Jeudi 22 Juin 2017

Violents combats entre groupes rivaux à Tripoli

Violents combats entre groupes rivaux à Tripoli
(Reuters 16/03/17)
Un soldat pro-gouvernemental en Libye

TRIPOLI, (Reuters) - De violents combats ont opposé à Tripoli des milices armées soutenant le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale et un groupe rival, faisant de nombreux dégâts. Les locaux d'une chaîne de télévision favorable au Premier ministre autoproclamé Khalifa Ghwell ont été incendiés. Les programmes ont été interrompus. Un hôpital a aussi été la cible de tirs. La capitale libyenne, depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, abrite une multitude de groupes armés dont les allégeances varient au fil du temps. Les membres du Gouvernement d'entente nationale (GEN), reconnu par l'Onu, sont arrivés il y a un an mais peinent à asseoir leur autorité sur la ville, et a fortiori au-delà.

Les affrontements cette fois semblent avoir à l'origine un différend ayant éclaté lundi sur le contrôle d'une banque dans le quartier de Hay al Andalous, dans l'ouest de Tripoli. Des combats à l'arme lourde, ponctués d'explosions et de fusillades nourries se sont poursuivis mardi et toute la nuit. Des chars ont été vus dans les rues. Les groupes proches du GEN ont occupé un complexe hôtelier, le Rixos, où leurs adversaires avaient établi leur quartier-général. Des bâtiments de ce complexe ont été incendiés
ou fortement endommagés lors des combats, a constaté un journaliste de Reuters. Un hôpital de campagne a été mis en place.

Khalifa Ghwell a été légèrement blessé lorsqu'il a quitté le Rixos mercredi à l'aube, a dit un de ses collaborateurs au site d'informations Afrigatenews. "Notre Gouvernement de salut national s'est retiré de ses locaux à Tripoli pour mettre fin au bain de sang", a déclaré Khalifa Ghwell, selon Afrigatenews. Des hôtels et des immeubles de bureaux proches de la corniche, sur la Méditerranée, ont été touchés. De même qu'un hôpital dans le quartier d'Abou Salim, provoquant un incendie dans le service de pédiatrie. Les écoles ont été fermées. Aucun bilan des victimes n'a été fourni par les autorités.

(Ahmed Elumani, Gilles Trequesser pour le service français)

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