à Antananarivo après la fin de la phase aiguë de l'épidémie a rencontré des membres du gouvernement et a présenté ses vives inquiétudes.

« Nous sommes d'accord pour dire que la prochaine transmission pourrait être de plus grande ampleur », s'inquiétait Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Tedros Adhanom Ghebreyesus a expliqué que même si à ce jour, elle ne peut plus faire autant de victime que redouté, la peste n'a pas disparu et reste endémique dans certains pays africains. « Le plus fort de la flambée est derrière nous mais nous devons pouvoir continuer à détecter les cas et à intervenir jusqu'à la fin de la saison épidémique en avril 2018 », avertissait-il.

Les inquiétudes du premier responsable de l'OMS sont loin d'être dénuées d'arguments. L'expert soutient que ce caractère virulent et régional de la prochaine épidémie sera favorisé par les problèmes d'assainissement qui persistent sur l'île et de la résistance des puces à un grand nombre d'insecticides et autres produits chimiques habituellement utilisés pour les neutraliser, l'épidémie de 2017 « a laissé plus de réserves » de bactéries à Madagascar que d'habitude, a-t-il laissé entendre.

Lire la suite sur: https://afrique.latribune.fr/politique/politique-publique/2018-02-08/epi...

Commentaires facebook