Jeudi 23 Novembre 2017
(AFP 22/11/17)
La République démocratique du Congo a annoncé mardi qu'elle rappelait son ambassadeur en Libye après la révélation de l'existence d'un marché aux esclaves africains près de Tripoli. Kinshasa veut connaître "la situation réelle" en Libye et conduire au besoin "une mission de rapatriement" si des Congolais sont concernés, explique un communiqué du ministre des Affaires étrangères Léonard She Otekitundu. Le ministre souhaite "que la question migratoire soit prioritairement inscrite à l'ordre du jour du prochain sommet Afrique-Europe qui se tiendra à Abidjan". Le Burkina Faso a aussi rappelé son ambassadeur en Libye après la diffusion la semaine dernière du documentaire choc de la chaîne de télévision américaine CNN...
(Xinhua 22/11/17)
Le ministère gambien des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Gambiens à l'étranger a condamné mardi dans un communiqué les ventes aux enchères de migrants africains comme esclaves en Libye. Le ministère "dénonce dans les termes les plus fermes l'esclavage sous toutes ses formes et considère cette pratique comme une violation flagrante des droits humains et de la dignité humaine. De tels actes inhumains et dégradants sont contre les hautes valeurs de liberté, justice et respect des droits humains chères à toutes les sociétés civilisées", indique le communiqué. Le ministère appelle les autorités libyennes, l'Union africaine, l'ONU et la communauté internationale à entamer immédiatement des enquêtes approfondies dans le but de mettre un terme à ces atrocités qui...
(Xinhua 22/11/17)
Le ministère sénégalais des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'Extérieur a signifié mardi à l'ambassade de Libye au Sénégal la "profonde indignation" des autorités sénégalaises de la vente de migrants originaires d'Afrique subsaharienne sur le territoire libyen, a-t-on appris de source officielle. Dans un texte remis au chargé d'affaires de l'ambassade libyenne, le gouvernement du Sénégal a condamné "vigoureusement le trafic abject de migrants tout en demandant au gouvernement libyen d'ouvrir dans les meilleurs délais une enquête". Cette réaction...
(APA 22/11/17)
APA-Dakar (Sénégal) - Le ministre Sénégalais des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba, a convoqué ce mardi le chargé d’affaires de l’ambassade de Libye au Sénégal pour lui notifier « la profonde indignation de son Excellence, Monsieur le Président de la République Macky Sall », au sujet de la « vente de migrants originaires d’Afrique subsaharienne sur le territoire libyen », annonce un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le même chargé d’affaires s’est vu remettre un...
(Le Monde 21/11/17)
Environ 13,6 % des esclaves dans le monde se trouvent en Afrique subsaharienne, précise notre chroniqueur. Sans susciter l’indignation. De nombreux Africains ont exprimé leur indignation à la suite d’un reportage de CNN montrant un marché d’esclaves en Libye. Sur Facebook, la bannière numérique « Je dis NON à l’esclavage en Libye – L’homme NOIR n’est pas une marchandise » était incontournable. A l’appel d’associations et de personnalités, une foule en colère a défilé dans les rues de Paris samedi 18 novembre.
(AFP 21/11/17)
Le président du Niger Mahamadou Issoufou a appelé lundi soir la Cour pénale internationale (CPI) à "se saisir du dossier" sur la vente de migrants africains comme esclaves en Libye. "L'esclavage est un crime contre l'humanité et je saisis l'occasion pour lancer un appel à la Cour pénale internationale pour qu'elle se saisisse du dossier", a déclaré à la radio nationale le président Issoufou, de retour de Bonn (Allemagne) où il a assisté à la COP23. M. Issoufou a de nouveau condamné cette "pratique ignoble", en assurant que son pays prenait "très au sérieux cette question" et s'engageait "à apporter sa contribution pour y mettre fin".
(RFI 21/11/17)
Manifestation de plusieurs organisations de la société civile devant l'ambassade de la Libye à Ouagadougou, convocation du chargé d'affaires de l'ambassade de Libye par le gouvernement et rappel de l'ambassadeur burkinabè de la Libye pour consultation, le gouvernement burkinabè n'est pas du tout content de la situation des migrants en Libye. Le pays a déjà rapatrié de nombreux burkinabè de ce pays depuis 2011. Alpha Barry, le ministre burkinabè des Affaires étrangères et des Burkinabè de l'extérieur a exprimé l'indignation...
(Le Monde 21/11/17)
Pour notre chroniqueur, les images d’êtres humains vendus interpellent notre humanité et font écho aux récits glaçants qui proviennent des routes d’exil. Une vidéo de la chaîne américaine CNN montrant des Subsahariens vendus aux enchères en Libye a provoqué une vague d’indignation sur le continent africain. L’émotion des intellectuels, militants de la société civile et simples citoyens a poussé les leaders politiques à réagir. Les communiqués « émus » et « indignés » sont sortis des palais présidentiels pour dénoncer...
(AFP 20/11/17)
Le Niger a convoqué dimanche l'ambassadeur de Libye à Niamey pour faire part de "l'indignation du président Issoufou sur la vente de migrants africains" comme esclaves en Libye, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Ibrahim Yacoubou. M. Yacoubou a ajouté, sur son compte Twitter, avoir notifié au diplomate libyen que "tout doit être mis en oeuvre pour faire cesser cette ignominie" dont les "auteurs" doivent être "sanctionnés". Le président nigérien Mahamadou Issoufou, qui s'était déjà "indigné" jeudi de la vente aux enchères de migrants-esclaves en Libye, a demandé à ce que le sujet soit mis à l'ordre du jour du sommet entre l'Union Africaine et l'Union Européenne prévu les 29 et 30 novembre à Abidjan.
(Xinhua 20/11/17)
Abderrahmane Souihli, le président du Haut Conseil d'Etat libyen, a déclaré jeudi que son institution se réunira la semaine prochaine pour étudier la tenue d'élections sous six mois en cas d'échec du processus de règlement politique sous l'égide de l'ONU. A l'issue d'une rencontre à Tripoli avec Bettina Muscheidt, ambassadrice de l'Union européenne en Libye, M. Souihli, a précisé dans un communiqué que ce scrutin serait supervisé par "un gouvernement intérimaire composé de technocrates" au cas où ce processus parrainé...
(Xinhua 20/11/17)
Le président en exercice de l'Union Africaine (UA), président de la Guinée Conakry Alpha Condé a exprimé vendredi, son indignation face au commerce abject de migrants qui prévaut actuellement en Libye. Dans un communiqué publié par le bureau de presse de la présidence de la république, le président Condé a condamné "fermement cette pratique digne d'un autre âge". "L'Union Africaine invite instamment les autorités libyennes à ouvrir une enquête, situer les responsabilités et traduire devant la justice les personnes incriminées", a dit dans un ton plutôt ferme le président en exercice de l'UA. L'institution panafricaine a invité parallèlement les autorités libyennes à revoir les conditions de détention des migrants.
(Xinhua 20/11/17)
Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a appris avec consternation les rapports sur la vente aux enchères des migrants africains en Libye comme esclaves, affirme un communiqué publié ce week-end par l'UA. Le président "condamne fermement ces actes méprisables qui sont en contradiction avec les idéaux des Pères fondateurs de notre Organisation et des instruments africains et internationaux pertinents, y compris la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples", selon le communiqué. Le président a appelé à la fin immédiate de ces pratiques et d'autres actes criminels de traite des êtres humains. Il a appelé à une action rapide pour identifier tous les auteurs et complices...
(AFP 18/11/17)
Le président nigérien Mahamad Issoufou, qui s'était "indigné" jeudi de la vente aux enchères de migrants-esclaves en Libye, a demandé à ce que le sujet soit mis à l'ordre du jour du sommet Union Africaine - Union-Européenne des 29 et 30 novembre à Abidjan. "Fortement choqué, M. Issoufou a demandé personnellemet au président ivoirien Alassane Ouattara que ce sujet soit inscrit à l'ordre du jour du sommet", a affirmé à l'AFP sous couvert d'anonymat un proche de la présidence nigérienne. Le ministre nigérien des Affaires étrangères Ibrahim Yacouba a confirmé cette demande sur son compte Twitter: "Le président du Niger (...)...
(AFP 18/11/17)
Le président en exercice de l'Union africaine (UA), le Guinéen Alpha Condé, et le gouvernement sénégalais se sont "indignés" vendredi des cas d'esclavage en Libye dénoncés cette semaine par l'ONU et dans un documentaire choc de la chaîne américaine CNN. Le président Alpha Condé "exprime son indignation face au commerce abject de migrants qui prévaut en ce moment en Libye et condamne fermement cette pratique d’un autre âge", selon un communiqué de la présidence guinéenne. L'Union africaine "invite instamment les autorités libyennes à ouvrir une enquête, situer les responsabilités et traduire devant la justice les personnes incriminées" et "à revoir les conditions de détention des migrants", poursuit le texte.
(AFP 18/11/17)
Cinq mois après avoir pris ses fonctions d'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, le Libanais Ghassan Salamé, 66 ans, juge dans un entretien vendredi à l'AFP que l'avenir de ce pays passe par ses institutions. "Le mot-clé de mon approche, c'est des institutions. En un an ou deux, si vous arrivez à un peu réunifier, raviver et libérer les institutions, vous mettez le pays sur un autre parcours", affirme-t-il. La Libye (6 millions d'habitants) a sombré dans le chaos...
(AFP 17/11/17)
Une conférence nationale, réunissant les acteurs libyens, se tiendra "en février pour adopter une charte nationale", a indiqué jeudi au Conseil de sécurité le représentant de l'ONU pour ce pays, Ghassan Salamé. "Nous étudions la possibilité qu'elle se tienne en Libye", a-t-il précisé. Elle "donnera aux Libyens venus de tout le pays l'opportunité de se réunir en un seul lieu, de réaffirmer leur histoire nationale commune et de s'accorder sur les étapes à franchir" pour décider de l'avenir politique du pays. La réunion était présidée par le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfonso.
(AFP 17/11/17)
Accusé d'avoir fomenté l'attaque contre la mission diplomatique des Etats-Unis dans le port libyen de Benghazi, Abou Khattala voulait absolument "tuer" des Américains, même s'il n'a pas lui-même tiré ou incendié, a affirmé jeudi le procureur à son procès. "Je vais tuer tous les Américains, chacun d'entre eux: voici ce que l'accusé Abou Khattala a déclaré, et c'est exactement ce qu'il a fait", a insisté Michael DiLorenzo, à l'ouverture de son réquisitoire devant une cour fédérale de Washington. "Le 11...
(AFP 16/11/17)
L'Afrique du nord est menacée par le retour des combattants étrangers du groupe Etat islamique (EI) après leurs défaites en Irak et en Syrie, a prévenu mercredi le ministre algérien des Affaires étrangères Abdelkader Messahel. "La région est menacée (...) par le retour de combattants étrangers", a déclaré M. Messahel lors d'une conférence de presse au Caire avec ses homologues égyptien et tunisien Sameh Choukri et Khemaïes Jhinaoui à propos de la Libye. "Les informations indiquent que le retour se...
(AFP 14/11/17)
Dans le complexe ultrasécurisé de l'organe de lutte contre le crime organisé à Misrata, en Libye, Ali Tuwaileb vérifie la température au dos des conteneurs frigorifiques alignés en plein air. Dans cette morgue improvisée gisent, depuis près d'un an, 700 cadavres de jihadistes du groupe Etat islamique (EI). "Il faut garder une température entre -18°C et -20°C pour que les corps soient bien conservés", explique-t-il. Ces jihadistes ont été tués à Syrte (450 km à l'est de Tripoli), ancien fief de l'organisation extrémiste qui l'avait perdu en décembre 2016 à l'issue de combats meurtriers et d'une intervention aérienne des Etats-Unis.
(Le Point 14/11/17)
Le Haut commissaire aux droits de l’homme de l’ONU est revenu à la charge sur la situation catastrophique des migrant et réfugiés en Libye. Avec des propos très critiques, Zeid Ra'ad Al Hussein a mis en cause la politique européenne en matière de gestion migratoire qui aggraverait la situation, tout en appelant la communauté internationale à agir d'urgence afin d’atténuer la souffrance des migrants, qualifiant celle-ci «d’outrage à la conscience de l’humanité». C'est certainement l'ampleur de la désastreuse situation qui...

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