Lundi 23 Avril 2018
(AFP 27/02/18)
La mission de l'ONU en Libye (Manul) a déploré mardi les "conditions précaires" dans lesquelles se trouvent des milliers de Libyens qui sont empêchés depuis plusieurs semaines de rentrer dans leur ville de Taouarga. Les habitants de Taouarga veulent "exercer leur droit légitime" de rentrer dans leur ville d'où ils ont été chassés en 2011, a indiqué la coordinatrice humanitaire de l'ONU en Libye, Maria Ribeiro, citée par un communiqué. "Ils sont bloqués en plein air dans des conditions climatiques difficiles et sans accès aux services de base depuis plus de trois semaines", a-t-elle déploré. La ville de Misrata, connue pour avoir été à la pointe...
(Xinhua 27/02/18)
Les pompiers libyens ont éteint lundi un incendie qui s'était déclaré après l'explosion d'un oléoduc à Zaouïa, à 45km à l'ouest de la capitale libyenne, Tripoli. "A la suite de travaux de nivellement d'un agriculteur dans le secteur de Jodaim à Zaouïa, l'oléoduc situé entre les dépôts pétroliers de Zaouïa et de Tripoli a été endommagé, causant une explosion et un incendie", a précisé la société Brega, filiale de la Compagnie nationale de pétrole (NOC), dans un communiqué. Par mesure de précaution, elle fermé l'oléoduc, l'a vidé de son contenu et entouré le site d'une barrière de sable afin d'empêcher la propagation du feu. L'incendie a ensuite été contrôlé par les pompiers, le personnel de sécurité de la compagnie et...
(Le Monde 26/02/18)
Malgré le mandat d’arrêt émis à son encontre par la Cour pénale internationale (CPI), Mahmoud al-Werfalli, un des fidèles du « maréchal » Haftar, continue de massacrer en toute impunité à Benghazi. Mahmoud al-Werfalli, visé depuis juillet 2017 par un mandat d’arrêt de la CPI Khalifa Haftar est le seigneur de la guerre qui contrôle l’Est de la Libye et y défie ouvertement l’autorité du « gouvernement d’union nationale », mis en place sous l’égide de l’ONU à Tripoli. Il jouit dans ce travail de sape du soutien déterminant de la Russie...
(RFI 26/02/18)
Béchir Saleh, l'ancien argentier de Mouammar Kadhafi, a été blessé par balles vendredi 23 février. Il a été gravement atteint, mais d’après son avocat, Béchir Saleh devrait s’en sortir. Cette agression intervient dans des circonstances troubles. Et ce, alors que la justice française souhaiterait toujours l’entendre dans l’affaire du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Béchir Saleh circule sur la route de l'aéroport, lorsque son véhicule essuie une rafale de tirs. L’homme de 71 ans est gravement touché. Il est rapidement évacué à l’hôpital. Aucune piste sérieuse pour l’heure ...
(La Tribune 26/02/18)
Le Pentagone américain a décidé d'appuyer les dirigeants tunisiens pour empêcher les migrants, les terroristes et les trafiquants de drogue de franchir la frontière à partir de la Libye. Une allocation de 20 millions de dollars puisée dans un fonds commun mis en place avec l'Allemagne vient d'être accordée au pays qui renforce son système de détection. La frontière entre la Libye et la Tunisie est un véritable axe pour beaucoup d'immigrants clandestins et plusieurs activités illégales notamment les trafics de drogue et le terrorisme.
(Agence Ecofin 24/02/18)
Jeudi, le PDG de la société publique libyenne des hydrocarbures (NOC), Mustafa Sanallah a reçu l'ambassadeur d'Allemagne près la Libye, Christian Buck pour échanger sur les moyens d’accroître l'activité des entreprises allemandes dans le secteur pétrolier du pays. Sur le site internet de la NOC, il a été indiqué que les deux responsables ont examiné une éventuelle coopération dans le domaine de l'exploration pétrolière et gazière sur de nouveaux périmètres. Ils ont également échangé des mécanismes d’accompagnement de la NOC dans son projet d’amélioration de la production pétrolière nationale. Mustafa Sanallah a salué la présence de la société allemande Wintershell dans l’amont pétrolier de la Libye. Il a déclaré au responsable allemand que l’arrivée dans ce segment d’autres entreprises allemandes,...
(AFP 22/02/18)
Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué jeudi un attentat meurtrier perpétré la veille en Libye contre des forces loyales au maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est du pays. L'organe de propagande de l'EI, Amaq, a indiqué dans un communiqué que l'attaque avait été menée par un kamikaze contre un barrage militaire d'une "milice apostate de Haftar". Il s'agit de la première revendication d'une attaque de la part du groupe depuis octobre en Libye. L'attentat a visé un barrage de l'Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée par le maréchal Haftar...
(AFP 21/02/18)
Trois membres des forces loyales au maréchal Khalifa Haftar ont été tués mercredi dans un attentat à la voiture piégée dans la région de Waddan, dans le centre de la Libye, a indiqué à l'AFP un porte-parole de ces forces. L'attentat a visé un barrage de l'Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée par le maréchal Haftar, à l'ouest de la ville de Waddan, sur une route menant vers la capitale Tripoli située à plus de 500 km au nord, a précisé le général Ahmed al-Mesmari. L'attaque, qui n'a pas été revendiquée jusqu'ici, a fait trois morts et deux blessés parmi les hommes qui tenaient le barrage, a ajouté M. Mesmari. Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) reste actif notamment dans le...
(AFP 20/02/18)
Près de 450 migrants ont été secourus lundi par les gardes-côtes libyens dans deux opérations distinctes alors qu'ils dérivaient au large des côtes ouest, a annoncé mardi la marine libyenne. Après avoir été alertées, des patrouilles des gardes côtes libyens, épaulées par un bateau de pêche, ont secouru lundi "324 migrants clandestins, parmi lesquels 35 femmes et 16 enfants", selon un communiqué de la marine libyenne. "Il se trouvaient à bord de deux bateaux pneumatiques dont les moteurs étaient tombés en panne", a-t-elle précisé. Parmi eux se trouvaient notamment des citoyens tchadiens, nigérians, maliens, libyens et ivoiriens. L'opération de sauvetage s'est déroulée à environ 13 km au nord de Zouara, une ville côtière proche de la frontière avec la Tunisie...
(Jeune Afrique 20/02/18)
En visite à Tunis, le président français a reconnu la responsabilité française dans le chaos libyen d'aujourd'hui. Mais, quelques mois après être parvenu à réunir le maréchal Khalifa Haftar et Fayez al-Sarraj, la stratégie diplomatique française peine à faire sentir ses effets. « Nous avons collectivement plongé la Libye dans l’anomie, sans pouvoir régler la situation », a reconnu le président français, le 1er février, devant le Parlement tunisien. Une condamnation franche de l’action de Nicolas Sarkozy, à l’origine des opérations militaires occidentales contre le régime de Kadhafi. « Gaullo-mitterrandiste » proclamé, Emmanuel Macron a même tenté de se poser en grand médiateur de la crise, en tandem avec son ancien professeur de Sciences-Po, l’envoyé spécial de l’ONU pour la...
(Xinhua 20/02/18)
Des membres de la Chambre des représentants de Tobrouk, dans l'est de la Libye, ont rejeté lundi l'Assemblée constituante, appelant à la formation d'un comité d'experts pour modifier la Constitution libyenne adoptée en 1951. "Le jugement de la Cour suprême sur la Constitution n'est pas valable. Par conséquent, nous avons décidé, en tant que députés, de ne pas reconnaître l'Assemblée constituante", ont déclaré 18 membres du parlement de Tobrouk dans un communiqué, appelant leur homologues à n'amender que légèrement la Constitution. Les membres ont également réfusé d'adopter une loi pour l'organisation d'un référendum sur le projet de Constitution jusqu'à ce qu'un comité d'experts soit formé pour "vérifier l'authenticité de l'identité libyenne". En juillet dernier, l'Assemblée constituante a voté pour un...
(Jeune Afrique 20/02/18)
Consultant franco-tunisien, Hakim El Karoui a dirigé le rapport de l’Institut Montaigne sur la politique arabe de la France (août 2017). Il répond à nos questions sur les relations entre la France et le Maghreb. Jeune Afrique : Vous conseillez de replacer le Maghreb au centre de la « politique arabe » de la France, pourquoi ? Hakim El Karoui : En France, six millions de personnes, immigrés de première, deuxième ou troisième génération, ont un lien direct avec le Maghreb. D’un autre côté, 54 % des Tunisiens sont francophones, et environ 80 % des Algériens qui étudient à l’étranger le font en France. Les relations entre l’Hexagone et le Maghreb sont extrêmement étroites. Et ce n’est pas tout : entre 2015...
(Le Monde 20/02/18)
En Chine, rien ne remplace le guanxi (le réseau) : des liens interpersonnels qui régissent aussi bien les rapports amicaux que les relations dans les affaires et la politique. La confiance vient du guanxi et, pour cela, il faut se rencontrer. Ainsi fonctionne, aussi, la diplomatie chinoise. Avec 79 visites dans 43 pays d’Afrique en dix ans, le pays est particulièrement actif sur le continent. « La Chine attache beaucoup d’importance aux relations personnelles et à ces rencontres en face à face. Elle est le seul pays à avoir instauré ce principe de visites aussi régulières et nombreuses », explique Hannah Ryder, ancienne diplomate de l’ONU et directrice à Pékin du cabinet de consultant Development Reimagined. En reprenant le fil...
(AFP 19/02/18)
Des milliers de Libyens ont célébré samedi le 7e anniversaire de la révolution qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, malgré leur calvaire quotidien dans un pays miné par une crise politique et économique sans précédent. Dans la capitale Tripoli comme dans d'autres villes du pays, des milliers de personnes arborant les couleurs du drapeau national --rouge, vert et noir-- se sont rassemblées sur les places publiques où les autorités avaient organisé des concerts ou la diffusion de chansons via des haut-parleurs. A Tripoli, la place des Martyrs a servi de point de ralliement. Des défilés de scouts et de troupes musicales ainsi que des concerts et feux d'artifices y ont eu lieu vendredi et samedi. "2018...
(Xinhua 19/02/18)
Le Premier ministre libyen soutenu par l'ONU, Fayez Serraj, a appelé samedi à mettre fin à l'impasse politique du pays en adoptant une loi de référendum sur le projet de Constitution. M. Serraj a fait ces remarques lors d'un discours télévisé à l'occasion du 7ème anniversaire de la chute du régime de Mouammar Kadhafi. "Ce qui compte pour nous aujourd'hui, c'est de mettre fin à la crise que traverse notre pays. Nous pensons que le seul moyen d'en sortir est d'achever la réconciliation nationale globale, ce qui met fin à l'état de division et souligne les valeurs de tolérance et de popularisation", a-t-il dit. "C'est l'heure de mettre fin à l'actuelle impasse politique. Le mouvement commence par le référendum sur...
(Le Monde 19/02/18)
Ce devait être un retour emblématique, une vitrine de la réconciliation en Libye. Or 300 familles tawarghas sont bloquées, depuis le 1er février, dans des conditions précaires aux portes de leur ville fantôme – nommée aussi Tawargha – par une milice de Misrata, la métropole portuaire de la Tripolitaine (ouest de la Libye), située à une trentaine de kilomètres plus au nord. Ces familles étaient censées regagner leur cité d’origine, aux termes d’un accord de réconciliation voué à réparer l’une des blessures les plus brûlantes de la révolution de 2011 : les tueries auxquelles s’étaient ­livrés mutuellement, dans cette région, les forces pro-Kadhafi ­issues de la ville de Tawargha et les katibas (unités combattantes) insurgées de Misrata. Après avoir pris...
(Xinhua 17/02/18)
Vendredi, la commission électorale libyenne a annoncé que l'inscription sur les listes électorales était close et que plus de 2,4 millions d'électeurs se sont inscrits. Dans un communiqué de presse, la commission a indiqué que l'inscription sur les listes était close et que 2 432 000 électeurs se sont inscrits. Elle a précisé que l'inscription des électeurs résidant à l'étranger se poursuivra jusqu'à la fin du mois de février. Le vice-président de la commission, Abdul-Hakim Belkheir, a confirmé que le nombre des inscrits représente plus de 50 % des électeurs éligibles. "Le nombre des électeurs éligibles en Libye est de 4,4 millions. Or, nous avons dépassé plus de la moitié de ce chiffre : 2,4 millions d'électeurs se sont inscrits...
(AFP 16/02/18)
"Nous ne pouvons pas avoir une situation pire", lâche Amina al-Kouafi, une habitante de Benghazi, berceau de la révolte de 2011 en Libye, à propos de possibles élections pour sortir le pays de sept ans de chaos. Comme cette mère de famille, beaucoup de Libyens ne se font pas trop d'illusions quant au succès d'un scrutin dans un pays morcelé avec deux autorités rivales et une multitude de factions armées, qui mènent une lutte acharnée pour la domination de ce riche pays pétrolier. Censées contribuer à mettre un terme aux rivalités, à l'insécurité, à l'instabilité, à la corruption et à une crise économique aigüe, sept ans après la révolte qui chassa le dictateur Mouammar Kadhafi du pouvoir, l'ONU ambitionne d'organiser...
(AFP 16/02/18)
La liberté de l’information vit une crise sans précédent en Libye, contraignant la plupart des journalistes à déserter le pays, sept ans après la révolte ayant mis fin au régime autoritaire de Mouammar Kaddafi, a estimé vendredi Reporters sans frontières (RSF). "Depuis 2011, la situation sécuritaire et la crise politique ont anéanti la liberté de la presse naissante dans le pays", a estimé l'ONG, dénonçant l’impunité dont jouissent les auteurs d’exactions contre les reporters. “La situation pour les journalistes et les médias est intenable en Libye", souligne RSF. "Le pays se vide de ses journalistes qui préfèrent s’exiler pour pouvoir poursuivre leur mission d’information ou choisissent d'arrêter toute activité devenue trop dangereuse". Aujourd'hui, des dizaines de milices et deux autorités...
(AFP 15/02/18)
Sept ans après le déclenchement de la révolte ayant mis fin huit mois plus tard à 42 ans d'un régime autoritaire sous Mouammar Kadhafi, les Libyens attendent toujours de voir la fin d'une transition chaotique qui perdure et la naissance d'un Etat démocratique. Pour célébrer l'anniversaire de la révolution du 17 février 2011, les autorités prévoient un programme de festivités place des Martyrs, où Kadhafi aimait prononcer ses discours, au cœur de la capitale. Mais pour beaucoup de Libyens, il n'y a pas grand chose à célébrer dans un riche pays pétrolier où les services de base manquent toujours alors que les violences et les divisions se prolongent...

Pages