Mardi 20 Février 2018

Libye : la communauté internationale doit faire attention à l'impact humanitaire de la crise (ONU)

Libye : la communauté internationale doit faire attention à l'impact humanitaire de la crise (ONU)
(Xinhua 06/02/18)
La Coordinatrice humanitaire de l'ONU en Libye, Maria do Valle Ribeiro.

La Coordinatrice humanitaire de l'ONU en Libye, Maria do Valle Ribeiro, a rencontré, lundi au Palais des Nations en Suisse, les représentants des pays donateurs, en insistant une nouvelle fois sur le sort des populations libyennes qui souffrent toujours d'un climat de violence et de la crise politique, selon un communiqué de l'ONU.

Il fait partie de sa tournée européenne pour attirer l'attention sur "les difficultés rencontrées par les Libyens pour subvenir à leurs besoins fondamentaux".

En lançant un appel de fonds d'un montant de 313 millions de dollars pour aider 940.000 personnes en Libye, "notre message fondamental aux pays donateurs, c'est de ne pas oublier l'impact humanitaire de la crise en Libye et d'être prêt à soutenir les efforts de la communauté humanitaire", a déclaré Mme do Valle Ribeiro.

Si les fonds demandés aideront à renforcer les capacités des familles à faire face aux pressions liées à l'instabilité et au déclin économique, les organismes humanitaires notent qu'il s'agit avant tout de venir en aide aux plus de 1,1 million de civils dans le besoin en Libye et qui doivent faire face à la détérioration des conditions de vie sur place.

Pour la Coordinatrice humanitaire en Libye, l'urgence est d'assurer aux personnes déplacées, aux rapatriés, ainsi qu'aux migrants, réfugiés et demandeurs d'asile un accès aux services de base.

Concernant ce groupe de "personnes vulnérables", Mme do Valle Ribeiro a indiqué qu'entre 400.000 et 500.000 migrants et réfugiés ont besoin d'une assistance humanitaire, "même s'il y a sûrement jusqu'à 800.000 à 900.000 migrants en Libye".

En outre, il y a près de 181.000 déplacés internes en Libye et plus de 46.000 personnes enregistrées comme réfugiés ou demandeurs d'asile dans ce pays. Rien qu'en janvier 2018, 1.609 réfugiés ont demandé la protection du HCR, notamment des demandeurs d'asile originaires du Soudan (43%), de l'Erythrée (30%), de Syrie (10%), d'Ethiopie (5%).

Selon le HCR, les ressortissants syriens restent dans l'ensemble la plus importante communauté enregistrée auprès du HCR (48% - 22.313 personnes), suivie des Palestiniens (15% - 7.025 personnes) et des Erythréens (12% - 5.632 personnes).

Pour tous les organismes humanitaires présents en Libye, l'accès demeure le principal problème à résoudre. "Du point de vue géographique, c'est un vaste pays et donc plus de logistique. La situation sécuritaire reste un défi qui fait que les humanitaires ne peuvent pas se rendre partout", a conclu Mme Maria do Valle Ribeiro.

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