Mercredi 18 Octobre 2017

Élections au Liberia: la présidente Sirleaf fera campagne pour les femmes candidates

Élections au Liberia: la présidente Sirleaf fera campagne pour les femmes candidates
(AFP 02/08/17)
La présidente sortante du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf.

La présidente sortante du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef de l'Etat en Afrique, a annoncé qu'elle ferait activement campagne pour les femmes en course pour les scrutins présidentiel et législatif du 10 octobre, selon un communiqué.

Mme Sirleaf, 78 ans, élue en 2005, puis réélue en 2011 après avoir obtenu le Prix Nobel de la Paix, atteinte par la limite de deux mandats, a fait cette déclaration mardi, lors d'une réunion sur la représentation des femmes aux fonctions électives, selon un communiqué de la présidence.

Une seule femme, l'ex-mannequin MacDella Cooper, figure parmi les 20 candidats qui briguent officiellement sa succession depuis lundi, bien que six autres figurent sur des "tickets" comme aspirantes à la vice-présidence. Parmi les candidats à l'Assemblée nationale, seules 15,9% sont des femmes, selon la Commission électorale nationale.

"Je ferai partout campagne à ma modeste échelle pour les femmes" candidates à ces deux scrutins simultanés, a dit Mme Sirleaf, expliquant vouloir payer sa dette aux femmes qui ont massivement voté pour elle en 2005 et en 2011.

Elle a annoncé son soutien à son vice-président, Joseph Boakai, candidat à la magistrature suprême investi par le parti présidentiel, mais n'a pas précisé si elle participerait à sa campagne.

Un des principaux rivaux de M. Boakai devrait être la légende du football et sénateur George Weah, battu par Mme Sirleaf en 2005, puis de nouveau en 2011 comme candidat à la vice-présidence, qui se présente sur un ticket avec la sénatrice Jewel Taylor, ex-épouse de l'ancien président (1997-2003) Charles Taylor.

En décembre, la présidente sortante avait déjà exhorté ses concitoyennes à se présenter aux prochaines élections, en particulier aux législatives, jugeant peu probable que l'une d'entre elles lui succède à la tête de l'Etat.

"Nous n'allons probablement pas obtenir une femme à la présidence cette fois-ci, mais nous devons noyauter le Parlement", avait lancé Mme Sirleaf.

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