Mercredi 25 Avril 2018

5 anciens dignitaires libyens détenus placés en résidence surveillée

5 anciens dignitaires libyens détenus placés en résidence surveillée
(RFI 29/03/18)

Plusieurs dignitaires libyens témoins dans l'affaire de présumé financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, ne sont plus en prison. Selon nos informations exclusives, alors qu’ils étaient détenus pendant plusieurs années dans la prison d’al-Hadaba, ils sont désormais en résidence surveillée à Tripoli. Le sort actuel de ces hauts responsables du régime de Mouammar Kadhafi laisse présager un changement semblable à celui qu'a vécu Saif al-Islam Kadhafi, avant sa libération.
Selon nos sources, il s'agit de cinq hauts dignitaires de l’ancien régime libyen : Abdallah al-Senoussi, Abou Zaid Dourda, tous deux chefs des renseignements extérieurs de l'ancien régime, Abdallah Mansour, ancien chef des renseignements intérieurs, Al Baghdadi al-Mahmoudi, ancien Premier ministre et Saadi, troisième fils du colonel Kadhafi.

Ils sont regroupés depuis fin mai dernier dans un lieu tenu secret. Une villa sous haute surveillance, où leurs conditions de vie ont totalement changé. Dans la prison d'al-Hadaba où ils sont restés plusieurs années, ils ont été torturés et privés de promenades. Nos sources assurent qu’aujourd’hui « tout est meilleur, le traitement, la nourriture, des télévisions... » Ils ont même des installations médicales.

Cependant, leurs familles et leurs avocats sont inquiets car ils sont sans nouvelles. Ni le procureur général de Tripoli ni le ministère de la Justice ne répondent à leurs demandes. Ils remplissent systématiquement les formulaires pour visiter les détenus, mais sans succès. Le procureur général de Tripoli dit ne pas savoir le lieu de détention depuis l'attaque de la prison al-Hadaba le 26 mai 2017.

Les autorités disent ignorer le lieu de détention

Depuis plusieurs mois, al-Onoud, fille d'Abdallah al-Senoussi, chef du renseignement du colonel Kadhafi, demande au procureur général de Tripoli de voir son père. Les tribus du sud, d’où est originaire al-Senoussi, demandent également des explications au gouvernement sans jamais les obtenir. « Le procureur général de Tripoli nous a informés qu'il ne connaissait pas le lieu de détention de mon père » déclare la fille al-Senoussi à la presse locale.

Lire sur: http://www.rfi.fr/afrique/20180329-info-rfi-5-anciens-dignitaires-libyen...

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