Vendredi 15 Décembre 2017

Washington demande aux Libyens une participation "constructive" à la médiation de l'ONU

Washington demande aux Libyens une participation "constructive" à la médiation de l'ONU
(AFP 04/12/17)
Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a appelé vendredi "tous les acteurs libyens à participer de manière constructive" à la médiation de l'ONU, en recevant le Premier ministre du gouvernement d'union Fayez al-Sarraj.

Le dirigeant libyen, qui peine à imposer son autorité sur de larges pans de la Libye déchirée entre pouvoirs politiques rivaux depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, a également été reçu par le président Donald Trump à la Maison Blanche.

Rex Tillerson "a réaffirmé le soutien total des Etats-Unis au Premier ministre Sarraj, au gouvernement d'union (GNA) et à l'accord sur la transition politique", a déclaré le département d'Etat dans un communiqué.

Les deux hommes ont évoqué "la nécessité que tous les acteurs libyens et internationaux soutiennent le plan d'action" de l'émissaire de l'ONU Ghassan Salamé afin de "faire progresser le processus de réconciliation nationale et jeter les bases pour que la Libye puisse organiser des élections nationales réussies", a-t-il ajouté.

Le 20 septembre, Ghassan Salamé a présenté une nouvelle feuille de route pour résoudre la crise en Libye. Elle prévoit une nouvelle Constitution qui devra être soumise à référendum puis ouvrir la voie à des élections.

Selon la diplomatie américaine, l'accord de transition politique signé fin 2015 au Maroc sous l'égide de l'ONU, donnant vie au GNA, "demeure le seul cadre viable pour une solution politique". Rex Tillerson a demandé à tous les acteurs de soutenir les efforts de l'émissaire de l'ONU pour "les aider à négocier des amendements" à cet accord.

"Toute tentative de court-circuiter le processus politique sous l'égide de l'ONU ou d'imposer une solution militaire au conflit ne ferait que déstabiliser la Libye", offrant de nouveaux espaces au groupes jihadistes dont l'Etat islamique "pour menacer les Etats-Unis et nos alliés", a conclu le département d'Etat.

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