Mardi 22 Août 2017
(RFI 22/08/17)
Son kidnapping remonte au 13 août à Tripoli, soit 24 heures après son retour au pays. Il n'a été revendiqué par aucun groupe et est passé sous silence par les autorités. Ali Zeidan, 67 ans, était Premier ministre entre 2012 et 2014 en Libye. Son enlèvement en dit long sur l'état sécuritaire de la capitale libyenne où chaque groupe politique possède sa propre milice. La famille de l'ancien Premier ministre accuse Fayez al-Sarraj, chef du Conseil présidentiel, d'avoir organisé cet enlèvement « Mon père...
(Le Monde 16/08/17)
L’enfer migratoire de la Libye (1/3). Dès leur entrée en Libye sur la route de l’Europe et avant d’entreprendre la périlleuse traversée de la Méditerranée, les migrants sont victimes de violences systématiques, de travail forcé et d’extorsions. « Pour les Noirs, la Libye, c’est l’esclavage moderne. » C’était au moment de se séparer. La visite du centre de détention pour migrants de Misrata touchait à sa fin. Ernest Ikpotokin souhaitait ajouter quelques mots, ultime confidence. Alors, le jeune Nigérian a prononcé la formule, énorme, terrible, la phrase qui résume sa tragique odyssée au cœur du chaos libyen. « En Libye, nous ne sommes que des esclaves », a-t-il répété, comme si les choses n’étaient pas assez claires. Ici à Misrata,...
(RFI 11/08/17)
Ghassan Salamé , le nouvel émissaire des Nations unis pour la Libye, a visité Benghazi, capitale de l'est libyen hier, jeudi 10 août. Arrivant de la Tunisie où il rencontré mercredi le ministre des Affaires étrangères, il a atterri à l'aéroport de Benina, fraîchement rouvert, il y a tout juste deux semaines. L'émissaire onusien continue sa tournée d'écoute en Libye comme à l'international, avant de proposer ses pistes pour une sortie possible de la crise en Libye. Au fur et à mesure de ses rencontres...
(RFI 11/08/17)
Les Libyens cherchent désormais à éloigner les bateaux de sauvetages travaillant à l'ouest de la Méditerranée au-delà de ses eaux territoriales. Dans une conférence de presse jeudi 10 août, la marine libyenne à Tripoli a communiqué un texte émanant des autorités et destiné aux ONG actives sur la route Ouest des migrations provenant de Libye. Les autorités ont précisé les limites des zone de recherche et de secours accessibles aux ONG qui devront désormais avoir des autorisations en bonne et...
(RFI 08/08/17)
L'envoyé spécial de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, rencontrera, ce mardi 8 août à Rome, le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano. Cette visite en Italie coïncide avec l'intervention militaire italienne dans les eaux et le ciel libyens. La population refuse cette ingérence et a appelé l'ONU à intervenir. Ghassan Salamé considère qu'il y a trop d'initiatives pour la Libye, ce qui n'aide pas forcément à résoudre la crise. Il s’agit, en quelque sorte, d’une tournée d'écoute que Ghassan Salamé...
(Le Point 08/08/17)
Le commerce entre les cinq pays de l'UMA ne représente que 3 % de leurs échanges globaux, ce qui en fait la région la moins intégrée au monde. Sur le papier, ça sonne bien. Cinq pays : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Mauritanie – ayant trois points communs : la langue, la religion et leur histoire (passé colonial notamment). De quoi disposer d'une région forte, intégrée, prospère, ayant un destin commun. Ce n'est pas le cas. Le 17 février 1989, le...
(RFI 05/08/17)
La décision du Parlement italien concernant l'intervention en Libye avec des navires militaires interpelle les Libyens qui ont protesté massivement contre cette décision. Les citoyens continuent à réagir refusant le retour de « l'ancien colonisateur », ce qui augmente la tension dans le pays déjà divisé. La décision de Rome d’envoyer des navires militaires dans les eaux territoriales libyennes pour limiter l’afflux de migrants sur le territoire italien suscite de vives critiques, aussi bien en Italie qu’en Libye. Selon Azza al-Maghour...
(RFI 29/07/17)
Emmanuel Macron a évoqué jeudi 27 juillet le projet d'installer des centres de traitement pour les demandeurs d'asile dans le sud libyen. Une zone quasi désertique et qui n'a jamais véritablement été aux mains de Tripoli, quels que soient les gouvernements qui se sont succédé depuis la révolution. Dans cette région, où les derniers soldats français ne sont partis qu'en 1956, soit cinq ans après l'indépendance officielle du pays, trois groupes dominent : la tribu arabe des Ouled Slimane et les ethnies toubous et touareg. S'allier avec l'un de ces partenaires...
(RFI 29/07/17)
Des questions subsistent encore après les annonces d'Emmanuel Macron sur sa politique migratoire. Dans un discours prononcé jeudi, le président français a clairement distingué les réfugiés politiques et les migrants économiques. Il veut examiner les demandes d'asile «en amont», directement sur le terrain dans ce qu'on appelle des «hotspots», des centres d'examen. L'Elysée dit avoir identifié des zones dans le sud libyen, le nord-est du Niger, et le nord du Tchad pour installer des centres de l'OFPRA, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides.
(RFI 27/07/17)
Succès diplomatique ou déclaration très ambitieuse pour d'autres, les analyses sont diverses après la rencontre organisée, mardi 25 juillet, par Paris entre les deux frères ennemis de la Libye, le chef du gouvernement d'union nationale Fayez al-Sarraj, basé à Tripoli, et l'homme fort de l'Est, Khalifa Haftar. Dans une déclaration en 10 points, lue en arabe, les deux hommes s'accordent sur un cessez-le-feu et sur l’organisation d'élections au printemps 2018. Cet accord à la française confirme chaque partie dans son rôle...
(RFI 26/07/17)
Lors d'une rencontre ce mardi 25 juillet à La Celle-Saint-Cloud, près de Paris, Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar ont adopté une déclaration commune pour une sortie de crise en Libye. Le président Emmanuel Macron, sous l'égide duquel cette rencontre était organisée, a salué «le courage historique» des deux hommes forts de Libye et annoncé un accord pour un processus électoral «au printemps». C'est un texte en forme de feuille de route que les deux hommes forts de Libye ont adopté, lors d'une rencontre placée sous l'égide de la France et des Nations unies...
(RFI 25/07/17)
Le président français Emmanuel Macron fait du dossier libyen une de ses priorités, tout comme la sécurité en Afrique. Les efforts pour la Libye, estime l'Elysée, vont dans le sens des efforts fournis pour la lutte contre le terrorisme et la lutte contre les flux migratoires. La rencontre, mardi 25 juillet, près de Paris, entre les deux protagonistes de la crise libyenne, le président du Conseil Fayez al-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar, s’inscrit dans ce cadre. Les Libyens continuent...
(Le Monde 25/07/17)
Faïez Sarraj, le chef du gouvernement, et le maréchal Haftar, maître de la Cyrénaïque, sont prêts à signer une déclaration commune à La Celle-Saint-Cloud. A Tripoli, les rues sont embouteillées la journée et les restaurants emplis de familles le soir. Chacun a pourtant conscience que l’accalmie est « fragile », selon le mot d’un haut fonctionnaire. La réunion, mardi 25 juillet à La Celle-Saint-Cloud, près de Paris, sous les auspices d’Emmanuel Macron, entre Faïez Sarraj, le chef du gouvernement d’«...
(RFI 20/07/17)
Quarante-et-un jours après la libération officielle de Saïf al-Islam Kadhafi à Zintan, le fils de l'ancien guide libyen n'est pas encore réapparu. Des spéculations sur son sort vont jusqu'à le donner pour mort. Mais la réalité est toute autre. Il ne se montre pas pour des raisons de sécurité. Plusieurs personnes et partis veulent sa tête. Ses sympathisants sont aujourd'hui convaincus que l'Otan, qui n'a pas réussi à le tuer en 2011, cherche encore à avoir sa tête. En dépit...
(RFI 19/07/17)
Quarante jours à sa libération officielle, le 9 juin dernier, et après quelques mois en liberté surveillée à Zintan, dans l'ouest de la Libye, Saïf al-Islam Kadhafi n'est toujours pas réapparu et ne donne pas de nouvelle. Son discours qu’il devait faire lors de la fête de fin de ramadan est ajourné à une date inconnue, et les informations sur le lieu où il se trouve restent dans le cadre des spéculations. Saïf al-Islam attend un jour meilleur pour réapparaître. Véritable détenteur des secrets de son père Mouammar...
(RFI 14/07/17)
En Libye, c'est une première: des sources militaires de l'Est libyen font état d'une rencontre, ce mercredi soir, entre le maréchal Haftar et le chef du commandement américain pour l'Afrique, Africom. Les Etats-Unis semblent étudier une nouvelle approche diplomatique par un soutien possible à l'armée nationale libyenne dirigée par Khalifa Haftar. C'est donc rassemblement le retour annoncé de Washington en Libye. Cette rencontre entre Américains et Libyens annonce un retour en force des Etats-Unis dans ce pays qu'ils avaient pratiquement...
(La Tribune 14/07/17)
Le «capital sympathie» de Seïf Al-Islam dépasse les frontières libyennes et même le cloisonnement tribal. Recherché par la CPI, désigné comme «l’homme-clé» pour un règlement du conflit libyen, le dauphin putatif de Mouammar Kadhafi est désormais appuyé par un comité de soutien composé des membres de la diaspora libyenne réfugiée au Niger. Le début de l’échafaudage de sa machine pour la reconquête du pouvoir en Libye ? Et si Seïf Al-Islam était l'architecte de la renaissance de la Jamahiriya en...
(RFI 13/07/17)
Dans l'Est libyen, alors que le maréchal Khalifa Haftar est en train d'étendre son pouvoir dans le pays et cherche à arracher une reconnaissance internationale, les citoyens et les intellectuels libyens dénoncent systématiquement des menaces touchant à leur liberté d'expression. La situation ressemble de plus en plus à un régime d'oppression. Les salafistes, soutenus et financés par l'Arabie saoudite semblent être au cœur du pouvoir à l'est. Ils sont actuellement présents dans toutes les institutions sensibles et font régner leur...
(Jeune Afrique 12/07/17)
Guidé par le souci constant de préserver un semblant d’unité et fort de ses bons résultats, le président de la National Oil Corporation (NOC), Mustafa Sanalla est devenu une figure clé du pays. «Sur le papier, c’est un technocrate neutre, un exécutant formellement placé sous l’autorité du Conseil présidentiel et du gouvernement d’union nationale [GUN] dirigé par Fayez al-Sarraj depuis Tripoli », estime un journaliste libyen. « C’est un ingénieur et un manager respecté », ajoute Jalel Harchaoui, chercheur spécialiste...
(RFI 12/07/17)
Un comité de soutien au fils de Mouammar Kadhafi récemment libéré vient de voir le jour à Niamey, au Niger. Le comité, qui fustige le comportement de la Cour pénale internationale, dénonce ce qu’il appelle le « harcèlement » de la CPI vis-à-vis de Saïf al-Islam Kadhafi, un « espoir », selon eux, pour la renaissance libyenne. Le comité de soutien à Saïf al-Islam Kadhafi est composé de quelques dizaines de Libyens résidant au Niger, de membres de la société...

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