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Vendredi 24 Mars 2017
(Le Monde 21/02/17)
L’homme fort de l’Est libyen donne des gages aux salafistes comme le prouve le récent décret interdisant aux femmes de moins de 60 ans de voyager seules en avion. Le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen, aime à se présenter comme un nationaliste hostile à l’islam politique. A l’étranger, nombre de ses soutiens – l’Egypte et la Russie notamment – l’appuient précisément parce qu’il prétend incarner en Libye l’hostilité à l’islamisme dans ses différentes versions : des Frères musulmans aux djihadistes. Or, la décision que vient de prendre un de ses proches révèle les ambiguïtés profondes de ce camp « anti-islamiste ». Le général Abdul Razzaq Al-Nadhouri, commandant militaire de la zone s’étirant de Ben Jawad à Derna...
(Xinhua 21/02/17)
Les ministres des Affaires étrangères tunisien, algérien et égyptien ont déclaré conjointement lundi que la résolution du conflit libyen devra impérativement être politique et qui intègre toutes les parties libyennes intervenantes. À l'issue d'une réunion s'étalant sur deux jours de dimanche dernier à ce lundi courants à Tunis, les trois ministres ont réitéré que "la résolution de la crise en Libye ne pourra être qu'entre les mains des Libyens eux-mêmes". Par ailleurs, les trois pays voisins de la Libye ont formulé leur...
(Le Soir d'Algérie 21/02/17)
Un jeu trouble des islamistes maghrébins semble se jouer actuellement en direction de la Libye. Objectif : saborder les efforts diplomatiques de leurs Etats pour un passage en douceur vers un processus démocratique qui éviterait de transformer ce pays en Etat islamique. Tous les éléments le prouvent aujourd’hui. Les leaders des mouvements islamistes des pays frontaliers avec la Libye ont jeté leur dévolu sur cette zone et se démènent à grands coups d’opérations médiatiques pour tenter de s’introduire coûte que coûte dans le processus de normalisation recherché par la communauté internationale. La toute dernière déclaration du Président tunisien en constitue l’exemple le plus probant. Lors d’un entretien accordé à la chaîne de télévision tunisienne Nessma, Caïd Essebci a tenu à...
(AFP 20/02/17)
Le ministre des Affaires étrangères tunisien Khemaies Jhinaoui a annoncé lundi la tenue prochaine d'un sommet des présidents tunisien, algérien et égyptien à Alger "pour soutenir une solution politique globale" en Libye. Il n'a pas donné de date précise pour ce "sommet tripartite" alors qu'Alger a dû demander lundi à la chancelière allemande Angela Merkel de reporter à la dernière minute une visite en raison d'ennuis de santé du président algérien Abdelaziz Bouteflika. Les ministres tunisien, égyptien et algérien ont signé lundi lors d'une entrevue avec le chef d'Etat tunisien, la "déclaration ministérielle de...
(AFP 20/02/17)
Les autorités parallèles qui contrôlent de vastes territoires dans l'est de la Libye ont décidé d'interdire aux femmes de moins de 60 ans de voyager à l'étranger seules, une décision critiquée par de nombreux Libyens. Pour se rendre dans un autre pays, les femmes de moins de soixante ans devront être accompagnées d'un chaperon masculin, un "mohram". Selon la charia islamique, le "mohram" est le mari ou un homme adulte avec lequel une musulmane ne peut se marier tel qu’un père, un fils ou un frère.
(AFP 20/02/17)
Le chef du gouvernement d'union nationale libyen (GNA) Fayez al-Sarraj a réchappé lundi à des tirs sur son convoi à Tripoli, ont indiqué les porte-parole du GNA et du Conseil d'Etat libyen. Selon le premier, l'incident n'a pas fait de blessés mais le second a indiqué que deux gardes avaient été touchés. "Le convoi du chef du GNA Fayez al-Sarraj et du président du Conseil d'Etat Abderrahmane el-Swehli a essuyé des tirs lors de son passage près du secteur d'Abou Slim à Tripoli. Toutes les voitures du convoi étaient blindées. Il n'y a pas eu de blessés", a affirmé à l'AFP le porte-parole du GNA Achraf al-Thulthi faisant état de l'ouverture d'une enquête. De son côté, le porte-parole du Conseil...
(RFI 20/02/17)
Les ministres des Affaires étrangères tunisien et égyptien ainsi que le ministre algérien des Affaires maghrébines se sont rencontrés dimanche 19 février à Tunis pour discuter d'une solution politique pour leur voisin libyen. Ce lundi, ils doivent rendre compte des conclusions de leur discussion au président tunisien, avant de les remettre aux deux autres chefs d'Etat. C'est une nouvelle tentative pour soigner le grand malade libyen. Elle émane cette fois des trois pays arabes voisins. L'Algérie, la Tunisie et l'Egypte ont décidé de mettre ...
(AFP 18/02/17)
Les Libyens ont célébré vendredi le sixième anniversaire du début de leur révolution qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011 dans un climat d'incertitude en raison d'une profonde crise politique et une insécurité persistante. A Tripoli, des milliers de Libyens brandissant le drapeau national se sont rassemblés dans l'après-midi et en début de soirée sur la place des martyrs dans le centre de la capitale, dont le ciel était illuminé par les feux d'artifice. La place a été entourée de strictes mesures de sécurité, mises en place par des forces loyales au gouvernement d'union appuyé par la communauté...
(RFI 18/02/17)
Faisant état d’«une potentielle grave menace d’infiltration terroriste», le Tchad a décidé le 5 janvier dernier de fermer sa frontière terrestre avec la Libye. Depuis, les régions frontalières sont déclarées «zones d’opérations militaires» et des responsables politiques dénoncent cette situation. Les mesures sécuritaires prises par le gouvernement tchadien ont de graves conséquences pour les populations, notamment dans la région désertique du Tibesti, située à l’extrême nord du Tchad. C'est ce que dénonce Hassan Soukaya Youssouf, ancien secrétaire général du MDJT, (l'ex mouvement rebelle de feu Youssouf Togoimi décédé en 2002) et ancien ministre des Infrastructures du gouvernement tchadien. « Tout le monde se ravitaille à partir de la Libye. Le carburant, le sucre… Les produits de première nécessité. Donc s’il...
(Le Monde 18/02/17)
Fer de lance de la révolution de 2011 mais alliée du général Haftar dans la guerre civile de 2014, Zinten, au sud-ouest de Tripoli, a recouvré un calme apparent. Mais les velléités d’offensive d’Haftar sur la capitale la confrontent à un dilemme majeur pour le pays. Mokhtar Al-Akhdar, c’est d’abord une gueule. Un visage sec et cuivré, joues mangées d’un poil blanc, front drapé d’un chèche noir. L’homme a l’âpreté du désert de Libye qui s’esquisse en coulées ocre à partir de Zinten, la cité phare de la révolution libyenne perchée sur le plateau du djebel Nefoussa, à 160 km au sud-ouestde Tripoli. « Aujourd’hui, nous ne savons plus ce que nous sommes. Sommes-nous des civils ou des militaires ?...
(AFP 17/02/17)
Les chefs de la diplomatie tunisienne, algérienne et égyptienne se réuniront dimanche à Tunis pour discuter des moyens de mettre fin à la crise en Libye six ans après le début de la révolte dans ce pays. Les ministres discuteront des conditions d'"une solution politique consensuelle à la crise" que connait la Libye, a indiqué vendredi le ministère tunisien des Affaires étrangères. Le pays est plongé dans une situation politique, sécuritaire et économique chaotique depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi à la suite d'une révolte populaire ayant débuté le 17 février 2011. Tunis, Alger et Le Caire se fixent pour objectif de tenter de "rassembler les dirigeants rivaux (libyens) autour de la table du dialogue", selon le communiqué...
(AFP 17/02/17)
Le chef d'un ancien gouvernement libyen, écarté après la formation d'un exécutif soutenu par la communauté internationale, a annoncé jeudi la réouverture prochaine de l'aéroport de Tripoli où il a entamé des travaux de reconstruction. Il s'agit d'un nouveau geste de défiance de Khalifa Ghweil à l'encontre du gouvernement d'union nationale (GNA) qui a échoué depuis son entrée en fonctions en mars 2016 à asseoir son autorité dans le pays. L'aéroport de Tripoli, au sud de la capitale, avait été gravement endommagé lors des combats meurtriers de l'été 2014, à l'issue desquels une coalition de milices, Fajr Libya, s'était emparée de la capitale et y avait installé un gouvernement. Khalifa Ghweil, ancien chef de cet exécutif, avait été écarté en...
(RFI 16/02/17)
Faisant état d’«une potentielle grave menace d’infiltration terroriste», le Tchad a décidé le 5 janvier dernier de fermer sa frontière terrestre avec la Libye. Depuis, les régions frontalières sont déclarées «zones d’opérations militaires» et des responsables politiques dénoncent cette situation. Les mesures sécuritaires prises par le gouvernement tchadien ont de graves conséquences pour les populations, notamment dans la région désertique du Tibesti, située à l’extrême nord du Tchad. C'est ce que dénonce Hassan Soukaya...
(AFP 16/02/17)
Le chef du gouvernement d'union libyen (GNA), Fayez al-Sarraj, a estimé jeudi qu'une "occasion précieuse" avait été manquée pour un début de règlement du conflit en Libye après le refus de son rival Khalifa Haftar de le rencontrer cette semaine au Caire. Dans un communiqué, M. Sarraj a affirmé que le maréchal Khalifa Haftar avait refusé de le voir "sans justification ou raison". Avec une insécurité record, une économie en lambeaux et des rivalités politiques, la Libye reste engluée dans une interminable crise de transition six ans après la révolte ayant mis fin à la dictature de Mouammar Kadhafi. Installé à Tripoli et formé aux termes d'un accord controversé parrainé par l'ONU, le GNA de M. Sarraj ne contrôle pas...
(AFP 16/02/17)
Soudain, des tirs retentissent. Les rideaux de fer des magasins s'abaissent, les voitures font demi-tour, la rue se vide. En quelques minutes, la situation peut rapidement dégénérer dans la capitale libyenne. "Nous vivons à la merci d'hommes obsédés par les armes, la violence et le pouvoir au détriment des pauvres gens comme nous", déplore Abdelalim al-Hajj Ali, bloqué avec sa fille dans une pâtisserie, attendant la fin d'affrontements entre deux groupes armés sur l'avenue commerçante de Syahiya. "La situation de notre pays est dramatique", se lamente cet enseignant de 48 ans, alors que dehors...
(RFI 16/02/17)
Le trafic illicite d’objets d’art est devenu le troisième trafic le plus grand au monde, après le trafic d’armes et celui de la drogue. Souvent, ce trafic d’objets d’art emprunte les mêmes réseaux d’acheminement que les deux autres, et génère comme eux des milliards de dollars. Depuis 2011, ce trafic illicite d’objets d’art ancien a nettement augmenté, surtout en provenance de pays comme l’Irak, la Syrie, le Soudan, le Yémen et la Libye. Focus sur la Libye, et sa capitale de jadis, Cyrène située à l’est du pays, « la Rome de l’Afrique », comme surnommée par les Romains eux-mêmes, est dotée d’une très grande richesse, celle du patrimoine archéologique gréco-romain. Patrimoine riche et méconnu, mais préservé et en bon...
(AFP 16/02/17)
Quelque 170 migrants sénégalais, qui se trouvaient dans des centres de rétention à Tripoli, ont été rapatriés jeudi vers leur pays, a constaté un photographe de l'AFP. Le groupe, entièrement composé d'hommes, a pris l'avion tôt jeudi à l'aéroport de Mitiga, à l'est de Tripoli, dans le cadre d'un programme de rapatriement supervisé par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Mardi, près de 200 migrants nigériens avait déjà été rapatriés vers leur pays. En 2016, l'OIM "a assisté 1.589 migrants, volontairement rapatriés vers leur pays d'origine", en donnant la priorité "aux plus vulnérables", selon le site de l'organisation. Les passeurs de migrants clandestins profitent du chaos qui règne en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011...
(AFP 15/02/17)
Les principaux dirigeants des autorités rivales en Libye se sont mis d'accord pour former un comité visant à amender un accord négocié sous l'égide de l'ONU pour sortir le pays de l'impasse politique, a annoncé mercredi l'Egypte qui joue les médiateurs. Deux autorités politiques se disputent le pouvoir en Libye: d'un côté, le gouvernement d'union nationale (GNA) basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale, de l'autre une autorité rivale qui contrôle une grande partie de l'Est libyen et s'appuie sur le Parlement élu de Tobrouk. Ce Parlement a apporté son soutien à l'Armée nationale libyenne (ANL), auto-proclamée par le maréchal Khalifa Haftar, qui conteste le GNA mais est soutenu par plusieurs pays arabes, comme l'Egypte, les Emirats arabes...
(AFP 15/02/17)
Insécurité record, économie en lambeaux et rivalités politiques: la Libye reste engluée dans une interminable crise de transition six ans après le début de la révolte ayant mis fin à la dictature de Mouammar Kadhafi. "On s'est débarrassé d'un dictateur pour en voir apparaître 10.000 à sa place", se révolte Fatma al-Zawi, une habitante de Tripoli en faisant allusion aux seigneurs de guerre et à leurs milices qui font la loi dans le pays depuis 2011. Comme cette mère de famille quadragénaire, la plupart des Libyens semblent peu enthousiastes pour fêter l'anniversaire de la révolution. Les autorités ont pourtant prévu un programme d'activités sportives et culturelles sur la place des martyrs à Tripoli. Il s'agit de célébrer la révolte déclenchée...
(RFI 15/02/17)
Depuis hier, les deux hommes forts de la Libye sont au Caire, en Egypte, et pourtant ils ne se sont toujours pas rencontrés. Qu'est ce qui bloque ? Pourquoi l'accord signé fin 2015 au Maroc sous l'égide de l'ONU n'est-il pas mis en oeuvre ? A quoi jouent Trump et Poutine ? Moncef Djaziri est maître d'enseignement et de recherche à l'université de Lausanne, en Suisse.

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