Samedi 16 Décembre 2017
(Le Point 20/11/17)
Des êtres humains vendus à la criée pour 450 euros comme esclaves. Plus que jamais, la question de la traite des migrants dans la région d'Alger à Tunis est posée. On se dit que ces choses-là n'arrivent que dans des contrées lointaines, isolées de toute civilisation. On se dit qu'en 2017 il semble inconcevable qu'à une heure d'avion de l'Italie, deux heures trente de Bruxelles, une heure et des poussières de Tunis, on puisse faire commerce de chair humaine sans que les autorités du pays concerné ne réagissent avec vigueur juridique et férocité politique. On se dit que la Libye libérée de Kadhafi mérite mieux que ce bourbier cupide et sanglant. Malgré cela, la réalité est là, implacable. Le 14...
(AFP 20/11/17)
Au moins autant que ces pratiques d'un autre temps, c'est le mutisme général qui a soulevé l'indignation de plusieurs personnalités, artistes, et acteurs de la société civile surtout. Parmi les manifestations organisées ce samedi 18 novembre contre l'esclavage des migrants africains en Libye, celle de Paris fut de loin celle qui a mobilisé le plus grand nombre de manifestants, un millier, révoltés contre cette pratique d'un autre âge. Les manifestants ont répondu à l'appel de plusieurs associations, et notamment d'un Collectif contre l'esclavage et les camps de concentration en Libye (CECCL), créé en réaction à la diffusion du reportage de CNN montrant des migrants vendus aux enchères en Libye.
(La Tribune 20/11/17)
Les autorités libyennes basées à Tripoli ont annoncé, dimanche dans un communiqué, ouvrir une enquête sur la vente des migrants. Après la publication de vidéos par la chaine américaine CNN montrant des migrants vendus sur des marchés libyens, une vague sans précédent d’indignation a soufflé sur le continent avec des manifestations de citoyens et la protestation de plusieurs gouvernements. C'est la moindre des choses ! Dans un communiqué du ministère des affaires étrangères libyen publié le dimanche, les autorités de Tripoli se sont à leur tour indignées des « actes inhumains » rapportés par la chaîne américaine sur la vente des migrants dans le pays, ce qui a provoqué une véritable vague d'indignation partout sur le continent et même au...
(AFP 20/11/17)
Le Niger a convoqué dimanche l'ambassadeur de Libye à Niamey pour faire part de "l'indignation du président Issoufou sur la vente de migrants africains" comme esclaves en Libye, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Ibrahim Yacoubou. M. Yacoubou a ajouté, sur son compte Twitter, avoir notifié au diplomate libyen que "tout doit être mis en oeuvre pour faire cesser cette ignominie" dont les "auteurs" doivent être "sanctionnés". Le président nigérien Mahamadou Issoufou, qui s'était déjà "indigné" jeudi de la vente aux enchères de migrants-esclaves en Libye, a demandé à ce que le sujet soit mis à l'ordre du jour du sommet entre l'Union Africaine et l'Union Européenne prévu les 29 et 30 novembre à Abidjan.
(Le Monde 20/11/17)
L’Ofpra a auditionné au Niger des demandeurs d’asile. Une européanisation du dispositif reste la condition sine qua non de sa réussite. « Pendant trois jours, nous avons entendu des rescapés de l’enfer », rapporte le directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra), Pascal Brice, après avoir écouté, au Niger, le récit des vingt-cinq premiers migrants (hommes, femmes et enfants) évacués de Libye. « Tortures, viols, détentions arbitraires, simulacres d’exécution… enlèvements aussi », dit-il. Quand le haut fonctionnaire égraine les mots de l’horreur, il s’arrête un instant sur ces « enlèvements d’enfants », marqués par l’image des « deux petits qui s’amusaient à côté de nos bureaux provisoires à Niamey, retrouvant une vie de leur...
(Xinhua 20/11/17)
Abderrahmane Souihli, le président du Haut Conseil d'Etat libyen, a déclaré jeudi que son institution se réunira la semaine prochaine pour étudier la tenue d'élections sous six mois en cas d'échec du processus de règlement politique sous l'égide de l'ONU. A l'issue d'une rencontre à Tripoli avec Bettina Muscheidt, ambassadrice de l'Union européenne en Libye, M. Souihli, a précisé dans un communiqué que ce scrutin serait supervisé par "un gouvernement intérimaire composé de technocrates" au cas où ce processus parrainé par l'ONU échouerait. La Mission d'appui de l'ONU en Libye (MANUL) a parrainé fin septembre dernier un dialogue à Tunis entre les différentes factions afin d'amender l'accord de paix de 2015. Sous l'impulsion de son représentant spécial Ghassan Salamé, elle...
(Le Monde 20/11/17)
Le vice-premier ministre du gouvernement libyen d’union nationale (GNA) a annoncé dimanche l’ouverture d’une enquête sur des cas d’esclavage près de la capitale libyenne. Le documentaire choc de la chaîne américaine CNN sur des cas d’esclavage près de la capitale libyenne Tripoli continue de faire réagir. Le vice-premier ministre du gouvernement libyen d’union nationale (GNA), Ahmed Metig, a exprimé « son mécontentement » dans un communiqué publié dimanche 19 novembre sur Facebook. M. Metig « a affirmé qu’il chargera une commission d’enquêter sur ces rapports de presse afin d’appréhender et soumettre les responsables à la justice », selon le texte publié sur le réseau social. La veille, répondant à l’appel de plusieurs associations, un millier de personnes ont manifesté, samedi...
(Xinhua 20/11/17)
Le président en exercice de l'Union Africaine (UA), président de la Guinée Conakry Alpha Condé a exprimé vendredi, son indignation face au commerce abject de migrants qui prévaut actuellement en Libye. Dans un communiqué publié par le bureau de presse de la présidence de la république, le président Condé a condamné "fermement cette pratique digne d'un autre âge". "L'Union Africaine invite instamment les autorités libyennes à ouvrir une enquête, situer les responsabilités et traduire devant la justice les personnes incriminées", a dit dans un ton plutôt ferme le président en exercice de l'UA. L'institution panafricaine a invité parallèlement les autorités libyennes à revoir les conditions de détention des migrants.
(RFI 20/11/17)
La chaîne CNN a diffusé le 14 novembre une vidéo montrant des migrants noirs être vendus aux enchères pour 340 euros dans un quartier sud de Tripoli. La diffusion a provoqué l'émoi dans le monde entier. Sous pression, notamment internationale, le gouvernement basé à Tripoli a dû intervenir et a promis l'ouverture d'une enquête. L'annonce de l'ouverture d’une enquête est intervenue quelques heures après la visite, samedi 17 novembre, du secrétaire d'Etat adjoint Américain, John Sullivan, à Tripoli. Jeudi, c'était l'ambassadeur britannique qui était dans la capitale libyenne. Les responsables occidentaux se sont entretenus avec Ahmed Mitig, le vice-Premier ministre libyen. Au menu, la coopération économique et la facilitation d'accès aux visas. Officieusement, le scandale de l'esclavage a dû être...
(Le Point 20/11/17)
À travers le témoignage du photoreporter mexicain Narciso Contreras qui s'était confié à Hassina Méchaï, Le Point Afrique attirait déjà l'attention sur ce scandale. Flash-back. Narciso Contreras avait enquêté sur le sort des migrants dans la Libye post-Kadhafi de février à juin 2016. Prix Carmignac du photojournalisme, le Mexicain, également Prix Pulitzer, a tout simplement mis en lumière une réalité sordide de la Libye d'aujourd'hui : un trafic d'êtres humains. Les photos sont à la limite du supportable. Et dépassent l'inhumain. Regards hagards, visages apeurés et bras tendus par l'ouverture étroite d'une porte fermée pour quémander de l'air, de l'eau, de l'aide dans les centres de détention pour migrants en Libye. Et puis, ces corps désarticulés rejetés par la mer,...
(RFI 20/11/17)
Au Mali plusieurs manifestations vont avoir lieu ce lundi 20 novembre après la diffusion d'une vidéo montrant des personnes vendues sur un marché en Libye. Ce reportage, tourné par la chaîne américaine CNN, sur l'existence de ventes aux enchères en Libye de migrants subsahariens suscite l'indignation. Des milliers de migrants quittent chaque mois le Mali et se retrouvent pour la plupart en Algérie ou en Lybie. C'est en partie pour ça que la situation indigne autant, notamment au sein de la société civile qui appelle à plusieurs rassemblements ce lundi 20 novembre. Il y a d'abord un appel à un « sit-in » le matin devant l'ambassade libyenne à Bamako et puis une manifestation dans un lieu symbolique, la Pyramide...
(Xinhua 20/11/17)
Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a appris avec consternation les rapports sur la vente aux enchères des migrants africains en Libye comme esclaves, affirme un communiqué publié ce week-end par l'UA. Le président "condamne fermement ces actes méprisables qui sont en contradiction avec les idéaux des Pères fondateurs de notre Organisation et des instruments africains et internationaux pertinents, y compris la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples", selon le communiqué. Le président a appelé à la fin immédiate de ces pratiques et d'autres actes criminels de traite des êtres humains. Il a appelé à une action rapide pour identifier tous les auteurs et complices...
(AFP 19/11/17)
Le vice-premier ministre du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) a annoncé dimanche l'ouverture d'une enquête sur des cas d'esclavage près de la capitale libyenne dénoncés par un documentaire choc la semaine dernière de la chaine américaine CNN. Ahmed Metig a exprimé "son mécontentement" dans un communiqué diffusé dimanche sur Facebook après la diffusion de documentaires sur "la réapparition du commerce d’esclaves dans la banlieue de Tripoli". M. Metig "a affirmé qu’il chargera une commission d'enquêter sur ces rapports de presse afin d’appréhender et soumettre les responsables à la justice", selon le texte.
(AFP 18/11/17)
Le président nigérien Mahamad Issoufou, qui s'était "indigné" jeudi de la vente aux enchères de migrants-esclaves en Libye, a demandé à ce que le sujet soit mis à l'ordre du jour du sommet Union Africaine - Union-Européenne des 29 et 30 novembre à Abidjan. "Fortement choqué, M. Issoufou a demandé personnellemet au président ivoirien Alassane Ouattara que ce sujet soit inscrit à l'ordre du jour du sommet", a affirmé à l'AFP sous couvert d'anonymat un proche de la présidence nigérienne. Le ministre nigérien des Affaires étrangères Ibrahim Yacouba a confirmé cette demande sur son compte Twitter: "Le président du Niger (...)...
(AFP 18/11/17)
Le président en exercice de l'Union africaine (UA), le Guinéen Alpha Condé, et le gouvernement sénégalais se sont "indignés" vendredi des cas d'esclavage en Libye dénoncés cette semaine par l'ONU et dans un documentaire choc de la chaîne américaine CNN. Le président Alpha Condé "exprime son indignation face au commerce abject de migrants qui prévaut en ce moment en Libye et condamne fermement cette pratique d’un autre âge", selon un communiqué de la présidence guinéenne. L'Union africaine "invite instamment les autorités libyennes à ouvrir une enquête, situer les responsabilités et traduire devant la justice les personnes incriminées" et "à revoir les conditions de détention des migrants", poursuit le texte.
(AFP 18/11/17)
Cinq mois après avoir pris ses fonctions d'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, le Libanais Ghassan Salamé, 66 ans, juge dans un entretien vendredi à l'AFP que l'avenir de ce pays passe par ses institutions. "Le mot-clé de mon approche, c'est des institutions. En un an ou deux, si vous arrivez à un peu réunifier, raviver et libérer les institutions, vous mettez le pays sur un autre parcours", affirme-t-il. La Libye (6 millions d'habitants) a sombré dans le chaos après la chute en 2011 de Mouammar Kadhafi. Des autorités rivales, à Tripoli et à Tobrouk, et de nombreuses milices s'y disputent le pouvoir. "Pour suturer toutes les blessures du pays, il serait bête de penser qu'on peut le faire...
(AFP 17/11/17)
Une conférence nationale, réunissant les acteurs libyens, se tiendra "en février pour adopter une charte nationale", a indiqué jeudi au Conseil de sécurité le représentant de l'ONU pour ce pays, Ghassan Salamé. "Nous étudions la possibilité qu'elle se tienne en Libye", a-t-il précisé. Elle "donnera aux Libyens venus de tout le pays l'opportunité de se réunir en un seul lieu, de réaffirmer leur histoire nationale commune et de s'accorder sur les étapes à franchir" pour décider de l'avenir politique du pays. La réunion était présidée par le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfonso.
(AFP 17/11/17)
Accusé d'avoir fomenté l'attaque contre la mission diplomatique des Etats-Unis dans le port libyen de Benghazi, Abou Khattala voulait absolument "tuer" des Américains, même s'il n'a pas lui-même tiré ou incendié, a affirmé jeudi le procureur à son procès. "Je vais tuer tous les Américains, chacun d'entre eux: voici ce que l'accusé Abou Khattala a déclaré, et c'est exactement ce qu'il a fait", a insisté Michael DiLorenzo, à l'ouverture de son réquisitoire devant une cour fédérale de Washington. "Le 11 septembre (2012), il est passé à l'acte", a poursuivi le procureur, en désignant du doigt à plusieurs reprises le cerveau présumé de l'attaque qui a coûté la vie à l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye, ainsi qu'à trois autres Américains. Abou...
(Jeune Afrique 17/11/17)
Alors que des migrants subissent des maltraitances dans des centres libyens, l’Organisation des Nations Unies fait des reproches à l’Union européenne… Ce n’est pas une surprise : la Libye post-Kadhafi, comme lieu de villégiature, on a rêvé mieux. Pourtant, les migrants qui n’y voyaient qu’un lieu de transit n’avaient pas imaginé le calvaire qu’ils devraient y subir, notamment dans les centres du département libyen de la Lutte contre les Migrations illégales. Entassement dans des espaces exigus, sous-alimentation, traitements indignes, corrections à la matraque électrique, viols des femmes par des gardes ou des trafiquants d’êtres humains : ce sont des « horreurs inimaginables » que subiraient au moins 19 900 déplacés et réfugiés, selon le Haut-commissaire aux Droits de l’homme de...
(RFI 17/11/17)
La communauté internationale est montrée du doigt en Libye pour son incapacité à protéger les migrants. C'est l'ONU, pourtant partenaire de l'UE dans la gestion des migrations, qui a fait ce constat terrible. Le dirigeant du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Zeïd Raad al-Hussein, dans un communiqué d'une rare violence, accuse l’UE de fermer les yeux sur les « horreurs inimaginables » subies par les migrants en Libye. Un constat très dur qui n'a pas été très apprécié du côté de Bruxelles et qui a donné lieu mercredi à une mise au point à Genève, entre la délégation européenne, la présidence estonienne de l'UE, l'ambassadeur italien et le bureau des Nations unies. Pour de nombreux observateurs des questions...

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