Jeudi 20 Juillet 2017

Ce soutien au Niger qui booste la popularité de Seïf Al-Islam

Ce soutien au Niger qui booste la popularité de Seïf Al-Islam
(La Tribune 14/07/17)

Le «capital sympathie» de Seïf Al-Islam dépasse les frontières libyennes et même le cloisonnement tribal. Recherché par la CPI, désigné comme «l’homme-clé» pour un règlement du conflit libyen, le dauphin putatif de Mouammar Kadhafi est désormais appuyé par un comité de soutien composé des membres de la diaspora libyenne réfugiée au Niger. Le début de l’échafaudage de sa machine pour la reconquête du pouvoir en Libye ?

Et si Seïf Al-Islam était l'architecte de la renaissance de la Jamahiriya en Libye ? Hors des frontières libyennes, la popularité du second fils de Mouammar Kadhafi grimpe. Au Niger, des réfugiés libyens ont monté un comité de soutien au nom du second fils de Mouammar Kadhafi. Ils sont soutenus par des Nigériens, notamment des étudiants de Niamey séduits par les «grands projets africains» de Mouammar Kadhafi.
Le comité de soutien, caisse de résonance pour un rôle politique de Seïf Kadhafi?

Dans l'agenda de ce comité de soutien, des manifestations et actions de sensibilisation en soutien à Seïf Al-Islam au Niger. Petite cocasserie de l'Histoire, alors que le régime tombe à la mort de son père, Seïf Al-Islam, qui se faisait passer pour un chamelier afin de rejoindre le Niger, est capturé à la frontière nigéro-libyenne après avoir été trahi par son guide. Il passera cinq années dans les geôles de la milice de Zintane.

Lorsqu'il annonce la libération de Seïf Al-Islam, le colonel Ajmi Al-Atiri, responsable des prisons de la milice Zintane, indique que le jeune homme de 44 ans «jouit encore d'une grande popularité dans son pays et aura un important rôle à l'avenir». La machine est-elle déjà en marche pour installer Seïf Al-Islam dans ce rôle ? Bien avant sa libération, Seïf Al-Islam avait été désigné, fin 2015, comme le chef du Conseil suprême des tribus libyennes c'est-à-dire comme le représentant légal des tribus largement kadhafistes.

Pour certains observateurs, en dépit du mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) qui réclame sa tête, cette auréole tribale le place comme l'homme-clé pour arbitrer le duel entre Khalifa Haftar et Fayez Al-Sarraj. Plus loin, Seïf Al-Islam est présenté comme l'homme de la réconciliation et de la résolution du conflit en Libye.

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