Mercredi 18 Octobre 2017
(RFI 28/08/17)
Le gouvernement nigérien dément catégoriquement avoir reçu une quelconque contrepartie pour remettre à Tripoli Saadi Kadhafi. Le fils de l’ancien chef d’Etat libyen s’était réfugié au Niger en septembre 2011, peu avant la chute de son père. La presse libyenne produit depuis quelques jours une lettre adressée à un procureur libyen par Saadi Kadhafi. Il y accuse le Premier ministre de l’époque, Ali Zeidan, d’avoir versé 4 milliards de dollars pour obtenir son extradition du Niger en mars 2014. « Aucun versement d'argent, aucune contrepartie », affirme le service de presse du premier ministre du Niger dans un communiqué. « Il n'a jamais été question de verser une quelconque somme à l'Etat du Niger pour le rapatriement du fils Khadafi...
(Xinhua 28/08/17)
NIAMEY, (Xinhua) -- Le gouvernement nigérien a démenti les informations relayées par des médias faisant état d'une plainte contre l'Etat du Niger sur une supposée somme versée pour livrer Saadi Kadhafi, ayant trouvé refuge à Niamey après les évènements de 2011 en Libye. Saadi Kadhafi s'était réfugié dans la capitale nigérienne avec certains proches collaborateurs du défunt Colonel Kadhafi, qui de nos jours ont tous quitté le territoire nigérien, selon les autorités nigériennes. Alors que le gouvernement nigérien avait exclu auparavant "toute extradition hâtive" de Saadi Kadhafi vers la Libye, en dépit des multiples réclamations des nouvelles autorités libyennes, le 5 mars 2014, contre toute attente, il a pris la décision "dans l'intérêt du pays" de remettre aux autorités de...
(RFI 26/08/17)
Le Qatar a qualifié « d'infondées » les propos de N’Djamena contre Doha. Le Tchad a fermé l'ambassade qatarie et accuse Doha de « déstabilisation » du pays à partir de la Libye. Les Tchadiens disent avoir des « preuves irréfutables » sur l'implication du Qatar dans le financement de l'opposition tchadienne et dans celui des islamistes libyens pour qui se battent ces opposants. Plusieurs raisons ont poussé N'Djamena à cette rupture. Selon la presse égyptienne, le président Abdel Fattah al-Sissi aurait transmis, lors de sa visite à N'Djamena,...
(Le Monde 25/08/17)
L’enfer migratoire de la Libye. Les trafiquants ont réussi à pénétrer des pans entiers des institutions officielles Les petits trous dessinent comme des auréoles sur le ciment fauve. Le haut mur hérissé de fils de fer barbelés a été grêlé d’impacts de balles de kalachnikov à deux reprises, la plus récente en juin. « Ils sont bien mieux armés que nous », soupire Khaled Al-Toumi, le directeur du centre de détention de Zaouïa, une municipalité située à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Tripoli. Ici, au cœur de cette bande côtière de la Libye...
(RFI 25/08/17)
En Libye, des dizaines de migrants sont détenus par des groupes armés libyens dans la ville de Sabratha, à l'ouest de Tripoli. Ces groupes réclament des rançons aux familles. Le processus semble se répéter depuis plusieurs mois. Selon les témoignages, il existe deux types d'arrestations. Les plus récurrentes, ce sont celles sur la plage. Alors que les migrants sont sur les bateaux, que les passeurs leur ont indiqué comment prendre la direction de l'Italie, des groupes armés arrivent eux aussi par bateau. Selon les récits de...
(RFI 24/08/17)
L'attaque qui a visé un point de contrôle de l'armée nationale libyenne mercredi 23 août, au sud de la ville d'al-Joufra, dans le désert, a été revendiquée par l'organisation Etat islamique. Le bilan est d’au moins onze morts - neuf militaires et deux civils -, dont certains ont été décapités. Une revendication qui vient confirmer l’annonce du porte-parole de l'armée libyenne. Le groupe EI affirme lui avoir tué et blessé 21 militaires. Tout dans cette attaque portait déjà la signature de l'organisation...
(AFP 23/08/17)
Le chef du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) a demandé mercredi l'appui de Londres pour la levée de l'embargo sur les armes imposé à son pays depuis 2011 par l'ONU, à l'occasion d'une brève visite à Tripoli du chef de la diplomatie britannique. Fayez al-Sarraj a sollicité "le soutien du gouvernement britannique pour accélérer la levée de l'embargo" sur les armes décrété en 2011 dans la foulée de la révolte qui a conduit à la chute du régime de Mouammar Kadhafi, selon un communiqué du GNA. La levée d'une telle sanction...
(AFP 23/08/17)
Au moins neuf soldats et deux civils ont été décapités en Libye dans une attaque contre une position de l'Armée nationale libyenne (ANL), loyale à l'homme fort de l'Est Khalifa Haftar, a indiqué à l'AFP un porte-parole de cette force. "Au moins neuf soldats ont été décapités (...) en plus de deux civils tués de la même manière à une position" de l'ANL, a affirmé le colonel Ahmed al-Mesmari attribuant l'attaque à l'organisation Etat islamique (EI). L'attaque, qui n'a pas été revendiquée jusqu'ici, a eu lieu mercredi à l'aube à un check-point des forces loyales au maréchal Haftar dans la région de Joufra...
(AFP 23/08/17)
L'ancien Premier ministre libyen Ali Zeidan a été relâché après avoir été enlevé il y a dix jours par un groupe armé dans la capitale libyenne, a-t-on appris mercredi auprès d'un de ses proches. M. Zeidan a été chef du gouvernement libyen de novembre 2012 à mars 2014. Il avait quitté le pays juste après son limogeage par le Parlement, ses détracteurs l'accusant de détournement de fonds publics. "M. Zeidan a été libéré mardi soir. Il est en très bonne santé et il devrait quitter aujourd'hui (mercredi) la Libye", a indiqué à l'AFP Karam Khaled, un ami. M. Khaled n'a pas donné plus de détails sur les circonstances ou les conditions de détention...
(RFI 23/08/17)
L'ancien Premier ministre libyen, Ali Zeidan, qui avait été enlevé le 13 août à Tripoli, a été libéré mardi 22 août dans la soirée. Selon ses proches, il est sain et sauf dans un hôtel de la capitale. Son fils a confirmé cette information, mais aucun groupe ni service sécuritaire n'a annoncé officiellement sa responsabilité dans ce rapt. Joint par téléphone, Zeidan Ali Zeidan, fils de l’ancien Premier ministre libyen, confirme la libération de son père, mais ne sait toujours pas qui était derrière cet enlèvement, ni les raisons...
(AFP 22/08/17)
L'ancien Premier ministre libyen Ali Zeidan a été enlevé et est détenu depuis neuf jours par un groupe armé dans la capitale libyenne, a-t-on appris mardi auprès de ses proches. M. Zeidan a été chef du gouvernement libyen de novembre 2012 à mars 2014. Il avait quitté le pays dans la confusion juste après son limogeage par le Parlement, ses détracteurs l'accusant de détournement de fonds publics. Selon Karam Khaled, un ami qui accompagnait M. Zeidan à Tripoli, l'ex-Premier ministre envisageait de tenir une conférence de presse le 13 août dans la capitale libyenne pour répondre aux accusations de ses détracteurs. M. Khaled a précisé que la visite de M. Zeidan avait été préparée en coordination avec le chef du...
(RFI 22/08/17)
Son kidnapping remonte au 13 août à Tripoli, soit 24 heures après son retour au pays. Il n'a été revendiqué par aucun groupe et est passé sous silence par les autorités. Ali Zeidan, 67 ans, était Premier ministre entre 2012 et 2014 en Libye. Son enlèvement en dit long sur l'état sécuritaire de la capitale libyenne où chaque groupe politique possède sa propre milice. La famille de l'ancien Premier ministre accuse Fayez al-Sarraj, chef du Conseil présidentiel, d'avoir organisé cet enlèvement « Mon père...
(AFP 18/08/17)
Un officier libyen soupçonné d'implication dans des exécutions sommaires à Benghazi (est) était déjà en état d'arrestation avant l'émission par la Cour pénale internationale (CPI) d'un mandat d'arrêt international contre lui, ont affirmé vendredi les forces loyales au maréchal Haftar. La CPI, tribunal chargé de juger les génocides, crimes de guerre et contre l'humanité dans le monde, a émis mardi un mandat d'arrêt international à l'encontre de Mahmoud Al-Werfalli, un des commandants des forces spéciales combattant dans les rangs de l'Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée...
(AFP 18/08/17)
Le président de la Croix-Rouge italienne, Francesco Rocca, a vivement dénoncé jeudi à l'ONU la récente interdiction faite aux ONG de patrouiller au large de la Libye pour secourir des migrants, qui contrevient selon lui au droit international. Selon lui, il n'y a plus "d'accès humanitaire dans les eaux internationales" au large de la Libye, du fait d'une création le 10 août par la Marine de ce pays d'une nouvelle zone de recherche et de sauvetage (SAR) sous sa responsabilité directe. Son accès est interdit aux navires étrangers afin d'en éloigner les ONG, accusées par Tripoli de collusion avec les réseaux de passeurs. Francesco Rossa a précisé que cette zone s'étendait sur quelque 100 km en Méditerranée à partir des...
(AFP 17/08/17)
Les autorités libyennes ont rapatrié jeudi 135 migrants nigérians, dont de nombreuses femmes et enfants en bas âge, qui avaient tenté sans succès de traverser la Méditerranée pour rejoindre l'Europe, selon un responsable de la lutte anti-migration clandestine à Tripoli. "Nous organisons ce jeudi (...) le rapatriement volontaire de 135 migrants clandestins nigérians qui avaient été secourus au large (de la Libye) par les gardes-côtes", a indiqué à l'AFP le lieutenant Housni Abou-Ayanah, chef du bureau de la communication de l'Organe de la lutte contre l'immigration clandestine. Un premier...
(AFP 17/08/17)
En créant une zone de recherche et de sauvetage au large de ses côtes, la Libye n'"interdit pas" mais veut "organiser" le travail des ONG naviguant près de ses eaux pour secourir des migrants, a soutenu mercredi la marine libyenne. Cette dernière avait annoncé jeudi la création au large de la Libye d'une zone dite de recherche et de sauvetage (SAR), qu'elle interdit sauf autorisation aux navires étrangers, en particulier à ceux affrétés par des ONG humanitaires, que Tripoli accuse de collusion avec les réseaux de passeurs. Depuis cette décision, plusieurs ONG renommées dont Médecins sans frontières (MSF), l'Allemande Sea Eye et la Britannique Save the children..
(AFP 16/08/17)
La Cour pénale internationale (CPI) a émis mardi un mandat d'arrêt international à l'encontre d'un commandant militaire libyen de premier plan soupçonné d'avoir été impliqué ces deux dernières années dans la mort de 33 personnes à Benghazi, la deuxième ville de Libye. La CPI "a délivré un mandat d'arrêt à l'encontre de Mahmoud Mustafa Busayf Al-Werfalli, qui serait responsable de meurtre en tant que crime de guerre dans le contexte du conflit armé non international en Libye", a déclaré dans un communiqué...
(Le Monde 16/08/17)
L’enfer migratoire de la Libye (1/3). Dès leur entrée en Libye sur la route de l’Europe et avant d’entreprendre la périlleuse traversée de la Méditerranée, les migrants sont victimes de violences systématiques, de travail forcé et d’extorsions. « Pour les Noirs, la Libye, c’est l’esclavage moderne. » C’était au moment de se séparer. La visite du centre de détention pour migrants de Misrata touchait à sa fin. Ernest Ikpotokin souhaitait ajouter quelques mots, ultime confidence. Alors, le jeune Nigérian a prononcé la formule, énorme, terrible, la phrase qui résume sa tragique odyssée au cœur du chaos libyen. « En Libye, nous ne sommes que des esclaves », a-t-il répété, comme si les choses n’étaient pas assez claires. Ici à Misrata,...
(AFP 14/08/17)
La Russie "soutient" les efforts de l'homme fort de l'Est libyen, Khalifa Haftar, pour trouver un accord avec son rival Fayez al-Sarraj, chef du gouvernement d'entente nationale, a indiqué le chef de la diplomatie russe en recevant lundi le maréchal Haftar à Moscou. "Nous savons que vous participez, avec Sarraj, aux efforts qui visent à trouver des accords satisfaisants pour les deux parties", a déclaré Sergueï Lavrov, selon l'agence de presse RIA-Novosti. "Nous soutenons votre démarche en vue de la conclusion de ces accords", a-t-il affirmé.
(AFP 14/08/17)
A bord de l'Aquarius, seul navire d'ONG resté au large de la Libye, secouristes et humanitaires poursuivent leur veille, s'inquiétant surtout de ne plus voir arriver de migrants. Jeudi, la marine libyenne a annoncé la création d'une zone de recherche et de secours (SAR) allant bien au-delà des 12 milles nautiques de ses eaux territoriales, et en a banni les ONG, que Tripoli accuse de collusion avec les passeurs. Quelques jours plus tôt, des gardes-côtes libyens avaient tiré en l'air en face d'un navire humanitaire, promettant de le viser directement la prochaine fois.

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