Samedi 24 Février 2018
(Jeune Afrique 20/02/18)
En visite à Tunis, le président français a reconnu la responsabilité française dans le chaos libyen d'aujourd'hui. Mais, quelques mois après être parvenu à réunir le maréchal Khalifa Haftar et Fayez al-Sarraj, la stratégie diplomatique française peine à faire sentir ses effets. « Nous avons collectivement plongé la Libye dans l’anomie, sans pouvoir régler la situation », a reconnu le président français, le 1er février, devant le Parlement tunisien. Une condamnation franche de l’action de Nicolas Sarkozy, à l’origine des opérations militaires occidentales contre le régime de Kadhafi. « Gaullo-mitterrandiste » proclamé, Emmanuel Macron a même tenté de se poser en grand médiateur de la crise, en tandem avec son ancien professeur de Sciences-Po, l’envoyé...
(Xinhua 20/02/18)
Des membres de la Chambre des représentants de Tobrouk, dans l'est de la Libye, ont rejeté lundi l'Assemblée constituante, appelant à la formation d'un comité d'experts pour modifier la Constitution libyenne adoptée en 1951. "Le jugement de la Cour suprême sur la Constitution n'est pas valable. Par conséquent, nous avons décidé, en tant que députés, de ne pas reconnaître l'Assemblée constituante", ont déclaré 18 membres du parlement de Tobrouk dans un communiqué, appelant leur homologues à n'amender que légèrement la Constitution. Les membres ont également réfusé d'adopter une loi pour l'organisation d'un référendum sur le projet de Constitution jusqu'à ce qu'un comité d'experts soit formé pour "vérifier l'authenticité de l'identité libyenne". En juillet dernier, l'Assemblée constituante a voté pour un...
(Jeune Afrique 20/02/18)
Consultant franco-tunisien, Hakim El Karoui a dirigé le rapport de l’Institut Montaigne sur la politique arabe de la France (août 2017). Il répond à nos questions sur les relations entre la France et le Maghreb. Jeune Afrique : Vous conseillez de replacer le Maghreb au centre de la « politique arabe » de la France, pourquoi ? Hakim El Karoui : En France, six millions de personnes, immigrés de première, deuxième ou troisième génération, ont un lien direct avec le Maghreb...
(Le Monde 20/02/18)
En Chine, rien ne remplace le guanxi (le réseau) : des liens interpersonnels qui régissent aussi bien les rapports amicaux que les relations dans les affaires et la politique. La confiance vient du guanxi et, pour cela, il faut se rencontrer. Ainsi fonctionne, aussi, la diplomatie chinoise. Avec 79 visites dans 43 pays d’Afrique en dix ans, le pays est particulièrement actif sur le continent. « La Chine attache beaucoup d’importance aux relations personnelles et à ces rencontres en face...
(AFP 19/02/18)
Des milliers de Libyens ont célébré samedi le 7e anniversaire de la révolution qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, malgré leur calvaire quotidien dans un pays miné par une crise politique et économique sans précédent. Dans la capitale Tripoli comme dans d'autres villes du pays, des milliers de personnes arborant les couleurs du drapeau national --rouge, vert et noir-- se sont rassemblées sur les places publiques où les autorités avaient organisé des concerts ou la diffusion...
(Xinhua 19/02/18)
Le Premier ministre libyen soutenu par l'ONU, Fayez Serraj, a appelé samedi à mettre fin à l'impasse politique du pays en adoptant une loi de référendum sur le projet de Constitution. M. Serraj a fait ces remarques lors d'un discours télévisé à l'occasion du 7ème anniversaire de la chute du régime de Mouammar Kadhafi. "Ce qui compte pour nous aujourd'hui, c'est de mettre fin à la crise que traverse notre pays. Nous pensons que le seul moyen d'en sortir est...
(Xinhua 17/02/18)
Vendredi, la commission électorale libyenne a annoncé que l'inscription sur les listes électorales était close et que plus de 2,4 millions d'électeurs se sont inscrits. Dans un communiqué de presse, la commission a indiqué que l'inscription sur les listes était close et que 2 432 000 électeurs se sont inscrits. Elle a précisé que l'inscription des électeurs résidant à l'étranger se poursuivra jusqu'à la fin du mois de février. Le vice-président de la commission, Abdul-Hakim Belkheir, a confirmé que le...
(AFP 16/02/18)
"Nous ne pouvons pas avoir une situation pire", lâche Amina al-Kouafi, une habitante de Benghazi, berceau de la révolte de 2011 en Libye, à propos de possibles élections pour sortir le pays de sept ans de chaos. Comme cette mère de famille, beaucoup de Libyens ne se font pas trop d'illusions quant au succès d'un scrutin dans un pays morcelé avec deux autorités rivales et une multitude de factions armées, qui mènent une lutte acharnée pour la domination de ce...
(AFP 15/02/18)
Sept ans après le déclenchement de la révolte ayant mis fin huit mois plus tard à 42 ans d'un régime autoritaire sous Mouammar Kadhafi, les Libyens attendent toujours de voir la fin d'une transition chaotique qui perdure et la naissance d'un Etat démocratique. Pour célébrer l'anniversaire de la révolution du 17 février 2011, les autorités prévoient un programme de festivités place des Martyrs, où Kadhafi aimait prononcer ses discours, au cœur de la capitale. Mais pour beaucoup de Libyens, il n'y a pas grand chose à célébrer dans un riche pays pétrolier où les services de base manquent toujours alors que les violences et les divisions se prolongent...
(RFI 10/02/18)
Le double attentat survenu ce vendredi à Benghazi à l'intérieur d'une mosquée, a fait 2 morts et 149 blessés selon l'agence de presse libyenne. Ce nouvel attentat intervient, deux semaines après un autre double attentat qui a également visé une mosquée faisant plus de quarante morts. Les islamistes chassés de la ville sont les premiers accusés, ils auraient visé le prêcheur salafiste de la mosquée. Cette nouvelle mosquée visée est située dans le quartier al-Berka, l'un des quartiers les plus...
(AFP 08/02/18)
L'émissaire de l'ONU en Libye Ghassan Salamé a estimé mercredi qu'un certain nombre de conditions devaient encore être remplies avant d'envisager la tenue d'élections dans le pays en proie au chaos. M. Salamé avait présenté en septembre 2017 devant le Conseil de sécurité de l'ONU un plan d'action censé mettre fin au chaos dans le pays, prévoyant notamment des élections législatives et présidentielles. "Toutes les conditions ne sont pas réunies aujourd'hui" pour la tenue d'élection, a déclaré M. Salamé au...
(AFP 07/02/18)
Un commandant libyen faisant l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé s'être rendu aux forces loyales de l'homme fort de l'est du pays, le maréchal Khalifa Haftar. Ce commandant, Mahmoud Al-Werfalli, fait l'objet depuis le 15 août 2017 d'un mandat d'arrêt de la CPI qui l'accuse de "crimes de guerre". Il est est soupçonné notamment d'être impliqué dans au moins sept incidents en 2016 et 2017, au cours desquels il aurait lui-même tiré sur des...
(Jeune Afrique 06/02/18)
Dans son fief de Benghazi débarrassé, assure-t-il, des dernières poches de résistance, le maréchal libyen a reçu Jeune Afrique. Celui qui ambitionne de réunifier sous sa houlette – et au besoin par la force – ce pays déchiré fait le point sur ses alliés, ses ennemis et les tentatives de médiation internationales. Avec l’assurance de l’homme providentiel qu’il est persuadé d’incarner. Ses ennemis sur le champ de bataille et les observateurs de la scène libyenne peuvent s’accorder sur un point :...
(Jeune Afrique 06/02/18)
La cartographie des États qui soutiennent l’action de Khalifa Haftar et de ceux qu’il considère comme ennemis recoupe celle du dernier damier géopolitique arabe partagé entre les capitales anti-Frères musulmans et celles réputées les soutenir. Le maréchal et ses partisans vouent aux gémonies le Soudan, le Qatar et la Turquie, dont les soutiens à des entités islamistes ou au gouvernement Sarraj sont lus comme la volonté de livrer la Libye aux Frères musulmans. Logiquement, le maître de Benghazi trouve ses...
(Xinhua 06/02/18)
La Coordinatrice humanitaire de l'ONU en Libye, Maria do Valle Ribeiro, a rencontré, lundi au Palais des Nations en Suisse, les représentants des pays donateurs, en insistant une nouvelle fois sur le sort des populations libyennes qui souffrent toujours d'un climat de violence et de la crise politique, selon un communiqué de l'ONU. Il fait partie de sa tournée européenne pour attirer l'attention sur "les difficultés rencontrées par les Libyens pour subvenir à leurs besoins fondamentaux". En lançant un appel...
(AFP 05/02/18)
Des dizaines de milliers de déplacés de la ville libyenne de Taouarga, contraints à l'exil après leur soutien en 2011 à l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi, sont toujours empêchés de rentrer chez eux par des groupes armés, a déploré lundi le gouvernement d'union nationale (GNA). Conformément à un accord conclu entre représentants de Taouarga et de la ville rivale de Misrata (200 km à l'est de Tripoli), environ 40.000 déplacés avaient été appelés à rentrer chez eux. Jeudi dernier, des centaines de familles avaient pris la route en direction de Taouarga, mais elles ont été bloquées à des barrages aux entrées de la ville par des groupes armés de Misrata.
(Xinhua 05/02/18)
Le Premier ministre libyen Fayez Sarraj, soutenu par l'ONU, a fermement condamné dimanche une attaque armée contre les familles déplacées de Tawergha, au sud de Misrata, à quelque 180km au sud-ouest de Tripoli. C'est une "intimidation des groupes armés envers les familles de Tawerghis près de la région de Gararat al-Gatf, visant à compromettre l'accord de réconciliation entre les villes de Misrata et de Tawergha", a-t-il estimé dans un communiqué. "Ces groupes ont compromis et continuent de compromettre les efforts libyens de parvenir à un consensus", a dénoncé M. Sarraj, notant qu'il fallait continuer de soutenir la mise en oeuvre de l'accord de réconciliation signé...
(AFP 03/02/18)
La mission de l'ONU en Libye a regretté vendredi que des centaines de familles de déplacés de Taouarga aient été empêchés de rentrer chez eux, conformément à un accord préalable avec des représentants de la ville voisine de Misrata. Des milliers de déplacés de la ville libyenne de Taouarga, contraints à un exil massif après leur soutien en 2011 à l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi, ont été empêchés jeudi de rentrer chez eux par des groupes armés. Le gouvernement d'union nationale (GNA) a annoncé en décembre le retour de ces déplacés début février, conformément à un accord conclu entre représentants...
(RFI 02/02/18)
Le retour des 40 000 habitants de la ville libyenne de Tawarga était prévu ce 1er février, conformément à l'accord, mais ils en ont été empêchés par leurs voisins de Misrata. En 2011, les résidents de Tawarga étaient en faveur de Khadafi, les hommes de cette ville ont combattu aux côtés de ses forces. A l'inverse, les gens de Misrata ont combattu le guide libyen. En représailles, les gens de Misrata les ont chassés et brûlent leur ville. Il y a deux mois, un accord a été signé, mais les milices de Misrata s'opposent toujours au retour des populations de Tawarga.
(APA 02/02/18)
APA-Brazzaville (Congo) - Le président du Conseil suprême des villes et tribus libyennes, Ageli Abdoussalam Brani, a déclaré le jeudi à Brazzaville que « les villes et tribus libyennes, réaffirment leur adhésion à la démarche de l’UA, sous l’égide du président congolais, pour la paix en Libye. Le chef des villes et tribus libyennes, reçu en audience par le Président Denis Sassou N’Guesso à qui il a rendu hommage pour les efforts qu’il ne cesse de consentir dans la recherche de la paix en Libye, a salué la sérénité et l’engagement de ce dernier estimant que son action devrait permettre à la Libye...

Pages