Vendredi 15 Décembre 2017

La Libye va accueillir un centre de transfert de réfugiés vers des pays tiers (HCR)

La Libye va accueillir un centre de transfert de réfugiés vers des pays tiers (HCR)
(AFP 30/11/17)

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé mercredi la mise en place prochaine par les autorités libyenne à Tripoli d'un "centre de transit et de départ" des réfugiés les plus vulnérables vers des pays tiers.

Plaque tournante pour les migrants tentant de rejoindre l'Europe par la mer en recherche d'une vie meilleure, la Libye est particulièrement sous le feu des critiques depuis quelques semaines, après la diffusion d'un documentaire de CNN montrant des migrants africains vendus comme esclaves près de Tripoli.

Cette initiative, soutenue par le gouvernement italien, facilitera le transfert de milliers de réfugiés vulnérables vers des pays tiers, a affirmé le HCR dans un communiqué.

Elle n'a toutefois pas été confirmée jusqu'ici par les autorités libyennes.

Le principal objectif de ce centre est "d'accélérer le processus permettant d'obtenir des solutions dans des pays tiers, en particulier pour les enfants non accompagnés et les femmes vulnérables", a déclaré Roberto Mignone, représentant du HCR en Libye.

Parmi ces solutions, il cite le regroupement familial, l'évacuation vers des centres d'urgence gérés par le HCR dans d'autres pays ou le retour volontaire.

Le HCR affirme avoir demandé en septembre que 40.000 places de réinstallation supplémentaires soient mises à la disposition des réfugiés dans 15 pays. Jusqu'à présent, ces pays se sont engagés à accueillir 10.500 réfugiés seulement, selon le communiqué.

Le 11 novembre, un premier groupe de 25 réfugiés Érythréens, Éthiopiens et Soudanais avaient été évacués de Libye vers le Niger en attendant leur transfert en France, avait annoncé l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.

Depuis la diffusion du reportage de CNN sur le présumé marché d’esclaves en Libye, les autorités libyennes se défendent en rappelant le poids que les flux de migrants font porter à ce pays ébranlé par les crises politiques, l'insécurité et de graves difficultés économiques depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

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