Vendredi 26 Mai 2017
(RFI 14/03/17)
L’armée libyenne annonce le lancement ce mardi 14 mars au matin d’une opération pour reprendre les deux champs pétroliers qui sont aux mains de la milice extrémiste «les brigades de défense de Benghazi», depuis le 4 mars dernier. Situés à 600 km de Benghazi, les deux ports pétroliers al-Sedra et Ras Lanouf sont parmi les plus importants dans le pays. C'est à l'aube, ce mardi 14 mars, que l'opération « éclair écrasant » a été lancée, afin de déloger ces forces constituées en majorité de milices islamistes extrémistes. Il a fallu 10 jours de préparation aux forces de l'homme fort de l'est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, pour commencer cette opération. Mais depuis le 4 mars, des frappes aériennes ont...
(AFP 14/03/17)
Des affrontements opposaient mardi des groupes armés dans l'ouest de la capitale libyenne Tripoli, où des chars ont été déployés au milieu de quartiers résidentiels, selon des journalistes de l'AFP et des témoins. Les combats ont commencé lundi soir dans les quartiers résidentiels et commerciaux de Hay al-Andalous et Gargaresh. Des tirs et des explosions étaient toujours entendus mardi en début d'après-midi dans ces deux quartiers situés à deux kilomètres à l'ouest du centre de Tripoli, des témoins faisant état de "combats de rues" et de tirs de chars. L'émissaire de l'ONU en Libye Martin Kobler a appelé à "un cessez-le-feu immédiat" à Tripoli où "les civils sont gravement menacés". "Très tôt ce matin, plusieurs chars et véhicules équipés d'armes...
(BBC 14/03/17)
Les forces commandées par Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, tentent de reprendre le contrôle des sites pétroliers. Elles ont lancé une offensive visant à contrôler deux importants champs pétroliers dans l'est du pays. "Les forces terrestres, navales et aériennes mènent des attaques conjointes pour purger le port de Ras Lanouf des groupes terroristes", a annoncé un porte-parole de l'Armée nationale libyenne dirigée par Haftar Celles-ci s'étaient emparées de ces sites pétroliers en septembre, avant d'en perdre le contrôle ce mois-ci, face aux Brigades de défense de Benghazi, formées de groupes islamistes.
(APA 14/03/17)
Le gouvernement tchadien qui a entrepris de combattre la fraude sur le carburant en provenance de la Libye, a annoncé, ce lundi, avoir saisi 22 véhicules gros porteurs contenant des futs de carburant frauduleux. La saisie a été effectuée par le groupement spécial anti terroriste et des forces spéciales tchadiens. «Il existe des stations-services à Ndjamena qui fonctionnent avec des produits importés frauduleusement. Aujourd’hui, nous en avons la preuve», a dénoncé le ministre du Pétrole, Béchir Madet Pour Béchir Madet, le gouvernement fait tout son possible pour remettre l’économie sur le rail, mais certains compatriotes indélicats se livrent à la fraude. Avant d’insister encore que «le gouvernement ne toléra plus jamais de telles pratiques dans le pays». M. Béchir Madet...
(La Tribune 13/03/17)
Décidée à mettre de l’ordre dans le bourbier libyen, Moscou semble tout miser sur Khalifa Haftar. Ce dernier semble avoir toutes les qualités requises par une partie de l’establishment russe pour réunifier et sortir la Libye du chaos où le pays est plongé depuis 6 ans. Un attrait qui explique l’apparition de « contractors » russes dans les zones contrôlées par les hommes de Haftar. Malmené par les Brigades de Défense de Benghazi (BDB), dans le stratégique Croissant pétrolier, le maréchal Haftar semble de plus en plus proche de Moscou. En effet, après une visite officielle à Moscou où l'ex-général de Khadafi a été reçu avec les honneurs au Kremlin et accueilli par Vladimir Poutine. Le leader de la Libyan...
(RFI 13/03/17)
En Libye, le conseil des tribus de l'Est libyen avait dénoncé dans un communiqué « la domination des extrémistes sur les champs pétroliers » situés à l'est du pays. Ce conseil qui s'est réuni à Benghazi accuse les assaillants ayant pris le croissant pétrolier de faire partie d'al-Qaïda et d’être soutenus par le gouvernement d’union nationale dirigé par Fayez al-Sarraj. Qui sont donc ces Brigades de défense de Benghazi ? Les Brigades de défense de Benghazi sont le résultat d’un regroupement des milices extrémistes jihadistes. Le groupe est constitué en juin 2016 à Al Jofra, ville du sud libyen. Leur formation fait suite à l’appel au jihad lancé en été 2016 par l’ex-mufti libyen al-Sadek al-Guaryani, ennemi juré du maréchal...
(Agence Ecofin 13/03/17)
(Agence Ecofin) - La société d’Etat libyenne du pétrole (NOC) déclarera la force majeure si les affrontements autour des terminaux pétroliers de l’Est persistent. C’est ce qu’a affirmé en fin de semaine dernière Jadallah Al-Okli, un membre du conseil d’administration de la NOC, selon des propos repris par le Libya Observer. Cette intervention survient quelques jours après que le conseil d’administration de la NOC a annoncé son exaspération face aux violences dans le croissant pétrolier qui empêchent l’optimisation de la production et le bon fonctionnement des ports pétroliers. D’ailleurs, la production, qui s’était établie à 700 000 b/j avant le début des affrontements, est aujourd’hui de 620 000 b/j et les perspectives sont de plus en plus mauvaises. La semaine...
(RFI 13/03/17)
Au Tchad, le 5 janvier, le gouvernement avait décidé de fermer sa frontière terrestre avec la Libye. Il évoquait « une grave menace d'infiltration terroriste ». Cette mesure a été ressentie assez durement dans la région du Tibesti dans la mesure où elle dépend des échanges commerciaux avec la Libye. Evoquant, cette fois, des raisons humanitaires, Ndjaména a rouvert, le 3 mars, un poste-frontière, à savoir le point de passage de Wour. Une décision accueillie avec un certain soulagement à Zouar, à l’extrême nord du Tchad, à 1 200 km de Ndjaména. Néanmoins, la situation n’est pas encore revenue à la normale. RFI a pu joindre quelques habitants de Zouar.
(RFI 13/03/17)
Ce week-end avait lieu à Tunis un festival intitulé Pour la Libye. Organisé par les Instituts français de Libye et de Tunisie, cet événement culturel a réuni des artistes, mais aussi des chercheurs autour de plusieurs thématiques comme le patrimoine archéologique libyen. Un héritage menacé, et qui est largement méconnu. Des peintures rupestres du Tadrart Acacus au théâtre romain de Sabratha, le patrimoine libyen est d'une richesse exceptionnelle. Mais il est aujourd'hui en danger, comme l'explique l'archéologue Khaled El Haddar, conseiller auprès du département des antiquités libyen. « Bien évidemment, le contexte et les conditions que vit la Libye de guerre; l'instabilité politique, se sont reflétés sur le patrimoine archéologique », expique-t-il. En Libye, pas de destructions massives mais un...
(Agence Ecofin 13/03/17)
Face à une Europe bunkerisée, en panne de croissance et de perspectives, le Maghreb semble aujourd’hui davantage tenté de traverser le Sahara que la Méditerranée. Dans 7 mois, la Tunisie deviendra le 20eme pays de la COMESA (Common Market for Eastern and Southern Africa). Elle s’intégrera dans un marché africain de 625 millions d’habitants qui, depuis le 10 juin 2015, rassemble également la SADC (Southern African Development Community) et l’EAC (East African Community) pour un PIB supérieur à 1000 milliards de $. Dans le même temps, le Maroc a exprimé sa volonté de rejoindre la CEDEAO, une perspective qui divise l’Afrique de l’Ouest. Des résistances s’expriment tout d’abord sur le plan économique. Le niveau de développement agricole et industriel du...
(RFI 10/03/17)
En Libye, la reprise surprise par des milices islamistes extrémistes de deux champs pétroliers à l’est du pays a fait avorter tous les efforts conduits par les pays voisins de la Libye pour réunir le Premier ministre de Tripoli Fayez el-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar. En l'absence de dialogue les tambours de guerre se font à nouveau entendre. Si l'on en croit un haut responsable des forces de l'est libyen dirigées par le maréchal Khalifa Haftar, les préparations sont terminées. Des forces continuent à arriver dans le croissant pétrolier avant de livrer bataille. Deux champs pétroliers sur les quatre qui constituent le croissant pétrolier sont, depuis le 4 mars, aux mains des brigades de défense de Benghazi et d'autres...
(La Tribune 10/03/17)
Le nouveau né des milices libyennes, les Brigades de défense de Benghazi (BDB) viennent d’infliger un revers aux troupes de Haftar. La Libyan National Army, vient en effet d’être délogée d’une partie importante du Croissant pétrolier libyen qui contient 70% des réserves pétrolières du pays par les BDB. Une offensive qui constitue un frein aux désirs d’unification de Haftar et signifie un arrêt de la production, qui pourrait déboucher sur un défaut de paiement, notamment envers les fonctionnaires. Le « croissant pétrolier » libyen est actuellement le théâtre d'âpres affrontements entre les différentes factions qui lorgnent cet espace. Des forces libyennes qui revendiquent un soutien des Nations-Unies viennent de prendre le contrôle des 2 plus importants ports pétroliers du pays...
(RFI 10/03/17)
En Libye, c'est la rupture dans les négociations pour stabiliser les institutions. Le Parlement libyen, reconnu par les Nations unies, mais dont le mandat s'est terminé en octobre dernier, a rejeté lundi soir l'accord politique interlibyen signé à Skhrirat au Maroc sous l'égide de l’ONU en décembre 2015. Le Parlement a également suspendu les activités du comité du dialogue qui travaillait sur la révision prochaine de cet accord. Une révision très attendue et qui devait rééquilibrer les choses en associant une large majorité d’acteurs libyens. Ce rejet de l'accord semble être une réponse aux derniers développements intervenus dans la région des champs pétroliers. Impossible de séparer les dernières décisions prises sous l'égide du Parlement libyen installé à Tobrouk, dans l'est...
(Agence Ecofin 10/03/17)
(Agence Ecofin) - Les affrontements en cours dans l’Est de la Libye entre la milice des Brigades de défense de Benghazi et l’armée nationale, avec à sa tête, le maréchal Khalifa Haftar, affectent la production pétrolière dans la région. Celle de Waha Oil Co. dégringole progressivement et pourrait être réduite à zéro. C’est ce qu’a signifié, à Bloomberg, Jadalla Alaokali, un membre du conseil d’administration de la société d’Etat du pétrole (NOC). « La production de Waha Oil Co. continue d'être réduite et pourrait s'arrêter complètement dans les prochaines heures », a alerté le responsable. Waha Oil est une coentreprise entre le NOC, Hess Corp., Marathon Oil Corp. et ConocoPhillips. Il a, par ailleurs, indiqué que les affrontements affectent également...
(Le Point 09/03/17)
Des combats opposent des milices et les forces du maréchal Khalifa Haftar autour d'installations pétrolières. Explications sur le casse-tête libyen. Quels sont les sites visés par les combats et quelle est la situation ? Il s'agit des installations de ce que l'on appelle « le croissant pétrolier », qui comprend quatre sites majeurs : Zoueitina, Brega, Ras Lanouf et Al-Sedra. À lui seul, le croissant pétrolier assure 70 % des exportations de pétrole de la Libye. Tenues depuis par les milices d'Ibrahim Jadhran, qui avait fait alliance avec le GNA (Government of National Accord, gouvernement installé à Tripoli...
(Le Monde 09/03/17)
Le spécialiste du Maghreb Raouf Farrah explique, dans une tribune au « Monde », que le discours triomphaliste de l’armée du général Haftar sonne comme une fausse note pour la population civile de Gandoufa, où se déroule une véritable crise humanitaire. Gandoufa pleure dans un silence de mort. La ville n’existe aujourd’hui que par le gémissement de sa population, isolée du reste de la Libye. Du monde aussi. Cette petite encablure de la banlieue de Benghazi fait partie de ces mille et un lieux abandonnés par les discours médiatiques dont les souffrances et les tourments résonnent comme des cris terrifiants. De jour comme de nuit, Gandoufa vibre sous le bourdonnement des bombes de l’armée du général Haftar [homme fort de...
(Autre média 09/03/17)
A la suite de la prise de contrôle vendredi dernier du croissant pétrolier libyen par les Brigades de Défense de Benghazi (BDB), les forces du maréchal Khalifa Haftar ont perdu de leur superbe aux yeux des puissances internationales, sachant que le controversé chef militaire n’arrive toujours pas à reprendre en main ces sites clés de l’économie libyenne. Cinq jours d’intenses combats n’ont pas suffit à évincer les forces des BDB qui restent à l’heure actuellement solidement implantées dans les sites clés de production de pétrole en Libye. Même si l’Armée Nationale de Libération (ANL) du maréchal Khalifa Haftar assure toujours détenir le terminal pétrolier à partir duquel est exporté l’or noir, sa défaite de vendredi a rebattu les cartes du...
(AFP 08/03/17)
Le Parlement élu libyen, basé dans l'est du pays, a appelé à la tenue d'élections législatives et présidentielle avant février 2018 pour tenter de mettre fin à la profonde crise dans laquelle est plongé le pays. "Au regard des conditions difficiles que traverses le pays et le désordre politique actuel, il vous ai demandé de prendre toutes les mesures nécessaires pour la préparation de la tenue d'élections présidentielle et législatives avant février 2018", a indiqué le président du parlement, Aguila Salah, dans une lettre adressée au président de la Haute commission électorale libyenne (HNEC). Un porte-parole du Parlement issu des élections de 2012, Fathi al-Mrimi...
(AFP 08/03/17)
Une vingtaine de migrants d'Afrique sub-saharienne ont été tués par des passeurs sur une plage en Libye après avoir refusé d'embarquer à bord d'un bateau pour rejoindre l'Europe, a-t-on indiqué mercredi de source sécuritaire. Les migants clandestins, qui s'apprêtaient à tenter la périlleuse traversée de la Méditerranée, ont refusé de monter à bord de l'embarcation en raison du mauvais temps, a indiqué cette source sous couvert de l'anonymat. Le Croissant rouge libyen a confirmé le drame qui a eu lieu le week-end dernier sur la plage de Sabratha, mais il n'était pas en mesure de donner plus de détails.
(Le Monde 08/03/17)
Le Parlement libyen siégeant à Tobrouk (est) a décidé, mardi 7 mars, de retirer son soutien à l’accord de Skhirat, signé en décembre 2015 sous les auspices des Nations unies, pour protester contre l’assaut lancé dans le Croissant pétrolier, arc de terminaux en bordure du golfe de Syrte, par une coalition de forces d’obédience islamiste. Vendredi 3 mars, la Brigade de défense de Benghazi (BDB) avait réussi à déloger du port de Ras Lanouf et de Sidra les forces loyales au maréchal Kahlifa Haftar, l’homme fort de la Cyrénaïque et chef en titre de l’Armée nationale libyenne (ANL).

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