Lundi 22 Mai 2017
(Le Monde 19/05/17)
Pour le chercheur allemand Wolfram Lacher, le gouvernement d’unité nationale de Faïez Sarraj a échoué sur tous les fronts. L’heure est à l’escalade entre l’ex-général Haftar et les milices de la puissante « cité-Etat » de Misrata. Wolfram Lacher est chercheur à l’Institut allemand des affaires internationales et de sécurité (Stiftung Wissenschaft und Politik, SWP), basé à Berlin. Spécialiste de la Libye contemporaine, il est l’un des coauteurs de Libyan Revolution and its Aftermath...
(France Inter 17/05/17)
L’intervention française en Libye, ou comment l’espérance de conduire une « guerre juste » a mené un pays au chaos. La Charte de l’ONU, signée le 26 juin 1945, préconise le règlement pacifique des différends internationaux, défend la non-ingérence dans les affaires des Etats souverains, et prohibe l'emploi de la force dans les relations internationales. Droit d’ingérence Pourtant, depuis 70 ans, le Conseil de sécurité des Nations Unies n’a cessé d’autoriser le recours à la guerre. Car si l’ONU ne doit pas s’immiscer dans les affaires intérieures d’un Etat, elle a également la responsabilité de protéger les populations et les droits de l’Homme. Cette « responsabilité de protéger » (R2P en anglais) est l’héritière du « droit d'ingérence humanitaire »,...
(RFI 16/05/17)
En Libye, la situation est à nouveau tendue à Tripoli menacé par le retour des milices connues sous le nom de Fajr Libya, « Aube de la Libye », qui avait déjà envahi la capitale en 2014. Ces menaces répétées ont empêché la nouvelle rencontre prévue la semaine dernière au Caire entre le Premier ministre du gouvernement d'union nationale (GNA), Fayez al-Sarraj, et l'homme fort de l'Est libyen, le maréchal Khalifa Haftar. Cette rencontre devait concrétiser l'accord conclu entre les...
(RFI 13/05/17)
Katja Lorens, la présidente sortante de la mission en Libye du Comité international de la Croix-Rouge, évoque l'activité difficile du comité durant les deux dernières années dans ce pays en proie au chaos. De passage à Paris, Houda Ibrahim l'a rencontrée et elle a exposé avec elle la situation de la santé en Libye où les hopitaux manquent de tout. Face aux menaces auxquelles les membres du CICR, le comité s'est vu contrainte à adapter ces activités et à les...
(RFI 10/05/17)
Le trafic d'armes à partir de la Libye vers les pays voisins allant jusqu'à l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique australe continue. Devenue source d'enrichissement illégal pour les chefs de guerre en Libye, cette économie souterraine vise l'Egypte en premier lieu. Suite à des informations sécuritaires, l'aviation militaire égyptienne est intervenue et a frappé un convoi de transports d'armes à la frontière égyptienne. L'annonce a été faite ce mardi 9 mai par un porte-parole de l'armée égyptienne qui a précisé que l'aviation du Caire...
(RFI 09/05/17)
Des représentants du Soudan, du Niger, du Tchad, mais aussi de l'Union africaine et Martin Kobler, le représentant spécial de l'ONU pour la Libye, étaient réunis à Alger ce lundi 8 mai pour la 11e réunion ministérielle des pays voisins de la Libye. L'enjeu est de mettre les pays voisins d'accord sur les discussions politiques, et notamment sur la question de la participation ou non des groupes islamistes armés aux négociations. Le ministre des Affaires africaines Abdelkader Messahel s'est montré optimiste. Il estime qu'il y a des « indicateurs positifs » pour une solution politique. Le ministre algérien revenait en effet de...
(Le Monde 09/05/17)
Des migrants en provenance de toute l’Afrique sont enfermés dans des centres de rétention où ils subissent mauvais traitements, viols et tortures. La Cour pénale internationale (CPI) envisage d’ouvrir une enquête sur les crimes visant les migrants en Libye, qui est devenue un « marché » pour la traite des êtres humains, a déclaré, lundi 9 mai, la procureure de cette instance, Fatou Bensouda. Des milliers de migrants, dont des femmes et des enfants, sont retenus dans des centres de...
(RFI 06/05/17)
L'organisation Small Arms Survey, basée à Genève, démontre dans un rapport publié le 3 mai l'existence d'un véritable développement sur le marché de l'internet des armes légères en Libye. Les réseaux sociaux participent à ce trafic en hausse. Les auteurs du rapport explorent un aspect peu connu de la crise libyenne. Leurs recherches mettent en évidence le rôle croissant d'internet dans la circulation des armes légères en Libye comme vers les pays voisins. « En terme général, il y a beaucoup d'armes qui circulent à partir de la Libye vers...
(RFI 05/05/17)
L'accord d'Abou Dhabi signé mardi 2 mai entre le chef du gouvernement d'union nationale Fayez al-Sarraj et l'homme fort de l'est de la Libye Khalifa Haftar trace les grandes lignes qui sont capables de faire réconcilier les Libyens. C'est un accord de principe qui ne trace pas un plan de route et qui ne donne pas de détails sur les modalités de son application. Mais de nouvelles rencontres auront lieu dès la semaine prochaine au Caire. Des comités commenceront alors...
(RFI 03/05/17)
Les cours du pétrole ont baissé lundi, le prix de référence s'affichant à 48,84 dollars. En cause, des signes de reprise de la production aux États-Unis, mais aussi en Libye où production retrouve le niveau de 2014. Le président de la compagnie nationale du pétrole a déclaré ce mardi matin que la production a désormais atteint 760 000 barils par jour. Le dirigeant affirme même vouloir dépasser le million de barils produits d'ici le mois d'août. La Libye revient de loin. Depuis 2014, la production de pétrole est affectée par les affrontements...
(Jeune Afrique 03/05/17)
Six mois après son procès contre Goldman Sachs, la Libyan Investment Authority, le fonds souverain créé par l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi, va revenir, mercredi, devant les tribunaux londoniens pour étayer ses accusations de corruption contre la Société générale. La LIA accuse la banque française d’avoir versé des pots-de-vin à ses employés pour que la Libye investisse près de 2,1 milliards de dollars dans ses produits financiers, des investissements « pourris » pour lesquels la Libye demande 1,5 milliard de réparation. Des...
(RFI 02/05/17)
En Libye, des forces sécuritaires de la ville de Misrata encerclent, depuis samedi 29 avril, le port de la ville et fouillent tous les poids lourds qui s'y dirigent. Une initiative surprenante et inattendue qui vise à freiner le trafic de ferraille volée en Libye et acheminée ensuite vers des ports turcs. Ces forces sécuritaires de Misrata disent suivre l'initiative du « Comité pour l'arrêt du trafic du gaz et du pétrole » auquel des brigades de toutes les régions...
(RFI 26/04/17)
En Libye, c'est une visite d'un jour qu'a effectuée Mikhaïl Bogdanov, le ministre russe adjoint aux Affaires étrangères à Tripoli. Il est à la tête d'une délégation politique et économique qui a rencontré plusieurs ministres et responsables libyens. A travers cette visite Moscou cherche à retrouver son ancien rôle en Libye. En déclarant qu'elle entretienne les mêmes rapports avec l'Est comme avec l'Ouest, Moscou veut accentuer son influence dans ce pays, qui constitue pour elle une porte vers l'Afrique du Nord.
(RFI 26/04/17)
La Cour pénale internationale (CPI) basée à La Haye a rendu public lundi 24 avril un mandat d'arrêt contre un responsable de la sécurité intérieure de l'ancien régime libyen. Il s'agit d'Al Touhami Khaled accusé de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre qui auraient été commis entre février et août 2011. Des crimes commis « afin d'écraser par tous les moyens l'opposition politique au régime de Kadhafi », selon le mandat de la Cour. Le mandat est daté...
(RFI 26/04/17)
La Libye est en voie d'amender l'accord politique interlibyen signé à Skhirat au Maroc fin 2015. Un an et demi après le refus du Parlement libyen d'entériner cet accord, l'enjeu est de taille. Le Parlement basé à Tobrouk vient de nommer un Comité de dialogue composé de 24 députés. Les modalités ne sont pas encore annoncées et la date n'est pas arrêtée pour une première réunion. Mais on assiste à de petits pas en direction d'une reprise de ce dialogue...
(RFI 20/04/17)
Plus d'une centaine de migrants burkinabè ont regagné leur pays après avoir vécu dans des conditions très difficiles. Ce retour organisé par l'Organisation internationale pour la migration (OIM) et l'ambassade du Burkina Faso en Libye. Parmi ces migrants, des femmes et des enfants. Deux raisons ont conduit ces jeunes burkinabè en Libye. Certains y étaient pour trouver du travail et d'autres étaient en transit pour l'Europe. Mais une seule raison a motivé leur retour volontaire. « Les conditions étaient vraiment...
(RFI 18/04/17)
Les forces de Misrata, alliées au gouvernement de Tripoli, ont lancé une opération aux objectifs doubles : combattre les terroristes du groupe EI et reprendre les bases où se terre Mohammed Ben Nayel, ancien proche de Kadhafi, aujourd'hui du général Haftar. En Libye, après sa victoire en mars dernier dans la bataille des champs pétroliers, l'armée nationale libyenne (ANL) dirigée par le maréchal Khalifa Haftar lance l'opération « Sables mouvants ». Cette opération vise à reprendre le Sud-libyen aux forces de Misrata.
(RFI 17/04/17)
L'Organisation internationale pour la migration (OIM) a dénoncé la semaine dernière l'existence de « marchés aux esclaves » en Libye. Un jeune Sénégalais dit avoir été le témoin, dans le Sud libyen, de pratiques qui rappellent l’esclavage. Ce Casamançais a quitté son pays en novembre dans l’espoir de refaire sa vie en Europe. Non seulement il a été « dépouillé » par les passeurs, mais il a aussi vu des Africains de l’Ouest travailler sans salaire pendant des mois dans des plantations libyennes. Appelons-le Mamadou. Il a 34 ans, a longtemps travaillé dans l’hôtellerie et parle plusieurs langues.
(Jeune Afrique 13/04/17)
Le dernier rapport de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), rendu public lundi, met en avant plusieurs témoignages glaçants, selon lesquels un certain nombre de migrants sont vendus, tels des esclaves, sur des marchés au sud de la Libye. Lundi 11 avril, l’Organisation Internationale pour les migrations (OIM) a publié un rapport, qui signale l’existence dans le sud de la Libye de « marchés aux esclaves », où des migrants seraient vendus par des trafiquants d’être humains.
(BBC 12/04/17)
Des migrants africains sont vendus dans ce qui a été décrit comme "un marché moderne d'esclaves". L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a recueilli le témoignage de victimes qui ont été entre les mains de milices ou de contrebandiers en Libye. Ces victimes ont été amenées dans des parkings où elles ont été vendues comme esclaves.Selon l'OIM, elles ont été forcées à travailler par leurs bourreaux qui les retiennent captives.

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