Vendredi 15 Décembre 2017

Au Liberia, le bilan plombé d’Ellen Johnson Sirleaf

Au Liberia, le bilan plombé d’Ellen Johnson Sirleaf
(Le Monde 09/10/17)
Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Libéria

Douze ans après l’espoir suscité par l’élection de la première femme à la tête d’un Etat africain, la corruption continue de gangrener le système politique. Sous le coup d’une émotion sincère que le trop plein d’alcool ingurgité dès le matin rend incontrôlable, Isobe W. Gborkorkollie verse des larmes qui ruissellent sur son visage déjà inondé par une pluie torrentielle. « Ellen [Johnson Sirleaf] nous a trahis alors que nous nous sommes battus pour elle pendant des années ! », lâche le chef du People’s Unification Party (PUP). Jusque dans les rangs de ses partisans, la déception domine à l’heure du bilan après les douze années de pouvoir exercé par la première femme élue présidente sur le continent africain.

A son crédit, Ellen Johnson Sirleaf, 79 ans, n’aura pas tenté de tripatouiller la Constitution pour briguer un nouveau mandat. Mardi 10 octobre, elle ne figurera donc pas sur la liste des vingt candidats qui s’affronteront au premier tour de l’élection présidentielle au Liberia. Le résultat, incertain, signifiera nécessairement une alternance, y compris générationnelle, à la tête de ce petit pays d’Afrique de l’Ouest peuplé de 4,5 millions d’habitants sortis brisés en 2003 de quatorze années de guerre civile. « Après avoir soulevé tant d’espoir, elle est devenue très impopulaire. C’est parce qu’elle a annoncé assez tôt qu’elle ne se présentera pas que la rue est restée calme », analyse un diplomate étranger.

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