Jeudi 22 Février 2018
(Xinhua 10/02/18)
Deux personnes ont été tuées et 143 autres, dont des enfants, ont été blessées vendredi après-midi lorsqu'une explosion a frappé une mosquée lors des prières du vendredi dans la ville de Benghazi, dans l'est de la Libye, ont indiqué des sources militaires et médicales. "Une explosion a éclaté à l'intérieur de la mosquée de Sa'ad Bin-Abada dans le district de Majuri à Benghazi pendant les prières du vendredi", a déclaré le colonel Milud Zwai, porte-parole des forces spéciales de l'armée basées dans l'est du pays. "Des sacs remplis d'explosifs ont explosé à l'intérieur de la mosquée", a indiqué le colonel Milud Zwai, précisant que "l'attentat a été perpétré à distance, selon des enquêtes préliminaires". "L'hôpital a reçu un corps et...
(AFP 08/02/18)
L'émissaire de l'ONU en Libye Ghassan Salamé a estimé mercredi qu'un certain nombre de conditions devaient encore être remplies avant d'envisager la tenue d'élections dans le pays en proie au chaos. M. Salamé avait présenté en septembre 2017 devant le Conseil de sécurité de l'ONU un plan d'action censé mettre fin au chaos dans le pays, prévoyant notamment des élections législatives et présidentielles. "Toutes les conditions ne sont pas réunies aujourd'hui" pour la tenue d'élection, a déclaré M. Salamé au cours d'une conférence de presse à Tripoli. "Nous n'en avons réalisé pour le moment qu'une seule: le début de l'inscription des électeurs", a-t-il dit. Outre un référendum sur un projet de constitution, les Libyens doivent aussi adopter une loi électorale...
(AFP 07/02/18)
Un commandant libyen faisant l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé s'être rendu aux forces loyales de l'homme fort de l'est du pays, le maréchal Khalifa Haftar. Ce commandant, Mahmoud Al-Werfalli, fait l'objet depuis le 15 août 2017 d'un mandat d'arrêt de la CPI qui l'accuse de "crimes de guerre". Il est est soupçonné notamment d'être impliqué dans au moins sept incidents en 2016 et 2017, au cours desquels il aurait lui-même tiré sur des civils ou des combattants blessés ou ordonné leur exécution. Dans une vidéo sur son compte Facebook, l'officier a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi s'être rendu à la police militaire de l'Armée nationale libyenne (ANL, auto-proclamée par le...
(APA 07/02/18)
APA – Douala (Cameroun) – Cent quatre-vingt migrants Camerounais qui tentaient de se rendre en Europe ont été rapatriés de la Libye, suite à une action conjointement menée par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et les autorités camerounaises, a constaté APA mercredi sur place à Douala. Ces migrants qui font partie de la sixième vague de rapatriements depuis novembre 2017 portent à 915, le nombre de migrants rapatriés de la Libye, du Mali, du Maroc, de la Mauritanie et du Niger. A eux s’ajoutent les 150 migrants rapatriés d’Europe, soit un total de 1030 personnes qui recevront une « prime de réinsertion », rassurent des sources proches du dossier. Comme la plupart de leurs compatriotes ayant foulé le sol...
(Xinhua 07/02/18)
La croissance du PIB en Afrique était estimée à 3,6% en 2017, selon la Banque africaine de développement (BAD) qui voit des perspectives "beaucoup plus prometteuses" avec un taux de croissance de 4,1% en 2018 et 2019. "Les perspectives de croissance sont beaucoup plus prometteuses et nous prévoyons une accélération de la croissance du PIB de l'Afrique à 4,1% en 2018 et 2019", a déclaré le président de la BAD, Akinwumi Adesina, lors d'une cérémonie officielle pour présenter les progrès et les perspectives de développement de l'Afrique mardi à Abidjan. "Nous avons la tête hors de l'eau et les économies africaines progressent fortement et sereinement", a commenté Akinwumi Adesina faisant remarquer que "la croissance du PIB réelle était estimée à...
(Jeune Afrique 06/02/18)
Dans son fief de Benghazi débarrassé, assure-t-il, des dernières poches de résistance, le maréchal libyen a reçu Jeune Afrique. Celui qui ambitionne de réunifier sous sa houlette – et au besoin par la force – ce pays déchiré fait le point sur ses alliés, ses ennemis et les tentatives de médiation internationales. Avec l’assurance de l’homme providentiel qu’il est persuadé d’incarner. Ses ennemis sur le champ de bataille et les observateurs de la scène libyenne peuvent s’accorder sur un point : le maréchal Khalifa Haftar n’est pas un homme facile à cerner. Raillé comme un don Quichotte d’Afrique lorsqu’en mai 2014 le septuagénaire entreprenait avec une maigre troupe la mise au pas des milices nées de l’insurrection contre Kadhafi, il est...
(Jeune Afrique 06/02/18)
La cartographie des États qui soutiennent l’action de Khalifa Haftar et de ceux qu’il considère comme ennemis recoupe celle du dernier damier géopolitique arabe partagé entre les capitales anti-Frères musulmans et celles réputées les soutenir. Le maréchal et ses partisans vouent aux gémonies le Soudan, le Qatar et la Turquie, dont les soutiens à des entités islamistes ou au gouvernement Sarraj sont lus comme la volonté de livrer la Libye aux Frères musulmans. Logiquement, le maître de Benghazi trouve ses meilleurs alliés parmi les plus grands ennemis de la confrérie : l’Égypte, les Émirats arabes unis et, dans une moindre mesure, l’Arabie saoudite. « L’initiative de ce soutien vient bien plus du fait que ces trois États contre-révolutionnaires recherchent ce genre...
(AFP 06/02/18)
Le trafic d'êtres humains est en augmentation en Libye, selon un rapport d'experts de l'ONU, qui estime que les forces libyennes aident des groupes rebelles dans leur contrôle des routes migratoires. Ce document confidentiel remis aux quinze membres du Conseil de sécurité et vu lundi par l'AFP affirme aussi que le groupe Etat islamique cherche à se rapprocher des trafiquants de migrants dans le sud du pays depuis son éviction de Syrte (à 450 km à l'est de Tripoli) en 2016. "Le trafic d'êtres humains est à la hausse en Libye, avec des violations majeures des droits de l'homme", indique le rapport de 157 pages. Les experts font part de leur préoccupation "sur la possible utilisation d'installations et de fonds...
(RFI 06/02/18)
La disparition de près de 90 migrants au large de la côte libyenne, vendredi 2 février, a mis en lumière l'existence d'une filière de trafic d'êtres humains entre le Pakistan et la Libye. En 2017, 3 138 Pakistanais sont arrivés en Italie, après avoir traversé la Méditerranée, en provenance de la côte libyenne. Selon l'Organisation internationale pour les migrants (OIM), ce nombre tend à s'amplifier. En janvier 2017, ils étaient 9 et en janvier 2018, ils étaient 240. Si les migrants d'Afrique subsaharienne traversent le désert pour arriver en Libye, avant d'atteindre l'Europe par la mer, d'autres candidats arrivent en Libye, en toute légalité, mais tombent, eux aussi, entre les mains de trafiquants. Il s'agit de Pakistanais qui arrivent en...
(Xinhua 06/02/18)
La Coordinatrice humanitaire de l'ONU en Libye, Maria do Valle Ribeiro, a rencontré, lundi au Palais des Nations en Suisse, les représentants des pays donateurs, en insistant une nouvelle fois sur le sort des populations libyennes qui souffrent toujours d'un climat de violence et de la crise politique, selon un communiqué de l'ONU. Il fait partie de sa tournée européenne pour attirer l'attention sur "les difficultés rencontrées par les Libyens pour subvenir à leurs besoins fondamentaux". En lançant un appel de fonds d'un montant de 313 millions de dollars pour aider 940.000 personnes en Libye, "notre message fondamental aux pays donateurs, c'est de ne pas oublier l'impact humanitaire de la crise en Libye et d'être prêt à soutenir les efforts...
(AFP 05/02/18)
Des dizaines de milliers de déplacés de la ville libyenne de Taouarga, contraints à l'exil après leur soutien en 2011 à l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi, sont toujours empêchés de rentrer chez eux par des groupes armés, a déploré lundi le gouvernement d'union nationale (GNA). Conformément à un accord conclu entre représentants de Taouarga et de la ville rivale de Misrata (200 km à l'est de Tripoli), environ 40.000 déplacés avaient été appelés à rentrer chez eux. Jeudi dernier, des centaines de familles avaient pris la route en direction de Taouarga, mais elles ont été bloquées à des barrages aux entrées de la ville par des groupes armés de Misrata.
(AFP 05/02/18)
Le temps d’une fête, les autorités libyennes tentent de faire oublier leurs souffrances à des centaines de migrants entassés dans le centre de rétention d'Al-Hamra. Certains se prêtent au jeu mais d'autres protestent contre leur détention et espèrent toujours pouvoir rejoindre l'Europe. Entre 800 et 1.000 migrants sont enfermés, certains pendant plusieurs mois, dans ce centre situé à Gharyane, dans les montagnes à 85 km au sud-ouest de Tripoli, dans l'attente d'un rapatriement volontaire ou d'une destination encore incertaine. "Nous voulons leur faire oublier un peu leur souffrance", explique le colonel Al-Bahloul Chananah...
(Xinhua 05/02/18)
Le Premier ministre libyen Fayez Sarraj, soutenu par l'ONU, a fermement condamné dimanche une attaque armée contre les familles déplacées de Tawergha, au sud de Misrata, à quelque 180km au sud-ouest de Tripoli. C'est une "intimidation des groupes armés envers les familles de Tawerghis près de la région de Gararat al-Gatf, visant à compromettre l'accord de réconciliation entre les villes de Misrata et de Tawergha", a-t-il estimé dans un communiqué. "Ces groupes ont compromis et continuent de compromettre les efforts libyens de parvenir à un consensus", a dénoncé M. Sarraj, notant qu'il fallait continuer de soutenir la mise en oeuvre de l'accord de réconciliation signé...
(Xinhua 05/02/18)
Des affrontements ont éclaté vendredi opposant l'armée libyenne à des activistes de l'État islamique (EI) près de la ville de Zella, au centre de la Libye, entraînant la mort d'un soldat et de trois membres de l'EI, a-t-on appris d'un communiqué publié par l'unité Mradar des gardes d'installation pétrolière de l'armée. "Une patrouille de surveillance secrète de l'unité a affronté un groupe de l'EI après qu'ils avaient essayé de faire exploser la gare de la compagnie pétrolière Al Waha", indique le communiqué. Un soldat de l'unité a été tué et deux autres ont été blessés, tandis que trois terroristes de l'EI ont été tués lors des affrontements, précise cette déclaration. Zella, une ville du désert située dans le district de...
(AFP 03/02/18)
La mission de l'ONU en Libye a regretté vendredi que des centaines de familles de déplacés de Taouarga aient été empêchés de rentrer chez eux, conformément à un accord préalable avec des représentants de la ville voisine de Misrata. Des milliers de déplacés de la ville libyenne de Taouarga, contraints à un exil massif après leur soutien en 2011 à l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi, ont été empêchés jeudi de rentrer chez eux par des groupes armés. Le gouvernement d'union nationale (GNA) a annoncé en décembre le retour de ces déplacés début février, conformément à un accord conclu entre représentants...
(RFI 02/02/18)
Le retour des 40 000 habitants de la ville libyenne de Tawarga était prévu ce 1er février, conformément à l'accord, mais ils en ont été empêchés par leurs voisins de Misrata. En 2011, les résidents de Tawarga étaient en faveur de Khadafi, les hommes de cette ville ont combattu aux côtés de ses forces. A l'inverse, les gens de Misrata ont combattu le guide libyen. En représailles, les gens de Misrata les ont chassés et brûlent leur ville. Il y a deux mois, un accord a été signé, mais les milices de Misrata s'opposent toujours au retour des populations de Tawarga.
(APA 02/02/18)
APA-Brazzaville (Congo) - Le président du Conseil suprême des villes et tribus libyennes, Ageli Abdoussalam Brani, a déclaré le jeudi à Brazzaville que « les villes et tribus libyennes, réaffirment leur adhésion à la démarche de l’UA, sous l’égide du président congolais, pour la paix en Libye. Le chef des villes et tribus libyennes, reçu en audience par le Président Denis Sassou N’Guesso à qui il a rendu hommage pour les efforts qu’il ne cesse de consentir dans la recherche de la paix en Libye, a salué la sérénité et l’engagement de ce dernier estimant que son action devrait permettre à la Libye...
(AFP 01/02/18)
Les milliers de déplacés de la ville libyenne de Taouarga, contraints à un exil massif après leur soutien en 2011 à l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi, ont été empêchés jeudi de rentrer chez eux par des groupes armés, en dépit d'un accord préalable. Le gouvernement d'union nationale (GNA) avait annoncé en décembre le retour de ces déplacés de Taouarga début février, conformément à un accord conclu entre représentants de la ville et de celle de Misrata (200 km à l'est de Tripoli), qui l'administre depuis la révolte de 2011. Jeudi matin, plusieurs centaines de familles avaient ainsi pris la route en direction de Taouarga, mais elles ont été bloquées à des barrages aux entrées de la ville par des groupes armés. "Nous...
(AFP 01/02/18)
Cinq mois après son appel à la communauté internationale, le HCR peine à obtenir des engagements chiffrés pour l'accueil des réfugiés ayant transité par la Libye, les places promises n'atteignant même pas la moitié du quota demandé, a indiqué mercredi à l'AFP un responsable du HCR. "Sur les 40.000 places demandées, environ 16.900 nous ont été promises, dont 7.000 par les pays européens", a affirmé l'envoyé spécial du HCR (Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies) pour la Méditerranée centrale, Vincent Cochetel, pour qui "ce n'est pas assez". "Il n'y a pas eu beaucoup de solidarité avec l'Italie, on aimerait en voir avec le Niger et les autres pays de transit, sinon le système ne va pas tenir", a-t-il mis...
(Agence Ecofin 01/02/18)
En 2018, les efforts de la Libye pour relancer sa production pourraient être entravés par les contraintes liées au budget attribué à la compagnie publique nationale du pétrole (NOC). C’est ce qu’a indiqué hier à Reuters, Mustafa Sanalla (photo), le PDG de la société qui a anticipé qu’une fois de plus, les acteurs politiques utiliseront le budget pour essayer de contrôler la société. En effet, la NOC n’a reçu que 50% de son budget d’investissement en 2016 et 2017 car certains politiques dont il n’a pas mentionné l’identité, veulent contrôler l’institution en limitant ses actions à base de chantages. Il faut rappeler qu’en vertu du droit positif libyen, la NOC verse ses revenus pétroliers à la Banque centrale et se...

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