Lundi 20 Novembre 2017

Liberia: trois jours de réunion pour renforcer la sécurité en Afrique de l'Ouest

Liberia: trois jours de réunion pour renforcer la sécurité en Afrique de l'Ouest
(AFP 06/09/17)
Le chef d'état-major des Forces armées du Liberia, le général Daniel Ziankahn.

Les chefs d'état-major des 16 pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) ont entamé mercredi à Monrovia trois jours de discussions visant à renforcer la sécurité dans cette zone confrontée à des violences électorales, au terrorisme ou à la piraterie.

La 37e réunion du Comité des chefs d'état-major de la Cédéao est la première à se tenir au Liberia depuis la fin de la sanglante guerre civile qui y a fait 250.000 morts entre 1989 et 2003.

"Notre rencontre se tient alors que la sécurité collective et la stabilité dans notre région sont menacées par le terrorisme, la piraterie en mer, les enlèvements, le crime organisé transfrontalier ou encore la prolifération des armes", a déclaré lors d'une cérémonie d'ouverture la commissaire aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité de la Cédéao, Halima Ahmed.

"Malgré des progrès dans presque tous nos pays pour conforter la démocratie, nous assistons à des violences électorales", a-t-elle ajouté.

"En outre, nous faisons face à toujours plus de catastrophe naturelle, dues notamment au changement climatique", a également relevé Mme Ahmed.

En Sierra Leone, pays voisin du Liberia, des inondations catastrophiques ont fait quelque 500 morts et plus de 800 disparus le 14 août et, à six mois des élections présidentielle et législatives, des ONG s'inquiètent de la détérioration du climat politique après notamment l'incendie du quartier général d'un parti d'opposition.

"Les leçons tirée de notre déploiement au Mali et en Guinée Bissau nous appellent à revoir notre doctrine pour faire face aux dangers émergents dans la sous-région", a pour sa part estimé le chef d'état-major des Forces armées du Liberia, le général Daniel Ziankahn.

"Le principal défi à relever concerne l'interopérabilité entre les militaires, la police et les composantes civiles", a-t-il estimé.

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